Première pièce de théâtre écrite par Eugène Ionesco, présentée pour la première fois en 1950.

Commentaire

Résumer la pièce est une chose presque impossible tellement l'absurde est omniprésent. Toutefois, on peut dégager un semblant d'histoire :
Les Smith, famille traditionnelle londonienne, reçoivent les Martin. Le capitaine des pompiers leur rend visite. Celui-ci reconnaît en Mary, leur bonne, une vieille amie.
Ce résumé ne retrace pas du tout l'ambiance de la pièce dans laquelle aucune intrigue n'est présente.
Cette œuvre est une autopsie de la société contemporaine par le truchement de propos ridicules, par leur banalité, que tiennent deux couples au coin du feu.
Le summum de l'absurde est atteint lorsque le pompier demande "Et la cantatrice chauve" et qu'on lui répond "Elle se coiffe toujours de la même façon", ce qui ressemble à un serment de l'auteur de toujours faire (et d'être reconnu) grâce à l'absurdité de ses œuvres.
Autre scène de culte: La récitation de poèmes et de fables qui entraîne une mise en scène anti-théâtrale.

La genèse de la pièce

L'idée de la pièce est venue à Ionesco en essayant d'apprendre l'anglais avec la Méthode Assimil. Frappé par la teneur des dialogues, à la fois très sobres et étranges, il décide d'écrire une pièce absurde intitulée L'anglais sans peine. Ce n'est qu'après un lapsus lors d'une répétition que le titre de la pièce est fixé. En effet, l'acteur qui jouait le Pompier, devait parler, dans une très longue tirade, d'une institutrice blonde qui devint une "cantatrice chauve".
Ionesco s'inspire de la méthode assimil, mais dans "notes et contre-notes", il explique que l'absurde est venu se surajouter à une simple copie d'un manuel d'apprentissage. Ainsi, Mr Smith déclare que la semaine a trois jours : Mardi, Jeudi et Mardi. L'absurde devient le moteur de la pièce, car Ionesco a le projet de "Grossir les ficelles de l'illusion théatrale."

Les caractéristiques de la pièce

Pièce absurde par excellence, il est tout de même intéressant de s'arrêter sur plusieurs points :
Les relations entre les personnages peuvent être interprétées par la mise en scène, et tour à tour, ce seront les femmes qui deviendront complices ou encore les Smith contre les Martin... À aucun moment, il n'est possible de dégager une relation stable entre deux personnages. Même la relation entre le pompier et la bonne est ponctuée par un « Lâchez-moi ».
Les phrases de la dernière scène malgré leur apparente déconnexion sont tout de même reliées par certains traits sans pour autant rendre cohérent le passage.
L'humour qui, a priori, n'était pas le but initial de l'auteur est bien présent.

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Mathieu

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