Cours particuliers Langues Musique Soutien scolaire Sport Art et Loisirs
Partager

Que faire pour soigner sa préparation d’un oral de recrutement ?

De Samuel, publié le 11/04/2019 Blog > Développement Professionnel > Comment Bien Préparer un Entretien d’Embauche ?

« A celui qui vous dira qu’il s’est enrichi par le travail, demandez : de qui ? » Don Marquis (1878-1937)

Trouver un job, dans une conjoncture de chômage structurel élevé où les actifs sont placés en concurrence entre eux sur le « marché du travail », n’est pas une mince affaire : réussir son entretien d’embauche relève parfois du parcours du combattant.

Selon une étude menée par le cabinet de recrutement Robert Walters – relayée par le site RégionJobs -, chaque candidat doit rencontrer au moins 3 personnes, en moyenne, au cours d’un processus de recrutement.

Et dans environ 50 % des cas, il faut aussi 3 entretiens avant qu’un candidat ne reçoive une proposition d’embauche.

Il faut donc montrer patte blanche, faire bonne impression et se démarquer !

Voici nos idées pour bien se préparer à un entretien de recrutement !

Préparation à l’entretien : analyser la fiche de poste

L’entretien d’embauche, après rédaction de CV et lettre de motivation, demeure la pierre angulaire d’une future collaboration qui doit être préparée avec minutie.

Analyser les annonces de job permet de souligner ses atouts. Etape n°1 : reprendre l’offre d’emploi et repérer les compétences requises. Ici, un exemple de recherche d’emploi sur Indeed.

Cet entretien professionnel on ne peut plus formel doit servir à faire la différence et discriminer un candidat parmi tous les autres.

D’un point de vue managérial, l’entretien individuel vise à réduire les asymétries d’information existant naturellement entre deux personnes n’ayant pas le même échelon hiérarchique : un candidat doit trouver un job, l’employeur cherche à trouver le meilleur profil.

Du coup, chercher un emploi revêt un enjeu parfois tellement important qu’il existe des informations que l’on dissimule à l’employeur volontairement pour mettre le maximum de chances de son côté.

Le but n’est pas manipulatoire, mais de donner l’impression qu’on est le meilleur pour le poste proposé.

Par e-mail, vous recevez une convocation à un entretien d’embauche ?

« Bonjour, merci pour l’intérêt que vous portez à notre entreprise. Votre dossier de candidature a retenu notre attention et nous aimerions vous rencontrer, mardi 9 avril 2019 à 10 heures. Merci par avance de confirmer votre disponibilité. »

Préparer un entretien requiert du temps : pourtant, il peut arriver que vous manquiez de ce temps. Comment, dès lors, préparer son entretien en un ou deux jours ? Voici quelques pistes.

En première ligne des choses à faire, on conseille de reprendre la fiche de poste afin de regrouper les éléments importants de l’offre d’emploi.

Cela aidera à avoir une connaissance fine du type de poste auquel on a postulé : la nature du poste proposé, les missions, les compétences professionnelles requises, la formation souhaitée, l’expérience voulue, le volume horaire de travail, la rémunération indicative, etc.

En substance, cette étape basique va permettre d’énumérer vos forces et faiblesses pour « coller » aux exigences demandées : par exemple, capacité au travail en équipe, résistance au stress, aisance relationnelle, rigueur, autonomie, capacités rédactionnelles, maîtrise des réseaux sociaux, connaissance en web marketing, bonne culture d’entreprise, excellent niveau d’anglais, etc.

Pour un poste à pourvoir dans le management du tourisme, par exemple, soulignez votre connaissance de plusieurs langues, l’autonomie, le goût du voyage, le marketing, etc.

Bien se renseigner sur l’entreprise qui recrute

Prochaine étape : explorer les coulisses de l’entreprise.

Comment se renseigner sur les multinationales où on postule ? Connaître les marchés, les filiales, la politique managériale d’un groupe mondialement connu : où s’informer ?

La presse, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn), les forums et les sites web peuvent vous conférer beaucoup de données relatives à l’entreprise : chiffre d’affaire, date de fondation, conjoncture économique et marchés.

Internet vous donnera sans doute des informations fécondes sur la vie de l’entreprise !

Souvent, le nom de l’entreprise pour laquelle on postule est connu : on saura s’il s’agit d’un grand groupe – nul besoin de vérifier si le nom est Nestlé, Total, Sanofi, Vinci, Thalès, Bureau Veritas, Veolia, L’Oréal, Louis Vuitton, etc… -, d’une PME ou d’une entreprise familiale.

La moindre des choses à faire est donc de consulter le site web de l’entreprise.

Sur sa vitrine, listez tous les produits et services qu’elle propose, les projets en cours, les clients qu’elle a eus, les noms des responsables de la direction.

Est-ce un site de e-commerce, y a-t-il plusieurs agences, combien de magasins en France, à l’étranger ? Quels sont les volumes d’importations et d’exportations (s’il y en a) ? Y a-t-il eu des fusions-acquisitions, des investissements directs à l’étranger (IDE) (pour les très grands groupes) ?

Aussi, il est fréquent qu’un magazine de communication en interne soit diffusé et référencé sur le web : les blogs et les articles de presse peuvent renseigner sur l’environnement de l’entreprise : est-ce que les personnes sur le magazine figurent en costume cravate ou sont-elles plus décontractées ?

Les photos sont un baromètre de la tenue vestimentaire à avoir le jour de l’entretien !

Prochaine étape : s’intéresser aux réseau d’entreprise.

Peut-être avez-vous vous-même été stagiaire au même poste, peut-être connaissez-vous d’anciens ou d’actuels collaborateurs, ou peut-être avez-vous des connaissances qui y ont travaillé : ces personnes peuvent vous éclairer sur la vie de l’entreprise, l’ambiance, la gestion managériale, les salaires, la politique de recrutement, etc.

Mark Granovetter, un sociologue Américain (né en 1943) est célèbre pour avoir théorisé l’impact de réseaux sociaux – repris plus tard par P. Bourdieu (1930-2002) dans la recherche d’emploi.

Cette théorie se nomme « la force des liens faibles ».

Selon lui, les personnes éloignées dans un réseau de contacts sont les plus à-même de fournir des informations permettant d’obtenir un emploi, plutôt que les personnes d’un cercle proche (famille et amis), car les informations sont alors trop redondantes dans un réseau de liens forts.

D’où, pour faire simple, l’idée de force des liens faibles (c’est-à-dire éloignés).

Tout cela pour dire qu’il ne faut pas négliger les collaborateurs où les personnes liées à l’entreprise que l’on connaît peu : elles peuvent aider à réussir un entretien d’embauche !

Réfléchir à ses atouts : points forts et points faibles

Pour décrocher le job idéal, il faut ensuite reprendre le modèle de CV envoyé pour la candidature : de façon objective, il faut énumérer les points faibles et les atouts maîtres de votre personnalité.

Évoquer ses traits de caractère au recruteur : ne pas hésiter ! Madame, quels sont vos plus grands points faibles ? « Et bien, j’ai été oratrice et coordinatrice régionale des Gilets Jaunes en 2019 ». Non madame, ceci est une qualité…

Se poser les bonnes questions :

  • Quelles expériences permettent d’être à l’aise pour ce poste ?,
  • Quels atouts pour négocier son salaire au plus haut possible ?,
  • Comment convaincre de sa légitimité ?, etc.

L’empathie – se mettre à la place du recruteur – est un point important du processus de recrutement : quels sont les éléments qui pourraient le pousser à vous recruter vous, plutôt qu’une autre personne ?

Quelles expériences mettre en valeur lors de l’entretien et quelles sont celles qu’il faut juste rapidement évoquer, sans s’attarder dessus ?

Passer un entretien est une occasion pour le recruteur de découvrir votre personnalité : c’est le moment de miser sur ses activités extraprofessionnelles (bénévolat, sport, musique, langues vivantes parlées, etc.).

Tout est bon à souligner : expériences de vie à l’étranger, langues parlées, appartenance à une/des association(s), hobbies, expériences d’encadrement (enseignement, management d’équipe, etc.).

De toute manière, le/la recruteur prononcera sûrement le fameux : « parlez-moi de vous ».

Il est important de prendre conscience de ses points faibles.

Non pas comme une tare ou un coup de marteau sur la tête, mais justement pour ne pas se déstabiliser lors de questions embarrassantes, pour pouvoir rebondir ou argumenter sur ses qualités.

Par exemple : « mon expérience est effectivement faible en marketing produit, mais je connais toutes les techniques de référencement (SEO, SEA, SMO) et cela n’entache en rien ma détermination à apporter mes savoir-faire à votre entreprise. »

Ne faites pas l’impasse sur les points de faiblesse : à un moment où un autre, le recruteur les verra, car la gestuelle et la communication non verbale en disent bien plus que les paroles.

Par surcroît, les faiblesses servent à parler avec franchise pour peu que l’on veille à ne pas trop les détailler ou à souligner un défaut rédhibitoire !

Se faire une simulation d’entretien

C’est là que l’on « rentre dans le dur » : comme pour préparer des oraux à la fac ou l’oral du CAPES, il est vivement recommandé de s’entraîner à réciter son pitch à la maison, en amont de l’entretien.

Ceci, pour une raison simple.

Préparer un paragraphe pour vous présenter et pour rappeler brièvement vos formations et expériences permettra d’éviter de bafouiller, de ne pas improviser.

C’est un peu comme un musicien qui répète sa partie avant un concert…

Cette simulation d’entretien vise à travailler votre élocution, le langage corporel, votre confiance en vous, la façon dont, dès les premières secondes, vous allez faire ou non une première impression positive.

On peut aussi solliciter l’expertise d’un coach emploi sur Superprof si on a les moyens financiers pour se payer un coaching professionnel personnalisé à domicile.

Il est judicieux de s’entraîner sur une dizaine ou une quinzaine de questions d’entretien récurrentes.

En les préparant, elles ne donneront pas l’impression de tomber à brûle-pourpoint et l’on saura comment répondre.

Ces petits tests de recrutement ne sont pas faits pour vous piéger, mais pour savoir dès les premières minutes si vous êtes le bon ou la bonne candidat(e).

La gestuelle est fondamentale : la poignée de main – ne pas avoir les mains moites – franche, l’attitude (souriez un peu, soyez droit(e) et ayez les mains ouvertes sur la table) sont des signaux permettant de déceler si on est mal à l’aise ou plutôt serein.

Préparer ses affaires pour le jour de l’entretien

Passer les tests pour être recruté : quel dress code adopter ? C’est le Grand Jour ! Costume, cravate, chaussures en cuir : je vais réussir mon entretien !

Vous pensez avoir eu une bonne préparation ? Le jour J, c’est demain ?

Il faut désormais réunir – ou acheter – tout ce qui va permettre de soigner son argumentaire ou de sublimer son curriculum vitae.

C’est le moment de jouer au théâtre, en réfléchissant à comment s’habiller.

Bien sûr, la paire de baskets, le T-shirt déformé et le jean troué sont à proscrire.

Voici en sus de la tenue vestimentaire, une liste des choses à apporter pour le premier entretien :

  • La fiche de poste,
  • La convocation,
  • Plusieurs exemplaires de CV,
  • Les diplômes (licence, master, doctorat, etc.),
  • Un port-folio (pour les postes de création dans le graphisme, la communication, le web, l’architecture, etc.),
  • Des stylos et un carnet de prise de notes.

Dernier conseil : ne pas arriver en retard (tout le monde apprécie la ponctualité) !

Partager

Nos lecteurs apprécient cet article
Cet article vous a-t-il apporté les informations que vous cherchiez ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (Soyez le premier à voter)
Loading...

Commentez cet article

avatar