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Nous interrogeons régulièrement nos professeurs pour améliorer le service.

Nous interrogeons régulièrement nos professeurs pour améliorer le service, vous trouverez plus d'avis sur Superprof ici.
J
Joelle
Il y a 21 heures

Excellent professeur, explications tres claires excellent pédagogue.

Dominique
(4 avis)

A
Anne
Il y a 21 heures

Bonjour, J'ai eu le plaisir de prendre quelques cours d'italien avec Erica. Nous avons bavardé à bâtons rompus de toutes sortes de sujets de société. L'avantage pour moi a été de pouvoir m'exprimer tout en étant corrigée chaque fois que le...

Erica
(1 avis)

M
Morgane
Il y a 21 heures

Un excellent contact et un travail très fructueux. Disponible, à l'écoute, un travail approfondi et de qualité qui a parfaitement répondu à mes attentes spécifiques, tout en élargissant mon champ de connaissances.

Cecily
(14 avis)

C
Claude
Il y a 21 heures

Bonjour Mathilde, Tout d'abord je tiens à vous remercier pour la qualité des cours dont a pu bénéficier mon petit fils Corentin pour son entrée en 1ère S à Houston au Texas. Vos grandes connaissances en mathématiques et en sciences...

Mathilde
(1 avis)

E
Evelyne
Il y a 22 heures

L'Atelier de préparation au Brevet assuré par Claire s'est très bien déroulé. Claire est sérieuse, agréable et sait motiver et intéresser l'élève. Je la recommande chaudement.

J
Jean-michel
Il y a 23 heures

Excellent prof, très pédagogue (à la fois avec les enfants et les adultes), disponible et toujours arrangeant en ce qui concerne les horaires. Cerise sur le gâteau, les cours se déroulent toujours dans une très bonne ambiance.

Pierre
(2 avis)

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Noël Maximilien
Professeur de piano & d'orgue
Xavier
Professeur de running
Didier
Professeur de mathématiques
Pierre
Professeur de guitare
Antoine
Professeur de piano
Camillo
Professeur de natation
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Noël Maximilien

Professeur de piano & d'orgue

Avez-vous toujours eu l’envie de partager un savoir ?

Il y a dix ans, à 24 ans, l’enseignement ne m’attirait absolument pas. Je n’avais aucune patience, notamment avec les débutants. Puis j’ai eu différentes expériences professionnelles, à la suite de mes études. J’ai été professeur en conservatoire à Paris. Puis j’ai été engagé dans un orchestre militaire car je voulais être payé pour jouer de la musique, et en effet j’ai eu la possibilité de beaucoup m’entraîner entre chacune des prestations de l’orchestre : défilé du 14 juillet, inauguration de monuments, etc. Mais les rapports hiérarchiques étaient compliqués et ce que j’ai finalement préféré, c’est faire mes classes ! Je suis alors retourné travailler dans un conservatoire de province en tant que directeur adjoint, poste où l’administratif prenait entièrement le pas sur la musique ! À la fin, je ne cautionnais plus le cursus et la méthodologie en vigueur dans les conservatoires.

« Je suis un explorateur musical, encore en pleine phase de recherche ».

À la suite d’un « burn out », il y a cinq ans, j’ai construit un nouveau projet, je me suis réorienté. J’ai réalisé petit à petit que je désirais recommencer à enseigner, mais selon ma méthode cette fois, et non seulement l’orgue et le piano, mais aussi d’autres musiques. À cette époque, j’ai découvert la musique électronique, la techno, j’ai repris le chant. Être organiste et rockeur, n’est pas encore chose aisée à faire accepter. On est vite mis dans une case lorsque l’on a un cursus classique. Or, si on met de belles harmonies sur de la techno, on peut faire de la belle techno ! Les méthodes varient, l’harmonie reste. Par exemple, en composition classique, je pars de textes de poésie ancienne pour élaborer la mélodie. J’ai un groupe de rock en Allemagne, et là, c’est l’inverse !

Si je devais me définir (sic), je dirais que je suis un explorateur musical, encore en pleine phase de recherche !

Depuis combien de temps êtes-vous professeur particulier et est-ce votre activité principale ?

Dès que j’ai pu, vers l’âge de 15 ans, j’ai donné des cours particuliers de musique, pour gagner quelques sous. Mais c’est réellement devenu ma passion depuis cinq ans et mon activité principale depuis trois ans !

Comment avez-vous connu SuperPROF et que vous apporte le site ?

Une amie était inscrite sur Cherche-Cours (ndlr : Cherche-Cours a fusionné avec SuperPROF en 2013), je me suis inscrit à mon tour. Je donne d’ailleurs encore des cours à l’un de mes premiers élèves. Je propose des cours dans les domaines que je maîtrise le mieux, c’est-à-dire le solfège, le piano (deux tiers de mes élèves) et l’orgue (un tiers de mes élèves). SuperPROF fonctionne très bien, notamment pour trouver des élèves de cours particuliers d’orgue.

La vidéo que j’ai téléchargé sur mon annonce m’a apporté beaucoup de demandes de cours particuliers. Cette vidéo a été vue 3000 fois sur YouTube, on m’y voit jouer à une Master Class d’orgue très renommée, la Master Class d’improvisation à la Madeleine :

Je pratique la guitare électrique rock depuis maintenant deux ans. Je ne propose pas encore de l’enseigner mais j’y viendrai peut-être….avec l’aide de SuperPROF ! Une jeune élève d’éveil au piano, âgée de 5 ans et demi, a reçu une guitare électrique en cadeau à Noël et sa mère m’a demandé de lui donner des cours. C’est une artiste, elle encourage sa fille à explorer tous azimuts le champ des arts.

Et l’orgue, c’est autant demandé que le piano ?

Pas tout à fait…mais il ne faut pas croire, il y a de la demande pour des cours particuliers d’orgue ! Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cet instrument n’est pas réservé aux élèves qui ont dix ans de piano derrière eux. C’est certes mieux de commencer par le piano, mais il y a de la demande pour l’orgue de la part de musiciens débutants. Il suffit juste d’avoir les pieds qui atteignent les pédales ! Par exemple, j’ai commencé le piano à l’âge de 7 ans et l’orgue à 12 ans. On peut s’exercer soit sur l’orgue d’une église – quelle expérience fabuleuse pour l’élève ! -, soit sur un orgue électrique. L’investissement financier est similaire à celui d’un piano droit.

Vous donnez aussi des cours en groupe ? Comment cela se passe-t-il ? (ndlr : les SuperPROFs peuvent désormais publier sur leur annonce leur offre de formations ou stages en petits groupes)

J’ai eu une expérience très réussie de cours d’improvisation à l’orgue, avec un groupe, dans le cadre d’une masterclass. Je ne connaissais pas cette option sur le site SuperPROF. Je souhaite justement proposer des stages et des cours thématiques !

Si vous donnez des cours par webcam, est-ce que ça change beaucoup par rapport au face à face ?

J’ai eu deux élèves habitant à l’étranger, en Italie et en Suisse. La webcam est un outil pratique, cependant je ne réitérerai pas l’expérience avec tous mes élèves. En effet, il n’est pas facile de surveiller et corriger la position des bras, des doigts et la posture générale, car la webcam est plutôt axée sur le visage de l’élève au piano ou à l’orgue. Donc jamais de cours par webcam pour un débutant au piano, mais pourquoi pas avec des élèves avancés, notamment pour l’improvisation ou l’interprétation ! En outre, j’ai mes habitudes en face à face, pour repérer les défauts : par exemple, je surveille le reflet des mains dans le vernis du piano, ou l’avachissement de la posture quand l’élève est fatigué, etc. Et enfin, avec la webcam, il manque l’énergie du professeur. Je peux certes écouter la prestation et prendre des notes, comme en face à face, cependant je ne peux pas interagir, transmettre mon énergie pour pousser l’élève, compter et battre physiquement la mesure.

Par contre, j’envisagerai volontiers la webcam pour un cours de guitare électrique : je verrai les mains de l’élèves sur les cordes si la caméra est bien face à lui et la musique est assez simple, au début, sur cet instrument.

Comment évaluez-vous la progression d’un élève, sans interro ou examen ? Leur donnez-vous des exercices à faire à la maison ?

Après avoir hésité longuement, car je trouvais le procédé un peu trop scolaire, j’attribue maintenant un carnet de cours à chaque élève, où je note ce qu’on a fait et ce qui est à faire pour la prochaine fois. Pour les enfants, qui appellent ça leurs « devoirs », mais également pour les adultes. C’est un carnet de notes, pour être sûr de pas oublier des points importants à travailler et ne pas perdre de temps dans la progression.

Pour progresser, il faut passer par les exercices de doigts. Bien sûr, la durée et la fréquence d’exercice varient d’un élève à l’autre. J’ai eu comme élève un parfait débutant de 28 ans, très régulier et assidu à son cours hebdomadaire. Il avait immédiatement accepté l’idée de faire des exercices de musculation de la main et s’exerçait à raison….d’une heure par jour : six mois plus tard, il jouait une des « Inventions » de Johann Sebastian Bach, une courte pièce à vocation pédagogique. Or, le débutant moyen ne joue pas ce morceau en seulement six mois. Je n’aurais jamais pu prévoir un tel progrès. Il ramait au début, et puis son jeu s’est débloqué.

Votre secret pour maintenir la motivation de l’apprenant ?

Il faut pousser l’élève à persévérer mais ne pas le forcer. La frontière est délicate à délimiter entre la persévérance et le dégout. Certains élèves peuvent travailler le même morceau de piano pendant quatre mois. Je fais rapidement comprendre aux élèves que cet apprentissage demande du temps. Mais je sais aussi m’adapter si j’en sens l’impatience ou le découragement poindre : soit je simplifie le morceau, soit je ne m’attarde pas dessus et le prochain sera le bon !

Appliquez-vous une méthode d’apprentissage particulière ?

Mon moto : toujours m’adapter à l’élève. J’ai un protocole de base, mais contrairement à la pédagogie en conservatoire de musique, je sais le faire évoluer pour chaque élève.

Avec les adultes, à chaque cours, je commence par la technique, c’est à dire les exercices de doigts, dont la durée, adaptée à chaque élève, peut aller de cinq minutes à une heure. Puis, vient la méthode d’apprentissage de jeu. Avec les enfants, j’introduis de la technique à chaque cours, sauf lorsque l’enfant a vraiment envie de jouer son morceau. Je m’appuie généralement sur les méthodes Michael Aaron pour enfants et « Doigt au but » pour adultes. Mais au fond, peu importe la méthode, l’essentiel est de toujours s’adapter à l’élève, maintenir le plaisir du jeu, pour ne pas le faire fuir. Contrairement à la méthode d’apprentissage en vigueur dans les conservatoires de musique, la mienne a changé depuis mes 24 ans ! En deux mois, un débutant peut apprendre à lire la musique. Une fois ces notions de solfège ancrées, il peut se permettre de ne plus faire de solfège avec son professeur particulier. À l’exception du cas de l’élève qui veut en faire son métier. J’orienterai un tel élève vers un conservatoire afin qu’il apprenne la pratique collective.

Avez-vous des anecdotes à partager ? Un grand défi que vous avez relevé avec un élève ?

Un garçon habitant San Sebastian dans le pays basque espagnol, m’a abordé un jour à Biarritz. Il souhaitait préparer le concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Paris, avec moi, à Paris, en trois ou quatre mois ! Il a effectué les trajets San Sebastian-Paris chaque semaine pour se rendre à mon cours. Il a réussi avec succès son concours d’entrée au conservatoire.

J’ai une élève de 78 ans qui prend des cours d’improvisation à la harpe. Elle en avait fait étant jeune. De mon côté, j’ai commencé l’improvisation et la composition en stage d’été au Mans, et je donne des cours particuliers depuis quatre ans. Elle avait déjà une harpe celtique chez elle mais ce modèle possède de nombreux taquets, peu pratiques. Elle a donc décidé d’acheter une harpe à pédale neuve et elle s’y est remise. Pour l’improvisation, on reste sur la harpe celtique. Je trouve formidable qu’elle ait fait cet investissement à son âge, une belle preuve de curiosité et de goût pour la découverte, d’autant qu’elle n’a même pas choisi un professeur de harpe !

Qu’est ce que nous ignorons sur votre métier de professeur particulier ?

J’ai eu une élève d’une cinquantaine d’année qui était bloquée en cours et s’excusait dès qu’elle faisait une fausse note. Un jour, elle m’a avoué que son conjoint, organiste professionnel, la reprenait dès qu’elle faisait une fausse note. Je lui ai « prescrit » de ne jouer qu’en l‘absence de monsieur, et d’arrêter de s’excuser dès qu’elle se trompait !

Une de mes élèves de piano avait arrêté le piano suite à un très grave accident dans sa jeunesse. Elle reprenait le piano vingt ans plus tard. Sans qu’elle ait besoin de rien dire, j’ai vite compris que je devais apprendre à lui parler : « Le passé est le passé, vous ne vous souvenez peut-être pas des partitions, mais ce n’est pas grave, passons à autre chose ».

« Comprendre l’élève, c’est le comprendre psychologiquement aussi ! »

Il est primordial de s’adapter à l’élève, de communiquer : je prévois toujours quinze minutes de plus pour échanger avant et après le cours. Sans rentrer dans l’intimité, tout en gardant mes distances car je ne suis pas psychologue, je considère qu’il y a une dimension humaine indéniable dans le cours particulier. Car comprendre l’élève, c’est le comprendre psychologiquement aussi ! Selon moi, c’est la différence majeure avec une méthode d’apprentissage en ligne ou sur CD.

Votre projet de demain ?

Faire de la scène et monter des projets musicaux ! J’ai un groupe de rock en Allemagne, dans lequel j’accompagne nos morceaux à l’orgue. Mon objectif ultime : apporter l’orgue sur scène. En attendant, je développe à fond mes projets sur scène et j’essaie d’intégrer à nos maquettes rock mes enregistrements à l’orgue réalisés dans les églises.

Retrouvez Noël Maximilien sur son annonce de cours particuliers de piano, d’orgue, d’harmonie, de solfège, d’éveil musical et d’improvisation (tous instruments), ainsi qu’en vidéo :

Xavier

Professeur de running

Coureur amateur, tu as de nombreuses courses à ton actif, pourquoi avoir voulu courir le marathon de NYC ?

Le marathon de NYC est le plus grand marathon. Il y a quatre ans, je me suis mis en tête de courir un marathon. Une folie. J’ai immédiatement pensé à NYC. J’ai tenté la loterie. Perdu. J’ai alors couru Paris qui fut mon premier 42 km 195. J’ai tenté la loterie les deux années suivantes encore (et encore couru Paris), avant d’être automatiquement accepté après trois tentatives manquées. C’était donc pour cette année. J’allais enfin pouvoir vivre cette grande course !

Pour financer ta course, tu as utilisé le financement participatif ou « crowdfunding », peux-tu nous expliquer comment tu as obtenu ton financement ?

Mon épouse a organisé et géré le projet sur le site Pickandboost.com. C’est la première fois qu’un tel site acceptait de pousser un projet sportif, simplement parce que cela dépassait le sport. C’était un projet humain. Ce système de financement a rendu mon marathon de NYC encore plus puissant, car j’ai couru accompagné de tous ceux qui ont permis de rendre possible ce projet. Je suis heureux et fier de ma femme qui a porté ce projet avec tellement de passion.

SuperPROF était un de tes sponsors pour la course car tu es professeur sur notre site, as-tu une anecdote relative aux cours que tu as donnés grâce au site ?

J’ai donné de nombreux cours, conseils, pour préparer des sportifs à des courses, pour aider à reprendre une activité sportive. Chaque runner, quelle que soit son ambition, est passionnant à accompagner. Je retiens surtout cela : la spécificité de chaque cours.

Est-ce que l’enseignement du running a changé ta perception de ton sport ? Comment ?

J’ai surtout pris conscience de l’universalité de ce sport, mais aussi de la variété des motivations de chacun. Et enseigner a rendu collectif ce sport individuel.

Comment t’es tu préparé ? Peux-tu nous parler de ton blog ?

J’ai suivi un entraînement spécifique de trois mois, de mi-août au 2 novembre, jour de la course. Je me suis fondé sur un plan quasi sur-mesure, avec trois à quatre séances par semaine. Au total, ce sont près de 400 km parcourus entre sorties courtes, fractionnées ou longues, pour être prêt ! Je détaillais tout cela (et les à-côtés de ma préparation) sur mon blog afin de tenir au courant a minima toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de participer : mes super sponsors.

Comment et pourquoi as-tu commencé la course à pied ?

J’ai toujours fait du sport, et notamment un peu de course à pied. Mais j’ai réellement commencé en 2008, quand des collègues de bureau m’ont proposé de courir un 10 km. Et aujourd’hui, je cours encore et je viens de faire le marathon de NYC ! Je leur dois un grand merci !!!

Y-a-t -il des coureurs que tu admires et qui te servent de modèles ? Pourquoi ?

Je n’ai pas d’idoles, je ne les connais même pas vraiment. Je regarde les coureurs dans leur globalité, et suis extrêmement impressionné par les performances des grands champions qui courent à des allures dingues sans donner l’impression d’être essoufflés. Tenir 20 km/h sur 42 km, quelle folie !

C’était comment ce marathon alors ? Ambiance, performance, impressions…

Ce marathon était extraordinaire ! J’ai eu le bonheur d’être accompagné par une partie de ma famille, ce qui a donné encore plus de saveur à cet événement. Le marathon de NYC dépasse en tous points le seul que je connaisse, Paris. L’arrivée au village de départ, à 6h15, pour un départ à 9h45. Dans le froid et le vent s’il vous plait. Le départ sur le Pont Verrazano menant à Staten Island à Brooklyn, avec vue sur la Skyline et la Statue de la Liberté. Mythique ! Un parcours magnifique avec l’arrivée dans Central Park. Et puis bien sûr l’incroyable soutien du public !!! Plus d’un million de fous furieux qui encouragent, hurlent, soutiennent, tendent la main. C’est juste magique ! La performance est presque anecdotique, même si je suis très content. J’ai fait un peu plus que mon objectif : la 1ère partie passe très vite, on est sur un tapis roulant, porté par la foule, et ensuite on paie un peu, dans la 2ème moitié qui est plus difficile… Mais je n’ai aucun regret, c’était exceptionnel. J’ai déjà envie de repartir !!!

Quels seraient tes conseils à quiconque souhaiterait courir un marathon et celui de NYC en particulier ?

Prendre du plaisir. Le premier marathon est, comme certaines premières fois, un bonheur inouï. C’était le cas pour mon premier marathon à Paris, et davantage encore là, à NYC. J’étais un enfant surexcité pendant les cinq premiers kilomètres !!! Il faut donc prendre du plaisir, tout en restant raisonnable malgré tout pour ne pas payer trop cher après le 30ème km. Car quand ça va mal, la fin est horriblement longue.

Quelle sera ta prochaine course ? Pourquoi ?

Je ne pense pas faire de course cette fin d’année, juste reprendre l’entraînement gentiment. Pour 2015, je n’ai pas encore planifié mes prochains gros rendez-vous, mais j’ambitionne un marathon dans une grande ville européenne fin 2015. Pas de Paris en avril pour moi, je préparerai pour juin une marche de 100 km avec des amis. Un effort de plus de 24 heures… Il y aura sinon différents 10 km, comme le Bois de Boulogne en avril, L’Equipe en juin, Paris Centre Nike en octobre. Ça ne s’arrête pas après NYC. Au fond de moi, j’espère retourner à NYC pour mes 50 ans, et y courir cette année-là avec mes fils… On en reparle dans 12 ans.

Pour la petite histoire…

Les supporters présents tous le long du parcours encourageaient les coureurs en criant les noms écrits sur leur t-shirt. Pour Xavier, il y avait inscrit: « JE FAIS New-York grâce à vous » et eux criaient « Come on « JE FAIS » , à imaginer avec la prononciation et l’accent anglo-américain [Jeufèze] !

Didier

Professeur de mathématiques

Avez-vous toujours eu l’envie de partager un savoir ?

Non, pas du tout ! J’ai fait des études d’ingénieur. Le service militaire était encore obligatoire à l’époque et j’ai choisi de faire de la coopération. J’ai été professeur de physique au Maroc pendant deux ans, dans un lycée marocain francophone. J’ai adoré être immergé dans une nouvelle culture, et j’ai réalisé au hasard de cette expérience, que j’aimais enseigner, ce que je ne soupçonnais pas en arrivant au Maroc. Après ces deux années, je suis revenu en France avec pour objectif de retourner à la fac, m’inscrire en DEA en vue d’entamer un doctorat pour devenir enseignant-chercheur. Mais vue les conditions à l’époque, un thésard était payé des clopinettes, j’en ai rencontré qui logeait toujours en cité universitaire à 32 ans. J’ai opté pour le monde de l’entreprise. J’ai travaillé 20 ans dans le privé, à des postes aussi variés qu’ingénieur, fondateur d’un GIE, ou encore formateur indépendant d’informatique en entreprise. J’ai fini au poste de Directeur des Systèmes Informatiques d’une multinationale, en France. Puis, la multinationale m’a remercié pour mes bons et loyaux services. J’ai retrouvé du travail grâce à un ami qui dirigeait une entreprise de formation informatique. Au bout de quatre ans, il a revendu sa boîte à des jeunes gens qui m’ont remercié à leur tour ! A un peu plus de 50 ans, j’ai voulu faire autre chose. C’était le début du boum des cours particuliers. Je me suis installé en 2001, mais les deux années précédentes, j’ai pensé retourner dans l’enseignement public. J’ai donné des cours particuliers, et en parallèle, des cours à la chambre de commerce et d’industrie de Paris (en informatique) et des cours en lycée, public, privé, lycée agricole, pour voir comment ça se passait dans l’Education nationale, 20 années après ma première expérience. Je ne courais plus après l’argent, et je me suis mis en indépendant. J’ai toujours eu la fibre de l’indépendance, et j’ai réalisé que je n’étais ni fait pour l’entreprise, ni pour l’Education Nationale.

Depuis combien de temps êtes-vous professeur particulier et est-ce votre activité principale ?

À partir de 2004, je me suis consacré aux cours particuliers. Dès le début, j‘étais en déclaré (CESU). J’ai créé un petit site Internet, car c’est professionnel, même si j’avais suffisamment d ‘élèves, notamment beaucoup avaient répondu à mes annonces postées sur des sites de mise en relation en profs et élèves. J’ai travaillé le référencement de mon site, puis j’ai ouvert un blog parallèlement pour avoir plus de visibilité dans les moteurs de recherche.

Vous donnez aussi des cours en groupe ? Comment cela se passe-t-il ? Et des cours par webcam ?

Je ne donne des cours qu’à domicile, et jamais par webcam. Pour les mathématiques, je privilégie le contact, je veux avoir un accès direct au cahier de texte, aux cahiers, vérifier leur bonne tenue, qui en dit long sur le degré d’organisation de l’élève. Mes cours sont exclusivement des particuliers en face à face, pour les élèves de 1ère S et Terminale S, éventuellement j’accepte deux élèves d’une même fratrie.

Appliquez-vous une méthode d’apprentissage particulière ? Votre secret pour maintenir la motivation de l’apprenant ?

Je reprends le cours, j’explique les fondamentaux, je les synthétise, c’est une sorte de bachotage au final ! Et tout dépend de l’élève : s’il comprend bien ses leçons en amont, je me focalise sur des exercices difficiles pour le faire réfléchir. En Terminale S, 60% des élèves ne sont pas là pour étudier les sciences par la suite, donc l’objectif étant le bac, nous faisons pas mal de bachotage. Par contre, pour ceux qui veulent poursuivre des études scientifiques, je les pousse plus avant que le simple programme de l’année (notamment, les élèves suivant l’option Sciences de l’Ingénieur).
Puis, c’est le moment de se mettre aux exercices donnés par le professeur de lycée, ainsi que des exercices complémentaires, soient tirés du livre de l’école, soient issus de mes propres livres. En juin, et parfois pendant les petites vacances scolaires, j’envoie des fiches de cours et des exercices corrigés, afin que les élèves qui le souhaitent s’entraînent au cours de l’été. Et les élèves me renvoient leurs exercices. Il arrive souvent que je suive les élèves pour leur 1ère S et leur Terminale S, ainsi que quelques heures l’été, notamment des élèves français scolarisés à l’étranger qui souhaitent une remise à niveau en rentrant en France.

Comment évaluez-vous la progression d’un élève, sans interro ou examen ? Leur donnez-vous des exercices à faire à la maison ?

C’est le lycée qui évalue et les élèves ne sont pas idiots : soit les notes ne bougent pas mais l’élève se sent plus à l’aise. Etre proche un peu, comprendre comment l’élève fonctionne, comment sont les parents. Mes clients sont les parents, je suis 1 professionnel du service à la pers qui a des clients, les parents. La chambre de l’élève, tu fais du sport, de la musique ? Je parle aux parents quand quelque chose ne va pas, l’élève de fait rien, quand je les connais bien (j’ai eu les aînés). Le cadet, lors du premier cours, a les yeux tous rouges et une odeur d’herbe de Provence flotte autour de lui. J’ai parlé aux parents. J’ai continué les cours avec cet élève, secoué et remotivé l’enfant. Pourtant, peu après, il a été hospitalisé pour un coma éthylique, il s’était adonné au » binch drinking « …et aujourd’hui, il est en école d’ingénieur. Les ado vous aime bien. J’aime les séries (Vikings, Game of Thrones) et les ordinateurs ! Je suis geek, et je le fais sentir aux ados.
Mais il peut arriver que le courant ne passe pas avec les parents, même si c’est rarissime ! Cela a dû m’arriver qu’une ou deux fois, et il s’agissait de cas particuliers. Par exemple, il y a longtemps, j’ai eu un élève que j’ai un peu secoué verbalement autour d’un cube de fer et sa mère n’a pas apprécié, l’enfant s’est plaint et j’ai été remercié. Par la suite, j’ai appris que j’étais le cinquième professeur particulier que l’enfant avait vu défiler depuis le début de l’année. On a tous des » cas » : un monsieur m’appelle pour des cours de physique, qui avait inventé un moteur perpétuel et voulait des cours et un autre qui avait réinventer la mécanique cantique. Délire au téléphone. J’explique que je donne cours dans cadre scolaire ou accompagnement de formation professionnel pour adulte- pas en entreprise, concours.
En terminale, l’objectif du bac le tient. Mais le plus dur, c’est l’après bac, le projet. S’il n’a rien qui le pousse….

Être SuperPROF, c’est aussi partager avec la communauté votre expérience et vos bonnes idées.
Avez-vous des anecdotes à partager ? Un grand défi que vous avez relevé avec un élève ?

Je donne des cours particuliers de mathématiques et des cours de physique à Chaudon et dans tout le département d’Eure-et-Loire et des Yvelines pour adulte aussi ! J’ai eu comme élève un militaire de carrière, un sergent, qui adorait l’armée mais voulait passer un concours interne qui lui ouvrirait les portes de l’école d’officier. Les mathématiques étaient obligatoires pour ce concours, car il était inscrit en section économie et social (niveau Terminal S et L1). Dans le passé, j’avais déjà eu des demandes pour préparer un concours administratif et le diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) qui permet aux personnes sans baccalauréat d’accéder aux études supérieures. Je suis par exemple encore en contact avec un de mes anciens élèves, niveau 4ème en mathématiques, il avait raté le brevet et avait fait une classe de seconde professionnelle, puis il avait travaillé cinq ans et plus tard, avait décidé de se lancer dans la finance. Pour y parvenir, il visait un master de mathématiques à l’université et devait donc au préalable obtenir le DAEU. En un an, je l’ai mis au niveau DAEU, il est entré à la faculté de mathématiques et aujourd’hui, il poursuit un Master 1. Il me donne des cours maintenant ! Il a un gros module de statistique, et je lui ai demandé un cours de statistique. Je lui envoie des élèves de petits niveaux de classe car il donne aussi des cours. MAEVA.
2èm histoire : j’ai travaillé en échange de service. Les parents étaient sans moyen et le père très bricoleur. Je donnais des cours de mathématiques à sa fille. C’est l’élève qui m’a demandé si elle pouvait payer en « fioul ». J’ai donc été parler aux parents. Nous avons mis en place un système une heure de cours particulier contre une heure de bricolage chez moi, à l’instar des Systèmes d’Echange Locaux). Je suis ouvert à ce type d’arrangement lorsque les deux parties y trouvent leur compte !

Qu’est ce que nous ignorons sur votre métier de professeur particulier ?

Être professeur particulier de sciences, c’est également faire du coaching, de la mise en confiance. Et il faut être extrêmement organisé. Beaucoup de personnes ne se rendent pas compte que c’est un vrai métier : trajet, cours, après cours, préparation de cours pour le supérieur, exercices à corriger par mail ou sms. Où déjeuner….seul, entre deux cours (sauf cas exceptionnel de déjeuner avec les confrères de ma région) ?!

Votre projet de demain ?

Continuez à voguer toute la semaine d’un élève à l’autre, et d’ici quelques temps, penser à une retraite….active !

Pierre

Professeur de guitare

Comment prépare-t-on un premier cours avec un nouvel élève ?

C’est avant tout une rencontre, alors j’évite d’arriver avec un cours tout prêt. Evidemment, je propose toujours des morceaux que j’ai choisis en fonction du niveau de l’élève, mais ça peut très bien ne pas lui plaire, il a peut-être aussi des envies. Etre professeur particulier, c’est s’adapter et écouter. Une chose est sûre, un élève qui essaye d’apprendre un morceau qui ne lui plait pas ne progressera pas. Mais il faut tout de même rester sérieux et ne pas donner de faux espoirs ! Un débutant ne pourra pas jouer le solo de « Stairway to heaven » même s’il est un fan absolu de Jimmy Page !

Ah… Donc jouer Led Zeppelin en 3 semaines ce n’est pas possible ?

C’est possible si je trafique la partition, que j’enlève des notes afin de réécrire le morceau pour le rendre accessible. On peut tout faire a minima… Apprendre la guitare vite fait, mal fait. Mais c’est dommage parce qu’avec un peu de travail, tout est possible. En partant du morceau édulcoré on progresse au fil des leçons vers la partition originale. Mon élève le plus assidu enchaînait péniblement trois accords quand je l’ai rencontré, aujourd’hui il est très fier de me faire écouter ses propres compositions ainsi que sa liste de chansons pour emballer les filles !

Les ados vous confient leurs petits secrets alors ?

Oui c’est vrai pour certains d’entre eux, ceux que je connais le mieux, on passe parfois plus de temps à parler qu’à jouer.

Mais ça aussi c’est le métier. On est parfois un peu plus que des profs ! Ca n’est pas de la musique mais je suis heureux quand j’arrive à convaincre un de mes élèves d’arrêter de fumer ou que des parents me disent que leur enfant s’est apaisé ou a plus confiance en lui depuis qu’il a commencé les cours de guitare.

Comment faire progresser un élève ? Comment être sûr d’obtenir des résultats ?

D’abord il n’y a pas de miracle, pour progresser il faut travailler même quand le prof n’est pas là ! Après, moi, à chaque cours j’arrive avec des exercices personnalisés. Et j’en envoie aussi par mail afin de m’assurer du travail de mes élèves. Manque de vélocité ou difficulté à maintenir le rythme, il y a une solution à chaque problème et pour chaque élève. L’important c’est que la guitare reste un plaisir. Sinon, on décroche vite.

Justement, comment éviter qu’un élève ne se décourage ?

Mes 10 ans d’expérience m’ont appris qu’il fallait avant tout donner envie aux élèves. Donc régulièrement, on écoute ensemble les morceaux qu’ils aiment, on les décortique, on repère les instruments… Je leur apprends à utiliser un peu leur oreille musicale. Et puis souvent aussi, je leur fait écouter mes morceaux préférés, je leur explique pourquoi ils sont importants dans l’histoire de la musique ou du groupe en question. Je leur fait essayer mes guitares aussi… Bref, l’apprentissage ne doit pas être monotone. Et puis pour éviter qu’un élève ne se décourage, il faut lui montrer qu’il réussit, qu’il progresse, à chaque cours. Pour chaque élève, il faut trouver les objectifs à atteindre.

Comment évaluez-vous la progression d’un élève ?

Je la mesure à chaque cours. Cela permet d’affiner d’une semaine sur l’autre. Mais j’ai aussi un programme pédagogique sur l’année. Par exemple, grosso modo, au bout de 3 mois, après 12 cours, un grand débutant doit être à l’aise avec un ou deux morceaux que l’on a travaillés ensemble, connaitre sa gamme sur le manche… Mais tout cela est théorique. L’intérêt du cours particulier c’est justement de pouvoir faire du sur-mesure. Il n’y a pas de bulletin de notes !

C’est pas comme au Conservatoire, il n’y a pas d’interro de solfège !

C’est sûr que moi, je ne fais pas passer d’examens. Le diplôme chez moi, c’est le « bœuf ». Quand je peux jouer et improviser avec mon élève, c’est gagné. Mais je suis tout de même parfois amené à valider des acquis. Par exemple cette année, j’ai une élève en classe spécialisée. Elle a des cours classiques le matin et danse ou musique l’après-midi. Chaque trimestre, son école me demande d’évaluer son niveau et de consigner ses acquis dans un formulaire.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le fait de donner des cours particuliers de guitare?

C’est d’abord la facilité avec laquelle j’ai trouvé des élèves grâce à Internet. Avec SuperPROF, en quelques clics, j’ai créé mon annonce de cours de guitare à Paris et mes premiers élèves m’ont contacté. Le bouche-à-oreille a fait le reste. Etre professeur particulier, c’est aussi établir sa propre pédagogie, gérer son emploi du temps et surtout transmettre son savoir. Ça c’est stimulant. Cela permet aussi de faire des rencontres étonnantes. Un exemple : En plus de la guitare, je suis professeur de ukulélé et j’enseigne à une comédienne et une artiste de cirque la pratique de cet instrument afin qu’elles puissent l’intégrer dans leurs spectacles.

Vous donnez aussi des cours en groupe. Comment ça se passe ?

C’est un élève à qui je donnais des cours particuliers qui en a parlé dans son entreprise. Puis tout s’est fait très simplement. J’y suis allé un soir, ils étaient 4 avec des niveaux très différents. Pas simple de faire une séance cohérente mais le courant est passé et le directeur a été séduit par le lien que le cours créait entre ses salariés. Il m’a demandé de revenir. Une heure-et-demi par semaine, je leur donne donc des cours de guitare et en plus quelques conseils pour améliorer leur prise de parole et leur confiance en public.

Démonstration du talent de Pierre à travers ces 2 vidéos :

Antoine

Professeur de piano

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le fait de donner des cours particuliers ? Avez-vous toujours rêvé d’enseigner ?

J’ai commencé à donner des cours particuliers de piano pour gagner un peu d’argent, et aussi parce que je trouvais que c’était très enrichissant et constructif. On peut souvent se reprocher la même chose qu’à l’élève dans une certaine mesure…

Depuis combien de temps êtes-vous professeur particulier de piano et est-ce votre activité principale ?

Je donne des cours particuliers à Paris depuis deux ans maintenant, mais mon activité principale reste celle de pianiste, tout en étant étudiant puisque je n’ai pas encore terminé mes études de musique !

Comment avez-vous connu SuperPROF et quand vous êtes-vous inscrits ?

C’est en recherchant un professeur d’italien à Paris que j’ai connu SuperPROF à ses tous débuts, en septembre 2013. Et c’est en découvrant le site et ses annonces de SuperPROFs que j’ai décidé de poster ma propre annonce, en tant que SuperPROF cette fois !

Comment prépare-t-on un premier cours avec un nouvel élève ?

Tout dépend de son niveau. S’il s’agit d’un-e débutant-e, il peut être intéressant d’imaginer quelques exercices ludiques et amusants pour aider à se familiariser avec l’instrument. Pour les autres niveaux, il n’y a pas de grande préparation avant un cours, étant donné que la teneur de la séance dépendra du choix de l’œuvre à travailler et de la manière dont elle est jouée !

Comment faire progresser un élève ? Comment être sûr d’obtenir des résultats ?

Avant toute chose, il faut comprendre ce que l’élève recherche. Il faut également toujours s’assurer que l’élève a bien compris, c’est le but d’un cours particulier (certains ne se manifestent pas et n’osent pas demander de plus amples explications, sans doute par timidité ou gêne), et ensuite essayer de comprendre ses difficultés pour entamer une réflexion commune et élaborer un plan d’attaque pour les surmonter.

Comment éviter qu’un élève ne se décourage ?

Il ne faut pas forcer un élève à travailler une œuvre qui ne l’intéresse pas du tout, car dans le cas des pianistes amateurs, le but de ces cours est avant tout de se faire plaisir. Si on lui force trop la main, la musique deviendra pour lui un « exercice » ou une contrainte de plus dans sa vie, ce qu’il faut à tout prix éviter. Le mot d’ordre est le plaisir de jouer !

Comment évaluez-vous la progression d’un élève ? Leur donnez-vous des exercices à faire à la maison ?

Cette question ne s’applique pas à mon domaine. Dans le cas de la musique classique, les progrès sont évidents…car il sont instantanément audibles.

Quel est à ce jour le plus grand défi que vous ayez relevé avec un élève ?

Une de mes élèves travaillait une oeuvre très complexe, qu’elle pensait même trop difficile pour elle ; cependant, elle s’est accrochée, a travaillé avec ténacité, et a fini par réussir à la jouer de manière très honorable ! Une aventure enrichissante et un défi relevé qui m’a rendu très fier d’elle !

Qu’est-ce que SuperPROF vous a apporté ? Avez-vous des suggestions, commentaires ou idées lumineuses pour contribuer à la communauté SuperPROF ?

SuperPROF permet de faire de la publicité autour de ses cours particuliers (et ce, entièrement gratuitement, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on est étudiant !), et permet de regrouper les élèves et les professeurs particuliers sur un même site, ce que je trouve très pratique. Un jour, je suis prof, le lendemain, je suis élève !

POUR LA BELLE HISTOIRE…DE GÉNÉROSITÉ

A l’initiative de SuperPROF et de l’association Réseau-Friche, Antoine a généreusement accepté de jouer bénévolement pendant la Nuit Blanche à Paris le 4 octobre 2014. Avec un autre SuperPROF, il s’est relayé une partie de la nuit au piano qui avait été installé dans une friche de la Goutte-d’Or, afin d’illustrer musicalement le parcours artistique organisé dans le 18èm arrondissement de Paris.

Démonstration du talent d’Antoine à travers cette vidéo :

Camillo

Professeur de natation

Depuis combien de temps faites-vous cela et est-ce votre activité principale ?

10 ans déjà, pendant les vacances d’été ! J’ai obtenu mon brevet de maître-nageur et sauveteur à l’âge de 17 ans dans ma ville d’origine, Finale en Italie (ndlr : entre Nice et Gêne, en Ligurie). J’ai donc occupé activement mes étés en donnant des cours au club nautique de la plage et même dans la mer (Finale est une ville balnéaire !).

J’ai ensuite obtenu mon diplôme d’urbaniste, et c’est mon activité principale. Je donne désormais des cours particuliers de natation dans mes moments libres.

Comment avez-vous connu SuperPROF ?

J’ai connu SuperPROF à ses débuts à l’été 2013, par l’intermédiaire d’un de mes amis qui s’était inscrit en tant que professeur particulier de Rubik’s cube chez SuperPROF.

Comment prépare-t-on un premier cours avec un nouvel élève ?

Si les étapes sont toujours les mêmes : apprendre à flotter – à mettre la tête sous l’eau – à nager, la méthode dépend de l’élève, et notamment de son âge. Elle est différente selon qu’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte, d’un élève qui ne sait pas du tout nager, d’un faux débutant ou d’un élève en perfectionnement.

Les enfants ne paniquant pas dans l’eau (sauf lorsqu’ils perdent pieds), j’alterne d’emblée entre éléments ludiques et techniques. Je commence par des exercices ludiques afin de leur apprendre à respirer sous l’eau et à nager : aller chercher des anneaux de tailles différentes sous l’eau, jouer avec la frite, etc.

Les adultes débutants ou faux-débutants, quant à eux, ont d’abord besoin de se relaxer car ils peuvent paniquer dans l’eau. Leur peur est beaucoup plus difficile à maîtriser que celle des enfants, car elle est intellectualisée. Je commence donc par des exercices de respiration et de relaxation, en position allongée ou assise. J’enchaîne avec des exercices de bras et jambes, puis c’est au tour de l’apprentissage de la respiration sous l’eau. Ce n’est qu’après que l’on peut aborder les différents styles et techniques de nages (brasse, crawl, dos, papillon).

Tout apprentissage s’effectue avec l’aide de différents flotteurs : planche, frite ou autre « pull-buoy » qui permettent à l’apprenti nageur de faire des allers-retours dans le bassin.

Comment faire progresser un élève ? Comment être sûr d’obtenir des résultats ?

Les progrès sont très rapides en natation ! Les débuts sont difficiles car le cerveau ne reconnaît pas les mouvements de jambes et de bras exigés, les muscles n’y sont pas habitués et un simple battement de jambes peut sembler…la mer à boire.

Et pourtant, en moyenne, les débutants arrivent à nager sans aucune aide à la fin de la troisième séance. Le style n’y est pas encore, bien entendu !

Comment éviter qu’un élève ne se décourage ?

Les enfants, surtout les plus petits de 4 ou 5 ans, ont parfois peur de l’eau, sont fatigués après l’école, et peuvent donc être démotivés à leur arrivée dans le bassin. J’ai un truc infaillible pour maintenir la motivation à son maximum : je décerne des médailles et autres petites coupes à la fin de chaque cycle de cours, afin de récompenser l’enfant pour ses progrès.

Il y a peu d’abandon, hormis pour raisons financières. Cependant, j’ai déjà été confronté à la situation : un élève débutant avait réservé des séances intensives afin d’apprendre à nager le plus rapidement possible. Il était comédien et venait d’être engagé pour interpréter un personnage qui…nageait. J’ai découvert qu’il avait la phobie de l’eau et n’arrivait pas à mettre la tête sous l’eau, à moins de s’accrocher à moi. Il a malheureusement abandonné très rapidement.

Comment évaluez-vous la progression d’un élève, sans interrogation ou examen ? Leur donnez-vous des exercices à faire à la maison ?

Absolument, je suis partisan des exercices à la maison…ou plutôt à la piscine ! Je leur demande de se rendre seuls à la piscine, entre nos cours, et d’essayer de nager sans aucune aide. Apprivoiser dès le commencement les codes de ce nouvel environnement et l’expérimenter sans son professeur particulier, c’est essentiel.

Avez-vous des anecdotes à partager ?

Il m’est déjà arrivé d’être invité à venir jouer chez eux par mes plus jeunes élèves ! Les petits enfants sont en effet tellement contents lorsqu’ils arrivent à nager qu’ils développent un certain attachement pour leur tuteur.

Quel est à ce jour un grand défi que vous ayez relevé avec un élève ?

Un de mes élèves ne savait pas nager, avait peur de l’eau et des problèmes respiratoires, au point qu’il n’allait jamais à la mer. Il m’a contacté après avoir décidé que ses prochaines vacances ne se passeraient pas à la montagne, pour une fois ! À 30 ans, il souhaitait commencer une nouvelle activité physique et en profiter pour surmonter sa peur de l’eau. À raison d’un rythme soutenu de trois cours par semaine pendant un mois, après le travail, et avec une belle volonté, son objectif était atteint. Et il a passé d’excellentes vacances en maillot de bain !

Un enfant semblait avoir des difficultés à nager lors des sorties piscine avec l’école primaire. Au cours de nos séances particulières, j’ai réalisé qu’il savait nager et qu’il avait simplement besoin d’une d’attention particulière pour être mis en confiance. Le grand avantage des cours particuliers !

Qu’est ce que nous ignorons sur votre métier de professeur particulier ?

En natation, certaines barrières sont physiques, et d’autres psychologiques. Mais saviez-vous que des personnes croient ne pas savoir nager, alors que c’est le fait d’évoluer dans un environnement avec des codes qu’elles ne maîtrisent pas, en maillot de bain, qui les met mal à l’aise. Elles s’imaginent par exemple que les autres nageurs ont un niveau de compétition et qu’ils les scruteront et les jugeront.