Cours particuliers Langues Musique Soutien scolaire Sport Art et Loisirs
Partager

Comment se débrouiller sur l’archipel nippon quand on ne parle pas la langue ?

De Samuel, publié le 12/07/2017 Blog > Langues > Japonais > Apprendre le Japonais au Japon : Lost in Translation

Selon l’Office National du Tourisme Japonais (JNTO), en 2016, le nombre de visiteurs Français ayant visité le Japon aurait atteint 235 400.

Lorsque l’on arrive au Japon en tant qu’Occidental – Américain ou Européen -, la barrière de la langue et l’acculturation sont telles que nous sommes complètement perdus.

Au pays du soleil levant, la transcription en anglais n’est pas monnaie courante, et nous sommes inondés d’hiragana katakana, des idéogrammes s’apparentant à des « hiéroglyphes » que l’on ne comprend absolument pas.

A l’aéroport, dans le métro, dans la rue… Des caractères chinois au Japon ?

Et non, nous étions prévenu avant de partir au Japon : pour écrire le japonais, maîtriser les kanji japonais, avoir quelques bases ou être ceinture noire troisième dan grammaticalement parlant, il faudra bosser, répéter, réviser encore et encore.

Pourtant, il faut non seulement se débrouiller pour se faire comprendre, mais surtout chercher comment apprendre à prononcer quelques phrases en japonais.

Car comme dans le reste des pays d’Asie de l’est – Chine, Taïwan, Corée du Sud -, rares sont les locaux qui savent parler anglais de Hokkaido à Kyushu, partout en dehors de la capitale.

Tentez de parler anglais aux commerçants Japonais à Okinawa, Fukuoka ou Sapporo… Nous parions que c’est une entreprise quasi vaine.

Article premier pour apprendre le japonais au Japon en autodidacte : comme pour tout apprentissage des langues, commencer par reconnaître les premiers mots phonétiquement.

La rédaction de Superprof s’est penchée sur quelques astuces pour pouvoir se débrouiller au Japon quand on est gaijin, et pour apprendre à parler japonais sur place.

Albane-aurore

Nos professeurs sont tellement heureux

”Avec Superprof, j’ai pu trouver des élèves sérieux, motivés et désireux d’apprendre. Je recommande Superprof!”

Prendre des cours de japonais au Japon

Nous avons le souvenir du film Lost in translation (2003), réalisé par Sofia Coppola, où deux Américains – Bill Murray et Scarlett Johansson – se retrouvent au Japon à l’insu de leur plein gré, totalement perdus dans un univers Tokyoïte qu’ils méconnaissent parfaitement.

Le film parvient à transcrire l’essentiel des clichés de la vie au Japon et illustre bien à quel point il est nécessaire de savoir parler quelques mots japonais lors d’un voyage au Japon.

Dès lors, des cours de japonais s’imposent impérieusement pour progresser et être à l’aise une fois sur place, tant au niveau de la prononciation que de la lecture de l’alphabet japonais ou du vocabulaire japonais.

Voici quelques écoles de langue au Japon qui aideront à devenir nipponophone.

Dokodemo

En japonais, dokodemo signifie « partout », « n’importe où ». C’est un organisme qui s’adresse aux francophones qui partent étudier au Japon.

Se former sur une langue seconde au pays du soleil levant : trouver son école. Yoko et Yurie sont nées en France. Aujourd’hui, leur rêve d’apprendre le japonais à Shibuya (Tokyo) se concrétise.

Structure de cours de japonais et d’aide à l’installation sur place, Dokodemo est implantée dans six écoles au Japon, à Sapporo, Tokyo, Kyoto, Osaka, Fukuoka et Okinawa.

Dokodemo est multitâches et présente une large palette de prestations :

  • Organisation d’échanges linguistiques,
  • Aides à l’hébergement en famille d’accueil,
  • Soutien personnalisé dans la recherche d’un logement au Japon,
  • Stages professionnels en entreprise,
  • Formation pour entrer dans une université japonaise.

Les cours pour tout niveau de langue – niveau débutant, niveau intermédiaire, niveau avancé – s’adressent à tous et vont du simple séjour linguistique de trois mois à une formation de cours intensifs de deux années.

Les six écoles disposent de plusieurs classes de 15 à 20 élèves.

Des cours thématiques permettent de s’immerger dans une initiation à la langue japonaise, de découvrir l’Histoire du Japon et la culture nippone, et de suivre une préparation au Japanese Language Proficiency Test (JLPT), un test d’aptitude en langue japonaise.

Ce test est une certification que l’on peut proposer aux employeurs et qui atteste d’un niveau de japonais professionnel ou courant suffisant pour pouvoir travailler au Japon.

Chaque apprenant peut donc se familiariser et apprendre cette nouvelle langue :

  • Les mots en romaji : transcription en alphabet latin des idéogrammes,
  • Les kanji et les kana : idéogrammes chinois et japonais (hiragana katakana),
  • L’écriture japonaise,
  • Les formules de politesse, nombreuses dans la culture japonaise, shinto et bouddhiste,
  • La calligraphie japonaise,
  • la construction grammaticale du japonais.

C’est un peu le cousin asiatique du TOEIC, du TOEFL, du DELF et du certificat Voltaire.

L’institut Japonais

Cette structure n’est pas une école de japonais, mais un prestataire proposant le séjour au Japon, l’apprentissage en immersion par la pratique et le séjour linguistique.

C’est l’idéal en effet, pour parler japonais dans la vie de tous les jours auprès d’un correspondant Japonais ou avec son enseignant natif, avec des mises en situation et des jeux pour apprendre par cœur de façon ludique.

L’institut japonais met à disposition des cours de langue japonaise, mais aussi des solutions d’aide à l’hébergement en famille d’accueil ou en résidence.

L’Espace Langue Tokyo

L’espace langue Tokyo est une école franco-japonaise installée, comme son nom l’indique, dans la capitale japonaise.

Apprendre d'autres mots japonais seul. Envie de progresser après les cours particuliers ? Les bibliothèques aideront peut-être…

L’école dispense des cours intensifs, des cours collectifs et des cours privés de japonais, auprès de professeurs bilingues.

Outre le fait d’apprendre une langue, l’école de langue offre donc le luxe, la possibilité de parler français dès lors qu’une difficulté insurmontable se présente.

L’école propose des classes en petits effectifs.

Idéal pour l’apprenant, elle déploie une méthode pédagogique adaptée à son public, en mettant la compréhension orale au cœur du processus d’apprentissage du japonais.

Pour les francophones peu enclins à suivre des cours collectifs, l’espace langue Tokyo met aussi à disposition ses professeurs bilingues pour des cours particuliers.

Le cours individuel présente l’avantage non négligeable d’avoir un professeur de japonais natif et d’être guidé par ses compétences linguistiques.

En somme, c’est le personal trainer, le coach en langue japonaise.

Shinjuku Nihongo Gakko

Shinjuku Nihongo Gakko (ou institut de langue japonaise de Shinjuku) est une association – une fondation – éducative reconnue par l’État japonais.

Créé en 1975, l’institut attire différentes nationalités du monde entier.

Le nom de la méthode est « la méthode Ezoe« , elle met à disposition des étudiants un dispositif intitulé « Visual Learning Japanese », constitué d’une combinaison de contenus de formation en ligne et hors ligne de leçons vues en classe.

L’objectif affiché est de permettre aux étudiants de continuer d’apprendre à domicile, sans professeur, de réviser à la maison, et d’étudier le japonais plus rapidement.

Travailler au Japon : la meilleure des formations ?

Quoi de mieux pour apprendre la langue japonaise que de partir travailler au Japon, de baigner dans son univers linguistique et de s’immerger dans un programme d’échange interculturel ?

Travailler dans un pays est le meilleur moyen pour savoir bien parler l'idiome du pays d'accueil. Marie a franchi le cap : donner des cours de FLE dans une école japonaise, cependant qu’elle apprend le japonais.

Assurément, il faudra vivre comme un natif et quitter son rythme de vie français. Voici quelques astuces pour plonger en immersion linguistique et culturelle au quotidien.

Trouver du travail au Japon ?

Bonne idée. C’est une excellente solution pour apprendre certains mots techniques de vocabulaire et sortir des sentiers battus.

Se constituer un lexique de mots japonais, par exemple avec un dictionnaire japonais, et faire des flash-cards (procédé mnémotechnique stimulant la mémorisation).

Travailler au Japon n’est pas aussi facile que trouver un emploi au Canada, en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

Mais en sollicitant un visa – par exemple, le PVT, programme vacances-travail au Japon -, le nipponophone de niveau débutant pourra prétendre à quelques petits boulots requérant de faibles qualifications : plonge en restauration, service, manutention de base.

Avec une spécialisation, l’on peut aussi proposer son expérience professionnelle française au Japon : en tant que professeur de français langue étrangère (FLE), professeur de musique ou donner des cours particuliers de soutien scolaire en anglais.

Où comment faire d’une entreprise japonaise un véritable centre de formation linguistique.

Fréquenter des Japonais pour devenir nipponophone

Un mode d’apprentissage idéal pour apprendre à parler japonais gratuitement, résulte dans le choix de vie en colocation.

Faire de la colocation au Japon

Trouver un logement pour vivre au Japon peut notamment être difficile – et onéreux – dans une grande ville telle que Tokyo, Yokohama, Osaka, Nagoya ou Sapporo.

Partager son logement avec des locaux : la meilleure des formations linguistiques ! En plus d’apprendre de nouveaux mots, vos colocataires Japonais se feront un plaisir de partager les charmes de leur gastronomie. Comment dit-on « Puis-je reprendre un sushi ? Merci ! » ?

En partageant son logement avec un Japonais natif ou plusieurs locuteurs nipponophones, l’anglais sera l’outil maître pour pouvoir communiquer et un échange linguistique gratuit pourra s’installer entre colocataires.

Pour approfondir son expression orale et augmenter son niveau de langue, il n’y a pas mieux que la colocation.

D’abord, on note la transcription phonétique de chaque mot japonais, puis on apprend à lire et écrire les mots avec les caractères du système d’écriture japonaise, pour apprendre comment dire :

  • Bonjour : Ohayô gozaimasu, Konnichiwa, Konbanwa,
  • Merci : on écrit « arigatô », mais prononcer « aligato »,
  • S’il vous plaît : onégaïshimass ou kudasaï,
  • Bon appétit : Itadakimasu, pour dire « merci d’avoir préparé ce repas »,
  • Bonne nuit : Oyasumi.

Les Japonais sont souvent très curieux de la France et heureux de partager la culture de la société japonaise, la civilisation japonaise aux étrangers (gaijin en langue japonaise) et de leur apprendre leur langue maternelle.

Aussi, enseigner à des jeunes qui se demandaient comment apprendre le français, le tout en étudiant la langue nippone, apportera sans nuls doutes de nombreux bénéfices mutuels.

Et, dans le cadre de cette formation en langue informelle, les colocataires pourront aussi découvrir la cuisine japonaise et l’aspect authentique et traditionnel de la vie au Japon.

Fréquenter le plus de Japonais possible

Quelle que soit l’activité pratiquée au pays du soleil levant, il est important de sortir afin de côtoyer un maximum de locaux possible.

Solution numéro une pour sortir : le bar, le restaurant – les kaiten sushi par exemple -, les discothèques japonaises. Là, on se sentira vraiment comme Bill Murray incarnant le personnage de Bob Harris dans le film Lost in translation.

La langue japonaise est un idiome syllabique : les syllabes rythment la phrase japonaise.

Aussi, les sons et la tonalité de la langue japonaise nous sont familières : la prononciation du japonais est facile pour nous autres Gaulois.

En effet, l’on doit prononcer les A, I et O comme dans la langue française. Les U se prononcent « OU », les E se disent É.

Sortir le soir aidera donc à se faire des amis au Japon pour pratiquer son japonais avec un natif ou plusieurs, et progresser rapidement.

Les Japonais sont très friands des soirées karaoké, comme un peu partout en Asie.

Aller passer une soirée dans un bar à karaoké peut faire rencontrer des locaux tout en prenant du bon temps, apprendre sans avoir l’impression de réviser ses cours de la journée.

Et plutôt que de chercher à communiquer avec des expatriés occidentaux comme c’est le cas dans le film Lost in translation, cherchez plutôt à entrer en relation avec un Japonais ou une Japonaise.

Être seul et en dehors de sa zone de confort n’aura jamais été autant stimulant.

Partager

Nos lecteurs apprécient cet article
Cet article vous a-t-il apporté les informations que vous cherchiez ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (moyenne de 5,00 sur 5 pour 1 votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *