I-   Question

Comment justifiez-vous que ces textes appartiennent à la poésie ? Montrez qu'ils sont tous construits selon une progression comparable.

Les références aux textes se feront comme suit : une lettre pour désigner le texte et un chiffre pour la ligne du texte en question : C, 14 = Rimbaud, Aube, ligne 14

Tous les textes réunis appartiennent au genre poétique mais aucun n'est en vers. Tou sont en prose. Le caractère poétique vient notamment des nombreuses figures qui sont utilisées : comparaisons et métaphores sont très représentées.

Un langage poétique est largement déployé : « nuées » (A, 4), des « ciels » (B, 1), « l'aube », C,1). Chaque poème évoque un paysage ou un objet comparable à un paysage (le pain comparé à une vallée). La présence de l'eau, de la montagne, de la forêt rappelle les topoï des Romantiques. La musique également est omniprésente : « concerts seigneuriaux » (B8), la « chanterelle de mon luth » ( A7), « clochers » (C 10). Les sens semblent aiguisés (vue, ouïe, goût).

Tous enfin adoptent une progression comparable : une rêverie (songe, délire…) du poète, souvent présent en personne, l'entraîne dans un monde imaginaire (magiciens, déesses, compagnon de fortune…) où il prend conscience de la brièveté de la vie et s'emplit de nostalgie. La fin de ces différents poèmes est fortement connotée : avec la fin du poème vient la fin des choses, le retour douloureux à la réalité : « les girouettes se rouillèrent » (A15),  « anéantit cette comédie »( B9), « au réveil » (C14), « un dernier débris l'entraîna lui-même » ( D20) et enfin « brisons-la » (E12).

II- Sujets à traiter

1)     Commentaire du texte de Michaux

Voici une suggestion de plan :

A)    Une construction paradoxale : le délire comme moteur d'une narration (= montrer que le poète est en proie à une forte fièvre et qu'il croit se déplacer quand en réalité ce n'est que délire. Pourtant cette fièvre lui fait raconter une narration par étape, construite : depuis, mais, un murmure vint de droite, et , alors…)

B)     L'image du double :

-       délire provoqué par la fièvre

-       dédoublement du poète qui croit se déplacer

-       dédoublement du poète sur la jetée : « comme moi »

-       allusion à la Nuit de Décembre de Musset.

C)    Nostalgie et Regrets : faire le bilan de son existence

-       prise de conscience de la vieillesse

-       retour sur le passé

-       déception malgré les apparences

-       mort

2)     Invention :

Ecrire à un éditeur pour le convaincre de publier mon recueil de poèmes en vers ou prose dont la particularité réside dans la large place qu'il fait au rêve et à l'imagination.

Les présupposés :

-         lettre

-         à but persuasif

-         convaincre de la nécessité pour les lecteurs contemporains de l'imaginaire et de la puissance de la rêverie.

-         Je suis poète : me trouver un nom et en trouver un à mon recueil, m'inventer des influences

Editions Gallamird-poésie

9 rue Aloysius  Bertrand

75006 Paris

Monsieur,

Attentif aux besoins d'évasion de notre époque, j'ai eu à cœur durant quelques mois d'aller sur les chemins de la pensée et de rassembler dans un recueil tout ce que mon imaginaire pouvait contenir de poésie.

Les poèmes en prose, dont je vous livre copie, m'ont tous été suggérés par les hommes et les femmes que j'ai rencontrés ces derniers temps, en proie à une vie de divertissements destinée à leur faire oublier leur condition. Tous se sont réjouis de prendre le temps de lire ces quelques moments de pause poétique. Tous ont convenu que la poésie restait le seul domaine dans lequel ils pouvaient laisser leurs rêves se déployer.

Si les hommes et les femmes d'aujourd'hui peuvent encore s'évader par la pensée, n'est-il pas urgent de leur en donner la possibilité ? La poésie semble être pour beaucoup la seule démarche possible pour échapper à un quotidien trop lourd de conséquences. Ma poésie est légère, onirique et prétend même avoir quelques vertus thérapeutiques. Les médecins de l'âme sont les seuls qui peuvent encore sauver les individus. Parmi eux figurent les poètes. La prose est accessible à tous parce qu'elle suggère plus qu'elle n'impose. Chacun y voit donc ce qui lui est utile de voir.

Telles sont les raisons qui me poussent à solliciter votre attention. Lisez, Monsieur, imprégnez-vous de l'imaginaire d'un humble poète et offrez aux gens la possibilité de jouir du même plaisir.

En attendant de vous rencontrer, je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

CL, membre des Nouveaux Poètes.

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Mathieu

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