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L’eau : une ressource indispensable à la vie

Par Mathieu le 04/02/2009 Ressources > Géographie > cours > tous niveaux > La Ressource Hydraulique et son Accès dans le Monde
L’eau est indispensable à la vie et aux activités économiques.
Recherchée et convoitée; elle peut aussi devenir dans certaines
situations une menace pour les homme.

→ Mais ? Pourquoi peut-on parler d’un problème de l’eau dans le Monde ?

L’eau, une ressource vitale inégalement disponible

1°) Une répartition inégale.

A l’échelle mondiale, l’eau est abondante mais les eaux douces ne
représentent que moins de 3% du total. L’eau est une ressource
renouvelable mais c’est une ressource inégalement répartie dans le
temps et dans l’espace. Dans le temps car les précipitations sont
souvent irrégulières, dans l’espace parce que certaines régions du
Monde sont arides.

2°) Les usages de l’eau.

L’agriculture est la première utilisatrice, avec environ 70% de la consommation
mondiale ( en raison de l’importance de l’irrigation ). L’industrie
accapare environ 20% de l’eau consommée. Les 10% restants sont
utilisés pour la consommation domestique des hommes ( eau potable ).

Une
forte consommation d’eau dans l’industrie et pour l’usage domestique
désignent un pays développé.

3°) L’inégal accès à l’eau.

Depuis les années 1950, la consommation d’eau a été multipliée par 5, en
raison de l’explosion démographique, des progrès techniques; de la
hausse du niveau de vie, du développement de l’urbanisation.

Presque
les ¾ des habitants de la planète ne bénéficient pas de l’eau
courante et environ 1,2 milliards de personnes ne disposent pas d’eau
potable. Cette eau de mauvaise qualité entraîne des maladies : On
estime que 2,5 millions de personnes meurent chaque année à cause
d’une eau contaminée.

Une ressource convoitée et parfois menacée

A°) L’eau est source de tensions.

1°) Intra-nationales.

La demande d’eau provoque des conflits d’usage fréquents : Par exemple
entre le Monde agricole et les grandes agglomérations, entre
l’agriculture et le tourisme ( dans les régions méditerranéennes).

Ces tensions peuvent opposer des régions d’un même État qui n’ont pas
les mêmes disponibilités en eau. Par exemple, la Californie du Nord
et l’Aragon ne veulent plus alimenter les régions du Sud de leur
État respectif.

2°) Internationales.

Elles opposent 2 pays ( ou plus ) pour qui le contrôle de l’eau est
un enjeu géopolitique. Le différend peut être :

  • De type rive droite / rive gauche, lorsque le fleuve constitue une
    frontière entre 2 États.
  • De type amont / aval : les tensions concernent soir la qualité de
    l’eau ( l’autre pollue ), soit le débit. Exemples : problème entre
    la Turquie d’une part et la Syrie et l’Irak d’autre part à propos
    des eaux de l’Euphrate.

Sur le plan international, les relations autour de l’eau restent
trop souvent fondées sur la loi du plus fort. Certains endroits de
la planète constituent des espaces de confrontation potentielle (
Comme le Moyen – Orient ) et certains pronostiquent même des
« guerres de l’eau » pour le XXIe siècle.

B°) L’eau une ressource menacée.

Aujourd’hui, environ le tiers de la population mondiale vit dans des
pays qui connaissent des problèmes d’eau ( de pénurie ) : Les
Nations Unis emploie le terme de « stress hydrique ».

Les estimations pour 2025 laissent présager une croissance sans
retenue des besoins occasionnant une diminution importante des
ressources par habitant, c’est alors plus de 55% des habitants de la
planète qui vivraient dans des pays en situation de « stress
hydrique ».

La dégradation de la qualité de l’eau est un autre défi majeur (
rejets industriels et urbains, pollution d’origine agricole… ). Les
pollutions contaminent l’eau et favorisent les maladies, en
particulier dans les PED.

C°) Pour une gestion durable de l’eau.

Comment répondre à la croissance des besoins ?

1°) Se procurer de nouvelles quantités d’eau, mais c’est de moins en moins possible.

  • Pompage dans les nappes fossiles, mais c’est une solution à court
    terme et dangereuse.
  • Dessaler l’eau de mer, c’est une solution plus cohérente mais très
    onéreuse.

2°) Économiser les volumes disponibles : C’est à dire limiter les gaspillages,
réduire les pertes.

En développant l’irrigation au goutte à goutte ( la
« micro-irrigation » ) plutôt que l’irrigation par
aspersion ( ou par inondation ).

En améliorant les réseaux de distribution d’eau.
En recyclant les eaux usées.

3°) Lutter contre les pollutions pour préserver la ressource.

4°) Coopérer entre États.
En effet, les États et les organisations internationales ont un rôle
central à jouer :

  • Ils devront réaliser les investissements nécessaires pour alimenter
    l’ensemble des populations en eau potable.
  • S’entendre entre eux quand ils partagent les eaux d’un même fleuve
    par exemple.

  • Imposer la modération aux usagers et pour cela leur faire payer le
    prix réel. Aussi, le prix de l’eau a doublé dans les pays riches
    dans les années 1990 mais reste encore très variable, certains pays
    hésitant à facturer l’eau à sa valeur réelle. 

Le problème se pose pour les PED où une hausse du prix risque de pénaliser les
plus pauvres.

De toutes les ressources de la planètes, l’eau est la plus vitale et
aussi la plus abondante. Mais la croissance des besoins en fait une
ressource de plus en plus convoitée, d’autant plus qu’elle est
inégalement répartie.

Sa gestion soulève de graves inquiétudes pour l’avenir et les conflits
pour l’utilisation de l’eau risquent de devenir un des problèmes
majeurs du XXIe siècle.

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