La renaissance d'un théâtre profane

Au Moyen Âge, le cas très d'abord religieux. Le jeu (le mot signifie drame), le miracle (termes employés lorsque le sujet du drame est emprunté à la vie des saints), le mystère (pièces beaucoup plus étendues que le miracle, qui représentent la totalité de la vie d'un saint ou met en scène l'histoire de Jésus-Christ et, au-delà, l'histoire de l'humanité en quête de son salut)sans des formes théâtrales qui n'ont pas d'autre but que d'illustrer le culte pendant les offices de Noël, de l'épiphanie et de Pâques.

Un peu, pour plaire aux spectateurs, on introduit dans ses représentations sacrées des intermèdes comiques. Une séparation sont alors : ces scènes comiques deviennent des comédies à part entières et se constitue en un genre indépendant. La sotie, le serment joyeux, la moralité, la farce sont les différentes formes que revêt le genre comique. Les hommes de la renaissance délaissent le théâtre médiéval pour se tourner vers le théâtre antique afin de refonder le genre dramatique.

La comédie

La première génération d'humaniste produit des comédies n'est bâtie sur le modèle des comédies d'auteurs de l'Antiquité latine : celles de Plaute (-254 –  -184), où domine le style de la farce et surtout de Térence (-190 – -159), qui ordre déjà des subtilités psychologiques. En 1552, Jodelle donne à la première comédie Française : Eugène. Environ 20 ans plus tard, la seconde génération d'humaniste limite la comédie italienne, qui est une comédie antique déjà adaptée. Pierre Larivey (1540 – 1612), qui publie en 1579 les esprits, peut être considéré comme le véritable inventeur de la comédie en France.

La comédie de la renaissance, sur un moderne titilla déjà été revu et corrigé par la comédie italienne, présente les caractéristiques suivantes :

–        elle est en cinq actes ;

–        elle est toujours précédée d'un prologue qui permet aux auteurs soit d'annoncer le sujet, soit de préciser leur conception de la comédie ;

–        l'intrigue est constituée par les amours de deux jeunes gens contrariés par des obstacles, souvent familiaux ;

–        les péripéties sont nombreuses : déguisements, quiproquos, enlèvements, etc. ;

–        les personnages sont soit masqués et burlesques, soit non masqués et sentimentaux ;

–        le vers qu'employait la comédie quantique est souvent abandonné en faveur de la prose.

Et la comédie de la renaissance reste un divertissement des lettrés qui ne parvient pas à dépasser les frontières de la cour des collèges où elle est jouée.

La tragédie

Au collège de Coqueret, les futurs membres de la pléiade s'initient à la langue et à la littérature grecque. Ils découvrent les tragiques Sophocle (-496 – -406) et Euripide (-480 – -406). Cependant, l'influence du latin Sénèque (- 4 av J-C – 65 apr. J-C) modifie l'apport grec. Par ailleurs, ils lisent et relisent Horace (-65 – -8), poète latin et auteur d'un art poétique et Donat, grammairien du Ive siècle, traducteur de l'art poétique d'Horace.

S'amorce ainsi une véritable réflexion théorique sur la tragédie, menée par des humanistes comme l'italien Scaliger et français de la taille et surtout pelletier du Mans, qui vise à définir le genre tragique. Pour ce dernier, la tragédie doit nécessairement comporter cinq actes ; les personnages sont des rois, des princes et des grands seigneurs ; la fin est toujours funeste ; un chœur, qui est présente sur scène mais ne s'adresse pas au public, commente l'action. L'antiquité grecque et latine, la Bible et l'histoire sont les sources où les dramaturges puisent leurs sujets.

En 1552 et jouer Cléopâtre captive, de Jodelle, membre de la pléiade, qui marque l'événement de la tragédie en France. Le choix d'un sujet historique annonce de la tragédie du XVIIe siècle. Le succès est vif parmi les érudits et les lettrés. Garnier (1545 – 1590) est un autre dramaturge talentueux qui, en 1583, écrit les juives, pièce qui témoigne d'un art maîtrisé.

Le théâtre édifiant

Au Moyen Âge, le théâtre est utilisé par l'église à des fins didactiques. Les fidèles ne sachant pas lire, c'est une manière de mettre la Bible à leur porter. Au XVIe siècle, animé du même souci d'instruire leurs fidèles, les protestants utilisent le théâtre eux aussi, mais d'une façon à ne différentes. Il ne s'agit pas seulement de mettre en scène un épisode tiré de la Bible. Dans le tac, les membres de l'église réformée doivent élire leurs trois histoires. Ce moment de théâtre est avant tout, pour eux, une occasion de méditer sur la place et le rôle du groupe aurait formé dans les descentes de Dieu. Abraham sacrifiant, écrit en 1549 par Théodore de Bèze, humaniste protestant, est représentatif de ce type de théâtre.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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