Roman écrit par Alexandre Dumas fils, publié en 1848.

Il s'inspire d'un fait-divers réel : l'amour d'Agénor de Gramont
(1819-1880), duc de Guiche, futur ministre des Affaires étrangères de Napoléon
III, pour la courtisane Marie Duplessis.

Dans les faits, un oncle du jeune homme intervint pour
mettre un terme à cette liaison jugée scandaleuse. Agénor de Gramont fut envoyé
pour quelque temps à Londres, où il oublia Marie Duplessis. Celle-ci se maria
avec le comte Édouard de Perrégaux et mourut de phtisie en février 1847.

La Dame aux camélias est aussi un drame en cinq actes du
même Alexandre Dumas fils, représentée pour la première fois à Paris le 2
février 1852.

Résumé

La Dame aux camélias nous raconte une histoire
d'amour comme on en trouve souvent dans la littérature, entre une courtisane
atteinte de la tuberculose (Marguerite Gautier) et un jeune bourgeois (Armand
Duval). La narration de cette histoire d'amour est un récit dans le récit,
puisque Armand Duval narre son aventure au narrateur initial du roman.

Amoureux de Marguerite, Armand devient son amant et obtient
que Marguerite renonce à sa vie de courtisane pour habiter avec lui à la
campagne. L'idylle est rompue par le père d'Armand qui obtient que Marguerite
renonce à Armand, qui va croire jusqu'à la mort de Marguerite que celle-ci
l'avait trompé. La mort de Marguerite est décrite comme une agonie sans fin, où
Marguerite, abandonnée par tous, ne peut que regretter ce qui aurait pu être.

La passion outrepasse la raison, mais à la différence du
chevalier Des Grieux, autre amant livré aux affres d'un amour pour une
« courtisane dans l'âme » (dans "Manon Lescaut," ouvrage
auquel Dumas fait référence dans son propre roman), Armand aimera une femme
toute prête à lui sacrifier sa richesse et son train de vie.

Dumas s'attache à rendre Marguerite sympathique et presque
vertueuse malgré son passé. Alliance illégitime, cet amour touche le lecteur
qui ne peut rester insensible à la souffrance réciproque des deux amants,
contraints à se ranger du côté de la norme.

Le roman est surtout marquant par le portrait saisissant
qu'il fait de cette vie parisienne mondaine du 19e, et du caractère fragile et
éphémère du monde des courtisanes.

Œuvre autobiographique

Pour son roman, Alexandre Dumas s'inspire de ses propres
relations avec la demi-mondaine Marie Duplessis. Mis en pension très jeune, il
vit très mal son statut d'enfant "bâtard" comme il le dit lui même,
et lorsqu'il rencontre Marie Duplessis en 1844, elle lui apporte la stabilité
dont il a besoin. Elle devient sa maîtresse et le sujet de son roman.

Ce que disait Dumas à propos de son roman

"N'ayant pas encore l'âge où l'on invente, je me
contente de raconter."

" J'engage donc le lecteur à être convaincu de la
réalité de cette histoire dont tous les personnages, à l'exception de
l'héroïne, vivent encore"

"D'ailleurs, il y a à Paris, des témoins de la plupart
des faits que je recueille ici, et qui pourraient les confirmer, si mon
témoignage ne suffisait pas. Par une circonstance particulière, seul je pouvais
les écrire, car seul, j'ai été le confident des derniers détails, sans
lesquels, il eût été impossible de faire un récit intéressant et complet."

"Je ne tire pas de ce récit la conclusion que toutes
les filles comme Marguerite sont capables de faire ce qu'elle a fait. Loin de
là, mais j'ai connaissance qu'une d'elles avait éprouvé dans sa vie un amour
sérieux, qu'elle en avait souffert et qu'elle en était morte. J'ai raconté au
lecteur ce que j'avais appris. C'était un devoir.

"La personne qui m'a servi de modèle pour l'héroïne de
la Dame aux camélias se nommait Alphonsine Plessis, dont elle avait composé le
nom plus euphonique et plus relevé de Marie Duplessis. Elle était grande, très
mince, noire de cheveux, rose et blanche de visage. Elle avait la tête petite,
de longs yeux d'émail comme une Japonaise, mais vifs et fins, les lèvres du
rouge des cerises, les plus belles dents du monde; on eut dit une figurine de
Saxe. En 1844, lorsque je la vis pour la première fois, elle s'épanouissait dans
toute son opulence et sa beauté. Elle mourut en 1847, d'une maladie de
poitrine, à l'âge de vingt-trois ans."

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Mathieu

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