Questions

I- Une famille à la plage

1. Les enfants sont comparés à de la nourriture, plus précisément de la viande. Les mots « cuire », « rôtissent », « mijotent » appartiennent à ce champ lexical.

2.Les deux enfants jouent sur le sable. Jojo tient encore sa pelle à la main (« la pelle aux doigts » l. 8) quand il vient voir sa mère. On apprend après que la petite fille creusait un trou dans le sable (« elle fouit comme un ratier » l. 19).

3. a) La mère est en train de lire lorsque Jojo sollicite son attention.

b) La conséquence de cette activité est la mère n’est pas attentive à ce que font ses enfants (« oublie délicieusement ses deux gosses » l. 3)

4. a) Le verbe s’enivrer a dans ce paragraphe un sens figuré. C’est le roman qui est ici source d’ivresse et non l’alcool comme dans le sens premier.

b) le mot « hallucinés » est un adjectif qualificatif, participe passé du verbe halluciner. Dans cette phrase, il est épithète détachée du (ou apposé au) nom « yeux ».

c) la mère est comme saoule de lecture, elle vit dans un autre univers, loin de tout. C’est cet éloignement de la réalité qui explique l’adjectif « halluciné ».

II- L’action

1. Le dialogue entre la mère et l’enfant piétine. Les procédés utilisés pour le souligner sont les prises de parole du garçon seulement, les silences de la mère marqués par un tiret suivi des trois points de suspension, montrant que la question reste sans réponse et le questionnement répétitif du garçon : « Maman, dis donc, maman »

2. a) La réaction de la mère trahit sa panique, son effroi.

b) Cette réaction est soulignée grâce à deux procédés d’écriture : l’utilisation de phrases courtes, juxtaposées, qui accélèrent le rythme et les personnifications : ce sont les objets qui semblent agir « tombe, vole »

3. a) Nous pouvons remplacer l’adverbe alors par la conjonction de coordination « donc »

b) Le rapport logique exprimé est un rapport de conséquence.

c) Cela montre un sang-froid, un détachement de Jojo par rapport à la nouvelle apportée.

4. La mère reproche à son fils de mentir, d’inventer des histoires, de l’empêcher de lire et enfin d’être insensible à la disparition supposée de sa sœur.

5. a) De nombreuses marques de ponctuation sont utilisées dans cette phrase. Les points d’exclamation sont utilisés à deux reprises et la seconde est accentuée par le nombre de ces points. Puis la phrase se termine par un point d’interrogation. La ponctuation est donc nombreuse et variée.

b) Cela traduit l’indignation de la mère.

III-Une scène de comédie

1.Ce texte peut se rattacher au genre théâtral car il comporte de nombreux dialogues. De plus, l’histoire contient un coup de théâtre, typique du genre théâtral. Mais le texte relève aussi du genre narratif car de nombreux passages font la narration de la fiction, avec un point de vue omniscient.

2. a) La mère est comparée à une mouette et la fille à un ratier.

b) Ce sont deux comparaisons animalières.

3. La façon dont Jojo annonce la nouvelle à sa mère est comique car il ne semble pas pressé d’apprendre à sa mère que sa sœur s’est noyée. Il semble ne pas prendre conscience des conséquences de cette noyade supposée. Il a un air détaché qui ne convient pas à la scène et qui contraste avec l’attitude de panique de la mère.

IV. Pour conclure

La mère se conduit comme une « grande personne civilisée » à partir du moment où elle pense que sa fille s’est noyée. Elle s’inquiète et la cherche. Mais avant que Jojo ne lui apprenne la nouvelle, elle ne semblait pas se soucier du sort de ses enfants : seul la préoccupait son livre. En ce sens, on peut dire qu’elle ne se conduit pas de façon responsable. Par ailleurs, elle gronde l’enfant puis le menace de le priver de goûter alors qu’il aurait fallu lui expliquer ce qu’il n’a apparemment pas compris : les conséquences de la noyade.

Le fils lui n’est pas ce que l’on appelle un « petit enfant sauvage » car il sollicite sa mère, assez patiemment pour l’avertir et lui faire partager son inquiétude.

Réécriture

Passer tous les verbes aux temps du passé : respecter la concordance des temps du passé ; ne pas toucher aux dialogues, qui ne sont pas concernés puisqu’ils restent au présent d’énonciation.

« Beau temps. On avait mis les enfants à cuire ensemble sur la plage. Les uns rôtissaient sur le  sable sec, les autres mijotaient au bain-marie dans les flaques chaudes. La jeune maman, sous l’ombrelle de toile rayée, oubliait délicieusement ses deux gosses et s’enivrait, les joues chaudes d’un roman mystérieux, habillé comme elle de toile écrue…

-Maman !

- …

- Maman, dis donc, maman !...

Son gros petit garçon, patient et têtu, attendait, la pelle aux doigts, les joues sablées comme un gâteau…

- Maman, dis donc, maman…

Les yeux de la liseuse se levèrent enfin, hallucinés, et elle jeta dans un petit aboiement excédé :

-Quoi ? »

Rédaction

Alors que la mère se remet de ses émotions, arrive le père. Sa venue est attendue et la mère l’interpelle de loin :

-Ah, Pierre, sais-tu ce que ton fils vient de me dire ?

-Non, je l’ignore mais je suis sûr que vous allez tous les deux me le raconter.

- J’étais tranquillement en train de lire quand il m’a interrompue pour me dire que sa sœur s’était sûrement noyée.

-Ah ! mais comme va-t-elle ?

-Elle va bien, n’aie crainte mais ce petit garnement ne me l’a pas dit tout de suite. Il a pris un ton détaché, a attendu que je l’écoute pour parler. Ne crois-tu pas qu’il y avait urgence et qu’il aurait dû me le dire plus rapidement. Ton fils n’a aucun sens des responsabilités…

- Chérie, je crois que tu exagères et la faute te revient dans la mesure où tu aurais dû les surveiller plus attentivement, plutôt que de lire.

- Dès que je l’ai su je me suis précipitée et heureusement tout allait bien. Notre fille se prend pour un ratier et a fait un trou gigantesque dans le sable. Mais ce n’est pas le problème : ton fils n’a pas réalisé qu’il y avait urgence.

Jojo écoute la conversation avec la plus grande attention depuis que son père est arrivé. Mais il trouve la réaction de sa mère injuste et s’insurge devant son père.

- Mais maman, je t’ai appelée à plusieurs reprises et tu n’as pas réagi. Tu ne peux pas dire que je ne me sens pas responsable !

- C’est vrai chérie, le petit a raison.

- Ce n’est pas de ma faute, se défend la mère, j’étais prise dans ce roman et n’ai pas entendu le petit.

- Allons, finit le père, l’essentiel est qu’il y ait plus de peur que de mal. Désormais, je vais pouvoir veiller sur nos enfants et tu vas pouvoir lire tranquillement. Toi, fiston, retourne jouer avec ta sœur. Et s’il se passe le moindre problème, n’hésite pas à crier.

- Merci, papa ; désolée maman pour la frayeur que je t’ai causée.

Le fils dépose un baiser sur la joue de sa mère qui le sert fort dans ses bras.

-Joue bien mon petit garnement préféré.

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Mathieu

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