Roman écrit par Marivaux en 1735.

Première partie

« C'est une erreur, au reste, que de penser qu'une obscure naissance vous avilisse, quand c'est vous-même qui l'avouez, et que c'est de vous qu'on la sait. »

« Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance. »

Réflexion sur la réaction des gens face à une naissance obscure.

Il tient à s'amuser en racontant sa vie, il ne veut pas dire son nom.

Son père, grand producteur de vin. Il a un frère et une sœur. Il s'occupe de son frère quand celui-ci est ruiné à cause de sa femme, il reconnaît même ses deux fils qui traiteront plus tard leur père avec ingratitude.

« Il faut qu'on s'accoutume de bonheur à mes digressions »

Il succède à son frère pour conduire le vin chez les maîtres, où il y est tout de suite aimé. La maîtresse est une libertine  « petit libertinage » ; celle-ci souhaite prendre Jacob sous son aile pour qu'il devienne quelque chose, il reste donc à Paris. « Je me sentis tout d'un coup d'un appétit de fortune. »

Il demande à Melle Geneviève de lui écrire une lettre pour son père. Il dit à Geneviève qu'il l'aime de façon peu courtoise. Madame lui fait faire un habit et il en est fier. Il prend plaisir à la regarder faire sa toilette. Son air naïf est adoré. Quand il comprend qu'il fait de l'effet à Madame, il ne ressent plus la même vivacité pour Geneviève, mais celle-ci l'aime de plus en plus. Le maître des lieux fait une déclaration à Geneviève et celle-ci en est très fière, il lui donne de l'or pour la tenter.

Jacob sait tout ce qui se passe parce qu'il trouve une lettre que Geneviève perd. Finalement, elle parle à Jacob et lui dit qu'elle regrette de ne pas avoir profiter de tout ce qu'il avait voulu lui offrir. Geneviève s'arrange pour que le maître lui organise son mariage avec Jacob. Elle veut partager avec lui tout ce que le maître lui a donné, mais il n'est pas d'accord, on lui impose ce mariage en lui donnant 24 heures pour se décider, entre temps le maître meurt, et la maîtresse sombre dans la pauvreté.

Jacob doit partir, il retourne dans son village mais comme il a changé, il se sent différent. Il décide de rester dans une auberge et de trouver fortune à Paris.

Il rencontre une femme au Pont Neuf qui « se meurt », il la raccompagne chez elle, elle a environ 50 ans. Lui « n'a pas encore 20 ans ». Il est gentil avec elle, dans l'espoir qu'elle lui apporte quelque chose de bon pour son avenir. Il plaît et il est très bien accepté chez les dévotes, on lui offre à dîner.

Réflexion sur la différence entre les pieux et les dévots.

Il fait la connaissance de Catherine la cuisinière, il la flatte beaucoup et se met en valeur, il est vite hébergé. Lorsque les repas ont lieu, les dévotes font comme si elles n'avaient jamais faim, alors que ce n'est pas le cas. Description du comportement d'une maison de dévotes.

Deuxième partie

On apprend que la dame secourue s'appelle mademoiselle Habert, c'est la cadette de la maison.

Un ecclésiastique vient les voir et n'approuve pas la décision de garder Jacob. La cadette s'énerve, celui-ci les ligue l'une contre l'autre en critiquant Jacob. Jacob écoute tout derrière la porte puis il se rend à la cuisine et mange tant qu'il peut pendant que Catherine va voir ce qu'il se passe. L'ecclésiastique (M. Doucin) vient parler à Jacob qui a bien plus de répartie que prévu, le prêtre est vexé d'un tel discours qui résume le conflit individu et société, ce conflit qu'a surmonté Jacob.

La cadette va louer une maison, Jacob y est le bienvenu. Catherine veut venir aussi mais elle est refusée. Jacob se crée un personnage en ajustant ses regards.

Réflexions du narrateur au moment où il écrit, vieux «  et je ne me trompais pas ».

Agathe lui fait les yeux doux (c'est la fille de la femme à qui ils louent l'appartement). Melle Habert fait une sorte de scène de jalousie, Jacob s'emporte tant il est vexé. Finalement, il lui avoue qu'il l'aime et elle en fait autant. Ils décident de se marier, seule leur hôtesse doit être au courant, elle les critique beaucoup. Finalement tout est organisé, mais le prêtre qui doit les marier n'est autre que Doucin. Il y a quand même un dîner où toute leur vie est racontée sans gêne, et Jacob est remis à son rang social.

Troisième partie

Un matin, le président envoie chercher M. de la vallée (Jacob), suspense : c'est la sœur Habert qui est humiliée, tout est en faveur de Jacob. La femme du président écrit un billet pour Melle Habert en présence de Jacob. Il y a des avances inconvenantes et involontaires des deux côtés, Jacob la considère comme une déesse. Il en fait le portrait en faisant la description de chaque détail et les décrit de façon romanesque.

En revenant, il se fait attraper et mettre en prison. Quiproquo à propos d'un meurtre ; Mme de Ferval intervient et rétablit la réputation de Jacob.

Il se marie, Habert l'habille et il va avertir Ferval.

Quatrième partie

Jacob va chez Ferval, elle est en train de lire dans un déshabillé sur un sofa. Déclaration d'amour. A cause de sa condition dans le monde et non pas parce que Jacob est marié. Elle entreprend de le rencontrer dans la maison isolée de Mme Rémy qui lui doit un service, tout est prévu, Mme de Fécour est une amie de Ferval, il se sent amenuisé par les propos de la Fécour. Elle se renseigne sur sa condition puis l'emmène avec elle, elle lui fait des avances.

Pendant un repas, un officier raconte la façon dont il s'est marié, il ne le voulait pas mais par jalousie il s'y est contraint ; puis il raconte l'après mariage avec une bigote. Un commis intervient entre lui et sa femme, long procès en cours.

Jacob doit apporter une lettre de la Fécour à M de Fécour, homme particulièrement connu et important. Celui-ci se moque ouvertement de lui, il lui promet quand même un travail, mais coup de théâtre, une femme et sa fille arrivent pour réclamer l'emploi que le mari a perdu. Jacob se laisse attendrir et dit qu'il préfère attendre et laisser cet emploi. Sa réaction ne plaît pas évidemment. Un homme qui faisait partie de l'assemblée de Fécour vient inviter la jeune femme et Jacob à venir le voir. Jacob est invité à manger par la femme qu'il voulait aider pour le remercier.

A 14h, ils se rendent chez l'homme, celui-ci les accueille avec un cure-dents. Il s'appelle M. Bono et s'informe sur les conditions de vie de ses invités. La jeune fille explique pourquoi elle s'est mariée, un jeune homme amoureux d'elle l'a sauvé d'un loup, il a été blessé ; il avait un concurrent, un bourgeois. Elle a épousé celui qui lui a sauvé la vie par reconnaissance. Et son mari a perdu toute sa fortune dans un procès.

Cinquième partie

A peine sorti du carrosse de M. Bono, il prend un fiacre et se rend chez la Rémy où l'attend la Ferval. Conversation amoureuse.

Une dispute éclate entre la Rémy et un homme, celui-ci finit par entrer dans la chambre où se trouvent les deux amants. L'homme croît que c'est sa bien aimée qui le trompe, il se confond en excuses. Comme par hasard, cet homme reconnaît Jacob et il connaît bien Ferval. Vexé de ce que l'homme l'appelle par son prénom de baptême, il s'en va puis il se place dans un retranchement pour écouter. L'homme se dit honnête, il veut rassurer Ferval. Jacob est jaloux. Le chevalier aime Ferval et lui fait une déclaration d'amour, Jacob s'en va dégoûté. Il se rend chez la Fécour, la sœur de celle-ci est en train de faire la lecture (elle est laide et agressive). Finalement, il rentre chez lui.

Le narrateur fait des prolepses sur la durée de vie qui reste à sa femme.

Il prend un fiacre pour aller chez Bono, il se retrouve vers madame D'Orville. Un jeune homme de son âge se bat contre trois hommes qui l'attaquent. Jacob vole à son secours et raccompagne le blessé chez lui après l'intervention du chirurgien.

«  ce fut là pourtant l'origine de ma fortune »

L'homme secouru est un neveu de celui qui gouverne la France à ce moment là ; du premier ministre. Rencontre une dame à qui il fait des galanteries. L'homme qu'il a sauvé est le comte d'Orsan, cet homme lui dit qu'il va faire sa fortune. C'est à ce moment là que Jacob se rend compte de sa petite condition et des manières qu'il n'a pas. Il se sent mal à l'aise en communauté. Il est emmené à la Comédie où on y joue une tragédie.

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