Une figure de style sert à rendre plus expressif un énoncé, grâce à une utilisation particulière du lexique ou de la syntaxe.

1°) Les figures d'analogie ou de ressemblance

  La comparaison rapproche deux éléments, nommés comparé et comparant, à l'aide d'un outil comparatif: "comme","pareil à", "ressembler"... Le comparé et le comparant doivent posséder au moins une caractéristique commune. (ex: "et le vers rongera ta peau comme un remords." Baudelaire)

  La métaphore rapproche deux réalités, mais sans outil de comparaison. Parfois, le comparé est passé sous silence. (ex: "l'or du soir qui tombe." Hugo). L'or du soir est le comparant. Le comparé, la lumière du soleil couchant, est absent.

  La personnification prête des caractéristiques humaines à quelque chose qui ne l'est pas. (ex: Rome à ne vous plus voir m'a t'elle condamnée? Racine).

2°) Les figures de substitution

  La périphrase remplace un mot par une expression plus développée. Elle permet d'éviter une répétition, et attire l'attention sur une qualité. (ex: "Le roi des animaux" désigne "le lion").

  La métonymie désigne une chose par un terme qui lui est proche. Elle peut désigner le contenant pour le contenu (ex: "finis ton assiette" pour "finis ce qui est dans ton assiette".), le lieu pour la personne ("les déclarations de l'Elysée" pour "les déclaration du président"), etc...

  L'antiphrase remplace une idée par son contraire, sans laisser le moindre doute sur le sens réel de la phrase. Figure de l'ironie, elle introduit une certaine complicité entre l'émetteur et le récepteur. (ex: "ah ! c'est du propre ! ).

3°) Les figures d'opposition

  L'antithèse met en relation deux mots de sens opposés, de manière à souligner le contraste. (ex: "cette clarté obscure").

  L'oxymore oppose deux termes qui sont dépendants grammaticalement dans la phrase. (ex: "un affreux soleil noir d'où rayonne la nuit".) : l'adjectif "noir" dépend grammaticalement du nom "soleil".

  Le chiasme fait se suivre deux expressions contenant les mêmes éléments, mais dans la deuxième expression l'ordre est inversé (A-B/B-A). La symétrie sert souvent à renforcer l'opposition entre les réalités A et B. (ex: "il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger").

4°) Les figures d'insistance

  Le parallélisme répète la même construction plusieurs fois, afin de souligner une ressemblance ou une opposition. (ex: "Ce coeur qui haïssait la guerre voilà qu'il bat pour le combat de la bataille!/ Ce coeur qui ne battait qu'au rythme des marées [...] voilà qu'il se gonfle [...] Desnos).

  L'anaphore reprend le même mot ou la même expression en tête de phrase, de vers ou de paragraphe. (ex: "Plus je te vois, plus je t'endends, plus je t'aime")

  L'énumération présente une succession de termes, qui vont en s'intensifiant. L e rythme s'accélère, et peut preoduire un effet de grossissement. (ex: "Va, cours, vole et nous venge !" Corneille).

5°) Les figures d'atténuation ou d'exagération

  L'euphémisme sert à atténuer une réalité, jugée souvent trop brutale ou trop désagréable. (ex: "Elle nous a quittée" pou "Elle est morte").

  La litote est utilisée pour dire moins, mais de manière à suggérer plus. (ex: "Ce film est pas mal" pour "C'est un assez bon film").

  L'hyperbole permet d'exagérer une situation, en employant des termes trop forts. (ex:"Il est mort de rire").

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Agathe

Professeur de langues dans le secondaire, je partage avec vous mes cours de linguistique !

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