Voici une liste d'extraits utilisant différents points de vue : à vous de les reconnaître.

1/ Point de vue …............ :

L'homme élégant est descendu de la limousine, il fume une cigarette anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d'homme et aux chaussures d'or. Il vient vers elle lentement. C'est visible, il est intimidé. Il ne sourit pas. Tout d'abord, il lui offre une cigarette. Sa main tremble.

2/ Point de vue …............ :

Il se mit à étudier la position de la comtesse, et tomba dans une de ces méditations auxquelles se livrent les grands politiques en concevant leurs plans, en tâchant de deviner le secret de cabinets ennemis. Les avoués ne sont-ils pas en quelque sorte des hommes d'État, chargés des affaires privées ? Un coup d'œil jeté sur la situation de monsieur le comte Ferraud et de sa femme est ici nécessaire pour faire comprendre le génie de l'avoué.Balzac, Le colonel Chabert

3/ Point de vue …............ :

Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine à baguette bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et m'en souciais comme un guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez vous avec quatre millions.

Raymond Chandler, Le grand sommeil

4/ Point de vue …............ :

Des lettre de feu dansaient. (…) L'amie de Tranquillité les regardait, elle avait peur, et elle aussi était émerveillée. C'était vraiment de beaux papillons.

5/ Point de vue …............ :

Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait des cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu'il ne fut pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devaient le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.

Gustave Flaubert, Madame Bovary

6/ Point de vue …............ :

Elle était grande et bien faite, selon de généreux critères sa carnation devait posséder la saveur de la crème fraiche qu'elle évoquait, et sa bouche enfantine la saveur des fraises. Sous la masse de ses cheveux couleur de nuit, enroulés en vagues suaves, ses yeux verts brillaient, immobiles comme ceux des statues et, comme eux, un peu cruels. Elle avançait lentement en faisant onduler son ample jupe blanche. Toute sa personne exprimait le calme invincible de la femme sûre de sa beauté. Ce n'est que plusieurs mois après qu'on l'apprit : au moment de son entrée victorieuse, elle avait été sur le point de s'évanouir d'anxiété.

Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard

7/ Point de vue …............ :

L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelotant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. U petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte ; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.

Emile Zola, Germinal

8/ Point de vue …............ :

Une jeune dame vient de sortir de sa petite et coquette maison dont la porte est sur la Croisette. Elle s'arrête un instant à regarder les promeneurs, sourit et gagne, dans une allure accablée, un banc vide en face de la mer.

Guy de Maupassant, Première Neige

9/ Point de vue …............ :

A un bout du bâtiment, l'avocat ouvrit une porte. A l'autre, Thérèse, dans un couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l'aspira. Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir.

F.Mauriac, Thérèse Desqueyroux

10/ Point de vue …............ :

Cependant, elle, qui croyait bien connaître Jacques, s'étonnait. Il avait sa tête ronde de beau garçon, ses cheveux frisés, ses moustaches très noires, ses yeux bruns diamantés d'or, mais sa mâchoire inférieure avançait tellement, dans une sorte de coup de gueule, qu'il s'en trouvait défiguré.

Emile Zola, La Bête humaine

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Agathe

Professeur de langues dans le secondaire, je partage avec vous mes cours de linguistique !

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