Contexte

Au XVIIIe siècle, lors du règne de Louis XV et XVI, en raison de la dégradation du pays, des philosophes, savants, ou écrivains, dont les plus célèbres: D'Alembert, Diderot, Montesquieu, Rousseau et Voltaire réfléchissent sur les individus et la société qui les entourent. C'est la démocratie, en Amérique, et la monarchie parlementaire en Angleterre, qui vont influencer les philosophes des lumières.

Ils vont rédiger l'Encyclopédie, ouvrage de connaissances générales, et critiquent le pouvoir royale et manifeste leurs oppositions.
L'encyclopédie s'adresse aux gens cultivés et instruits et influencent les intellectuels de la société.
Les philosophes veulent donc la séparation des 3 pouvoirs, pour qu'il y ait un système moins despotique. Ils veulent aussi une monarchie tempérée, une monarchie contrôlée par des lois ou le parlement.
En bref, tous ces philosophes ont de nouvelles idées qui influencent le peuple et les encouragent à se révolter.

Le projet de l’Encyclopédie

"Monument des progrès de l’esprit humain" (Voltaire). Il s’agit d’une entreprise collective de longue haleine qui veut rassembler l’ensemble des connaissances. L’idée de départ était de traduire l’Encyclopédie d’Ephraïm Chambers, parue en Angleterre en 1728. Diderot et D’Alembert deviennent responsables de sa publication. Le 28 juin 1751 paraît le premier volume de l’Encyclopédie raisonné des sciences, des arts et des métiers. 8 ans plus tard, le Parlement de Paris présente l’Encyclopédie comme subversive. Mais Diderot continue inlassablement son travail, et le dernier volume paraît en 1772: il s’agit d’un inventaire "raisonné" qui fait l’apologie des progrès du genre humain en dénonçant la superstition, le fanatisme ou la tyrannie, entraves à la liberté et au bonheur.

Les principes des Lumières

Le règne d’une raison militante. Les philosophes veulent vulgariser le savoir pour améliorer le genre humain, en se reposant sur le progrès des mathématiques, de la physique (Newton ordonne le cosmos selon des lois générales).

Le modèle naturel. Montesquieu (1689-1755) considère, dans L’Esprit des lois (1748), que l’homme doit s’inspirer des lois naturelles insufflées par Dieu pour fonder la société civile. Dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755), Rousseau distingue l’homme de l’animal par sa perfectibilité. L’homme est bon, c’est la société civile qui l’a corrompu ; il lui appartient donc de retrouver les lois naturelles.

La critique de la religion. La remise en question du mécanisme classique, autrement dit de la théorie qui assimile l’univers à une mécanique, inspire le déisme de Voltaire et la religion naturelle de Rousseau (qui croit que l’homme est doté d’ une conscience morale innée). Diderot, dans sa Lettre sur les aveugles (1749), s’interroge sur le principe organisateur du vivant et semble rejeter l’existence de Dieu au profit d’ un certain matérialisme.

La critique de la politique. La conscience du citoyen naît en sacrifiant son intérêt personnel au profit de l’ intérêt collectif. Rousseau développe cette idée dans le Contrat social (1762).

Les progrès de l’esprit humain : Voltaire s’est battu en particulier pour la tolérance (Traité sur la tolérance, 1763), le respect de toutes les religions, et pour un droit à la dignité humaine, contre le fanatisme et l’esclavagisme.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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