Introduction

- Œuvre : Un Roi sans divertissement

- Genre : Roman

- Auteur : Jean Giono

- Mouvement littéraire : Réalisme

- Date : 1947 (époque contemporaine)

- Contexte : Après-guerre, la place des femmes a pris une plus grande place au sein de la famille et la société

- Thème : Portrait d’une figure maternelle. Fête familiale.

- Registre : Eloge

Problématique :En quoi ce portrait fait-il l’éloge de Mme Tim ?

Plan

I] Un cadre appartenant au Réalisme

          A] Sur le plan social

- Thème de la famille : « ainée, ménages, enfants, derniers-nés ». Thème de la généalogie : « petit fils de, petite fille de ». Terme « grand-mère » pour qualifier Mme Tim.

- Mixité des catégories socio-professionnelles : « femme de châtelain, nourrisse, laquais, domestique ». Richesse de Mme Tim : « les grands combles du château ».

          B] Sur le plan scientifique

- Informations temporelles : « automne »

- Informations spatiales avec de nombreux éléments topographiques : « St-Beaudille, Mens » et localisation précise entre parenthèse.

- Présence de la nature (faune et flore) : « mulets, lièvre, colline, buis ».

- Eléments météorologiques : « pluie, tonnerre ».

          C] Sur le plan narratif

- Actions ordinaires : « jeu, chasse, promenade ».

- Et en mouvement avec parallélismes « monter et descendre », structure « plisser / déplisser », et champ lexical du mouvement « courses, sauts, pas ».

- Description progressif avec zoom : en premier la ville puis l’intimité de la famille.

Transition :Eléments précédemment cités pour davantage transfigurer Mme Tim dans une dimension extraordinaire et donner de la véracité à ses propos.

II] Un portrait extraordinaire

          A] Un narrateur fasciné

- Sa position : focalisation interne avec champ lexical de la perception « voir, regarder » et subjectivité avec hyperbole « abondamment, n’en plus finir, giclaient, énormes fonds » et exclamation à la fin « C’était à voir ».

- Ses sentiments : Admiration « on l’aurait toute voulue » et curiosité / obsession « se relevant sur la pointe des pieds ». (Voir jalousie envers les enfants).

          B] Un portrait original

- Description picturale avec terme « encadrée », avec le jeu des couleurs des vêtements (Mme est Tim est habillé sombrement pour contraster), la faune et les infos spatiales « derrière elle, en bas ».

- Parallélisme d'opposition entre Mme Tim valorisé et les autres dévalorisé. Les enfants sont indifférenciés avec de nombreux structure d'ensemble péjoratives : « ce petit monde, cuve, cargaison ». Déshumanisation et animalisation : « ramasser, grappe, fourmillement ». Comparaison péjorative avec le bruit des enfants et le tonnerre = horrible.

          C] Une Mme Tim extraordinaire

- Similarité à une divinité : terme religieux « messager » et sa maison est en haut d’une colline comme les dieux grecs. Supériorité : les autres filles sont « en bas, autour ».

- Figure d’autorité : « ordre, tambour major (référence à la hiérarchie militaire) ». Pilier central : répétition « au milieu de cette cuve d’enfant » et « au milieu d’un en-cas ». Les nourrices sont « derrière elle » et Mme Tim est « encadré » par son personnel.

- Beauté fascinante : comparaison valorisante avec « statue ». Référence à sa féminité avec les vêtements : « robe de bure, corsage, jabot de linon ».

- Générosité et hospitalité mises en avant : « distribuer des gâteaux ».

Conclusion

Ce portrait fait l’éloge de Mme Tim puisque le narrateur présente une action et un cadre banals, caractérisés par de nombreux éléments réalistes, pour mieux transfigurer Mme Tim dans une dimension extraordinaire en dévalorisant ce qui l’entoure et en évoquant ces qualités maternelles.

 

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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