Je m’appelle Julien, je suis âgé de 14 ans, je suis de taille moyenne et j’ai une carrure peu imposante. J’appartiens à une famille modeste du conté de Noiresac. Mon père est le serviteur le plus fidèle et le cousin du roi Quivetout, ce qui lui permet à lui et à sa famille de vivre dans l’enceinte du château, mais il préfère gagner sa vie grâce à l’agriculture qui est son second métier. J’ai un frère qui s’appelle Marc, ce grand homme (c’est le nom que je lui ai donné) passe son temps dans sa forge avec trois hommes bien charpentés, qui travaillent sous ses ordres. Du haut de ses vingt cinq ans et de son mètre quatre vingt seize, il ne peut qu’impressionner la première fois qu’on le voit avec ses gros biceps et ses mollets qui mesurent trois fois les miens. Il est marié à Anna, la fille de l’ancien forgeron du village, et ils ont une petite fille qui a un an et demi et qui se prénomme Marie.

Tout était paisible en ce mois de mai, les oiseaux chantaient, les lapins et autres animaux gambadaient dans les champs cultivés par mon père. Mes cousins jouaient dans la cour de la ferme. Mon père en discussion au château ne se pressait pas de venir manger. Midi un quart, et toujours personne, pour m’occuper je mis la table en écoutant ma mère chanter dans la cour, elle étendait le linge sur un fil rouillé situé au centre de l’allée menant au jardin. Midi et demi, et toujours personne, cela n’était guère dans ses habitudes, je pris la décision d’alarmer ma mère. Je sortis dans la cour, plus un bruit « bizarre pensais-je ! puis une main se posa sur mon épaule et j’entendis :

- Tu cherches quelque chose, Julien ? C’était ma mère.

- Oui je te cherche ! Tu ne trouves pas bizarre que papa ne soit pas encore rentré ?

- Je suis comme toi, je remarque son retard ! Peux-tu aller voir au château ? Afin de ne pas laisser la ferme sans surveillance.

- Oui ! J’allais te le proposer.

- Va ! Alors ne perd pas de temps en chemin, car si dans une heure tu n’es pas revenu, je préviens le roi de votre disparition.

Je me mis en route sans me faire prier, sur les sentiers du domaine. Il faisait beau, les pies piaillaient inlassablement dans les chênes qui bordaient mon chemin.

Sans prévenir, des brigands bien mal vêtus surgirent de nulle part. Mon cheval prit peur, se cabra et laissa son cavalier en bien mauvaise posture.

- Qui es-tu ? Cria le plus grand des brigands.

- Je suis Julien de Noiresac, fils d’Arthur cousin du roi, répondis-je sans réfléchir à la conséquence de cette présentation.

- C’est celui que l’on cherche ! Chuchota le voleur à la droite de la personne qui semblait être le chef de la bande.

Je me débattis sans succès, je reçu un coup sur la tête puis ne vit plus rien.

Quand je me réveillai, j’étais ligoté dans à peine cinq mètre carré, aéré par une petite fenêtre en bois qui était dans un piteux état. Je me trouvais dans une partie éclairée par le soleil de la mi-journée. Je vis une main ensanglantée, ne pouvant voir le reste du corps, je me décalai vers la droite afin de voir l’autre occupant de la cellule.

- Papa, dis-je faiblement et avec espoir.

Un léger cri se fit entendre, apparemment l’occupant de la pièce sombre était endormi.

- Julien ? Dit une voix caillouteuse

- Oui, est-ce toi, père ?

- Comme tu peux le voir je ne suis pas présentable

- Non, je ne peux pas te voir, tu es dans un coin d’ombre.

Mon père se décala à son tour et je pus voir son visage rouge de sang, et ses yeux, habituellement clairs, étaient pleins de sang, eux aussi.

- Ah ! M’écriais-je, que t’ont t’ils fait ?

- C’est une longue histoire, fils !

- Raconte ! Je ne peux pas rester plus longtemps sans explications.

- Tout d’abord, je ne sais plus si je t’ai raconté mes mésaventures avec le roi ces dernières années, en voilà l’histoire :

Il y a 15 ans de cela j’ai dérobé un objet de très grande valeur aux yeux du roi, mais je peux te dire que cela ne m’intéressait pas du tout, au contraire, je voulais m’en débarrasser, mais le roi voulait que je le cache dans un endroit où personne ne pouvait le trouver et dont je suis le seul à savoir où il se trouve.

- Et quel est cet objet tant convoité ?

- Un simple diadème qui aurait appartenu à la reine de France il y a des années de cela. A entendre le roi, on pourrait croire que c’est un objet miraculeux, il est presque obsédé par celui-ci, jamais je n’aurais cru avoir un cousin aussi bête. Aujourd’hui quelqu’un le cherche. Pour le compte de qui ? J’ai mon idée mais je ne suis pas sure !

- A qui penses-tu ?

- Lors de ma capture je les ai vus, et l’on aurait dit des bébés autour de leur mère, des vrais soumis. J’ai même reconnu mon ancien copain Quivoltout qui est je pense, au centre de l’histoire et je crois même que c’est lui qui veut ce maudit diadème. Déjà, lors de ma quête pour le roi, il voulait prendre ma place, je ne sais pas ce qu’il a promis à ces brigands. Mais si on arrive à sortir de là, je te promets qu’il n’est pas près de remettre le nez dehors avec la condamnation qu’on va lui mettre sur le dos à lui et à ses complices.

Je repensai à ce que m’avait dit maman avant de partir et je préférai l’annoncer à mon père.

- Je crois que si on ne fait rien, maman va bientôt nous rejoindre, et je souhaite qu’elle ne te voie pas dans cet état.

- Tu as l’air motivé, alors dans ce cas je crois que tu as dans ta poche le couteau que je t’ai offert l’année dernière ?

- Je ne le quitte jamais ! lui dis-je, content de moi, crois-tu que tu pourras l’attraper ?

- J’ai l’air aussi faible que ça ? déclara-il avec un petit sourire.

Il détacha mes liens puis les siens. Une fois un plan établi, on se mit chacun en place et je frappai à la porte avec mes pieds car avec les mains cela aurait pu éveiller des soupçons. Quelqu’un ouvrit, pendant une fraction de seconde je ne pus y croire mais un homme à la carrure imposante était devant moi, à sa main gauche il avait une ficelle et à sa main droite un couteau de taille moyenne avec une lame toute rouge, je pensai tout de suite que c’était du sang, espérant que la prochaine couche de sang qui se déposera sur celui-ci ne serait pas la mienne. L’homme leva le couteau, pour, non pas ensuite l’abattre sur moi, mais pour enlever la cagoule qu’il avait sur la tête. Une grosse voix s’éleva une fois que la cagoule fut à moitié enlevée.

- C’est comme ça que l’on dit bonjour à son grand frère ? Je dévisageai mon frère.

- Mais comment as tu fais pour … commença mon père

- Plus tard père, d’abord sortons de cette maudite demeure avant de nous faire remarquer. Il rangea son couteau dans son étui pour prendre notre père sur ses épaules.

En sortant dans le couloir je vis des dizaines de portes fermées. En voyant mon visage ébahis mon frère me félicita d’avoir frappé à la porte sinon il aurait dû toutes les ouvrir.

Nous descendîmes les escaliers avec précaution car nous savions qu’à chaque virage nous pouvions nous retrouver nez à nez avec un garde. Arrivés dans la cour, nous prîmes deux chevaux, un pour moi et un autre pour mon frère et mon père. Mon père regardait un homme avec une fureur noire et je cru reconnaitre son ancien copain Quivoltout. Lors de notre arrivés au château, le Roi nous accueillit, fit envoyer une immense troupe d’hommes sur les lieux. Les arrestations se firent en douceur, l’homme du premier étage était blessé à la cuisse et avait perdu deux doigts. A ce moment mon frère me dit que c’était celui qui lui avait donné le plus de mal dans la bataille et il m’expliqua aussi qu’il avait été emprisonné, lui aussi, mais son garde était tellement bête que le jour même il avait oublié de fermer la porte derrière lui et mon frère en avait profité.

Quivoltout et ses partisans furent emprisonnés à vie.

Je vécu heureux avec sa famille et eu beaucoup d’enfants.

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Agathe

Professeur de langues dans le secondaire, je partage avec vous mes cours de linguistique !

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