Roman écrit par Stendal, paru en deux volumes en mars 1839 puis refondu en 1842, soit peu avant la mort de Stendhal, suite à un article fameux de Balzac.

C'est une des œuvres majeures de Stendhal, celle qui lui donna la célébrité. L'œuvre sera, jusqu'au début du XXe siècle, totalement inconnue en dehors de quelques cercles d'esthètes, ou de personnalités visionnaires (Nietzsche).

L'action du roman commence à Mailan en 1796 et prétend se baser sur les confidences d'un lieutenant français dénommé Robert. Le Marquis Del Dongo, farouche réactionnaire, partisan de l'Autriche se voit forcé d'accueillir les soldats français vainqueurs, soldats dont fait partie le Robert en question. À mots couverts, le romancier suggère qu'une idylle aurait lieu entre Robert et la jeune marquise Del Dongo, idylle dont le fruit sera le jeune Fabrice. Celui-ci passera sa jeunesse dans la tourmente napoléonienne. Installé à Grianta sur le lac de Côme, avec toute sa famille, le jeune homme resserre les liens entre sa mère et sa tante, Gina Del Dongo, tandis que son père et son frère (ou plus exactement son demi-frère) s'abîment dans l'absolutisme. Apprenant que Napoléon s'est retiré à l'île d'Elbe, il décide de se mettre à son service.

Après moult pérégrinations romanesques, il parvient à Waterloo, le jour de la bataille, sans en comprendre grand-chose. Entre-temps la belle Gina, restée veuve, faisait la rencontre du comte Mosca, Premier ministre du prince de Parme, s'installait avec lui en cette dernière villégiature, et, par souci des convenances, épousait le duc de Sanseverina. De la sorte, Fabrice, chassé de la maison paternelle du fait de son engagement, rejoint-il sa tante à l'anachronique cour du tyranneau Parme. La carrière militaire lui étant fermée, il se tourne du côté des affaires ecclésiastiques et devient coadjuteur de l'archevêque (réminiscence du rouge et du noir…). Pour autant son naturel fougueux reprend le dessus, et le jeune coadjuteur s'implique dans nombres d'intrigues amoureuses. L'une d'entre elle le poussant à tuer l'acteur comique Giletti.

La cabale montée par les jaloux du comte Mosca et de la belle Gina se saisit de l'occasion. De vagues promesses d'immunités judiciaires sont faîtes à Fabrice, qui s'est enfuit. Promesses qu'il commet l'erreur de prendre au sérieux, et se retrouve emprisonné dans une forteresse, au sommet de la tour Farnèse. Bien que menacé de mort, il tire parti de son emprisonnement pour faire naître l'amour entre lui et Clélia Conti, fille du gouverneur de la prison (les deux jeunes gens communiquant par des moyens aussi ingénieux que variés). Avec l'aide de Clélia et celle de la Sanseverina, Fabrice parvient à s'évader. Mais la dose de laudanum administrée au gouverneur de la prison pour permettre l'évasion se révèle trop forte, et met celui-ci en danger de mort. Rongée par le remord, Clélia fait le vœu de suivre en tout point a volonté paternelle, pour peu que celui-ci survive. Aussi épouse-t-elle le riche marquis de Crescenzi. Entre-temps le prince de Parme décède officiellement d'une maladie. Un décès quelque peu "aidé" par le poison que lui a administré le révolutionnaire Ferrante Palla, envoyé par Gina.

Le successeur du prince défunt, Ernest-Ranuce V, est tout entier
sous le contrôle du comte Mosca. Mosca qui se sent désormais assez fort
pour ramener Gina et Fabrice à Parme. Fabrice ayant appris le mariage
de Clélia, se jette follement dans les bras de ses ennemis. S'ensuit
une longue série d'intrigues qui aboutissent au marché suivant :
le jeune roi accepte de libérer Fabrice à condition que la Sanseverina
lui accorde ses faveurs. Une fois le marché conclu et exécuté, Gina et
Mosca, qui vont se marier, quittent Parme, tandis que Fabrice devient
un célèbre prédicateur. Son amour pour Clélia est cependant toujours
vivant. Tous deux continuant de se voir ont d'ailleurs un enfant. Mais
le fruit de cet adultère décède rapidement, emmenant avec lui dans la
tombe une Clélia rongée par le remord. Désespéré, Fabrice, se retire en
une chartreuse où il meurt lui aussi bientôt.

Analyse

En ce qui concerne les rares défauts de l'œuvre, notons, selon l'avis commun, la fin, jugée expédiée, voire arbitraire. Les derniers amours de Clélia et de Fabrice manquent en effet de crédibilité. Sans doute ce défaut est-il caractéristique de Stendhal, qui éprouve des difficultés à finir ses ouvrages (on le retrouve dans le Rouge et le Noir, et dans nombre de pièces inachevées). Pour le reste, tout est digne d'éloge : les pages d'anthologies sur la bataille de Waterloo, le microcosme de la Cour de Parme, la profondeur des personnages… La plus grande caractéristique de la chartreuse étant la mise au service de l'aventure, omniprésente dans ce roman d'action, à un idéal poétique et littéraire.

Personnages (par ordre d'apparition)

Le lieutenant Robert
Le marquis Del Dongo
Gina del Dongo, la duchesse Sanseverina
La marquise Del Dongo
Fabrice del Dongo
Le frère de ce dernier
La cantitinière
Fabio Conti
Clélia Conti
Le comte Mosca
Ernest-Ranuce IV
L'acteur Gilotti
Falla, le conspirateur-poète
Ernest-Ranuce V

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Mathieu

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