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Quelle est la place du japonais à l’international ?

De Laura, publié le 14/12/2016 Blog > Langues > Japonais > La Langue Japonaise à Travers le Monde

Pays du Soleil Levant, 127 millions d’habitants, une super-mégalopole et évidemment les mangas.

Le Japon, 3e puissance mondiale, rayonne autant dans le secteur économique que culturel. En outre, sa langue officielle s’exporte dans de nombreux pays asiatiques, mais aussi d’Amérique !

Même si la langue japonaise a la réputation d’être une langue ardue, elle est utilisée régulièrement dans le monde de l’édition, du commerce international ou encore dans le secteur automobile.

Mais si vous souhaitez apprendre le japonais, il faudra se montrer patient, puisque la langue possède  :

  • quatre systèmes d’écriture,
  • de multiples niveaux de politesse
  • une prononciation subtile, à rythme syllabaire.

Mais une fois l’apprentissage abouti, la maîtrise de cette langue sera une vraie plus-value sur votre CV !

pour achever de vous convaincre, découvrons ensemble l’importance de la langue japonaise à travers le monde…

Combien de locuteurs compte le Japon ?

Combien coûte un cours de japonais ? Mis à part quelques dialectes, la population japonaise parle la même langue.

En 2013, la population japonaise s’élevait à plus de 127 millions d’habitants.

Selon le gouvernement japonais, sur un plan linguistique, le Japon est une nation quasi homogène, puisque 99% de la population parle le même langage. Avec ses 125 millions de locuteurs, le japonais officiel est le yamato, basé depuis le 17ème siècle sur la langue de Tokyo.

Selon le quotidien le Monde, le japonais est la 11ème langue la plus parlée au monde.

Tout au long de son histoire, la langue nippone s’est exportée dans certains pays d’Amérique Latine, durant les différentes diasporas connues par le Japon, dans des pays tels que le Brésil ou le Pérou. Selon l’ambassade du Japon au Brésil, entre 1,3 et 1,5 million d’habitants d’origine japonaise se sont installés dans le pays, et surtout à Sao Paulo !

Mais revenons un instant au pays du Soleil Levant si vous le voulez bien… Saviez-vous qu’au sein même du Japon, il existe des douzaines de dialectes ?

Le plus populaire est le « Kansai-ben », venu de la région du Kansai, située à 500 km de Tokyo. Le « Kansai-ben » est devenu tellement populaire au Japon que certains comiques à la TV n’hésitent plus à l’utiliser pour faire rire l’audimat (un peu comme un Parisien qui essaie de parler chti !).

Quelques expressions populaires qui diffèrent selon la région :

  • Bonjour : Konnichiwa à l’Est, Maido à l’Ouest
  • Comment allez-vous ? : O genki desu ka à l’Est, Moukarimaka à L’Ouest
  • Je vais bien : Genki desu à l’Est, Bochichidenna à L’Ouest
  • Au revoir : Sayonara à l’Est, Hona à L’Ouest

L’impact des colonisations japonaises sur la langue nippone

L’Histoire du Japon a été marquée par ses nombreuses colonisations…

En effet, le pays du Soleil Levant a dominé ses voisins immédiats durant une cinquantaine d’années.

En 1895, date de la fin de la guerre sino-japonaise, la Chine cède au Japon l’île de Formose (Taïwan) ainsi que la péninsule de Liaodong (sud de la Mandchourie).

Quelques années plus tard, la conquête de la Corée constitue une nouvelle étape importante du colonialisme japonais. De 1910 à 1918, le Japon prend le contrôle des terres coréennes et impose des changements administratifs draconiens.

Entre autre, une politique linguistique : en 1889, le Japon y créa un centre d’enseignement de la conversation en « langue nationale ». Ce centre devient rapidement une école destinée à la formation des enseignants en langue japonaise. Petit à petit, le gouvernement impose la langue nationale dans les écoles.

Résultat : dans ces territoires, la maîtrise du japonais devient la norme.

Le nippon devint aussi la langue officielle de Taiwan : l’instruction à l’école se fait en japonais, les noms des villes sont japonisées…

Quels sont les diplômes certifiant que je parle japonais ? Du fait de son Histoire, la langue japonaise s’est développée dans d’autres pays asiatiques.

En 1888, selon le Règlement sur l’éducation publique, l’article 1er stipule :

« L’école publique doit enseigner aux enfants taïwanais des principes moraux et des connaissances pratiques, et leur inculquer les caractéristiques de la citoyenneté japonaise »

Dans le Sud de la Chine, dans la région de la Mandchourie, le gouvernement japonais mène une politique linguistique moins stricte.

Dans cette région chinoise, les Japonais rependront leur « langue nationale », mais admettent jusqu’à un certain point les langues locales :  le mandchou, le chinois, le mongol et le coréen.

Petit à petit, on introduit le japonais dans les textes officiels au sein de l’administration locale. Dans les écoles, les enseignants sont alors bilingues. Ils parlent généralement le mandchou-japonais ou le mongol-japonais.

Encore maintenant, le japonais est utilisé à Taïwan. Selon le site « Journey to Taïwan » :

« les personnes, de moins en moins nombreuses il est vrai, nées dans les années 30 / 40, ont le japonais comme langue quasi-maternelle et l’utilisent encore par moment. De nos jours, le japonais reste l’une des langues les plus étudiées dans le cadre scolaire ».

L’enseignement du japonais dans le monde.

Tous les ans, de nombreuses personnes se lancent dans l’apprentissage du japonais pour :

  • aller travailler au Japon,
  • lire des manga,
  • regarder des animés,
  • vivre au Japon…

En moyenne, apprendre le japonais prend deux fois plus longtemps que d’autres langues européennes.

Les étrangers doivent apprendre par cœur les kana (l’alphabet phonétique) et kanji (l’alphabet symbolique) qui représentent 2 parties très importantes du système graphique japonais !

En France, comme dans toutes les langues étrangères étudiées à la faculté, le cursus de la langue japonaise est généralement divisé en deux filières distinctes :

  1. Langues Étrangères Appliquées (LEA),
  2. et Langue, Littérature et Civilisation Étrangères (LLCE).

Chacune de ces filières possède son lot de cours spécifiques et forme les étudiants vers un corps de métier propre.

L’Ambassade du Japon à Paris recense quelques 70 établissements en France qui dispensent des cours en japonais, dont près d’un quart en région parisienne. Cependant, une poignée seulement propose un cursus de Master et de Doctorat. Parfaits pour y apprendre grammaire et syntaxe de la langue japonaise

A l’échelle nationale, Paris fait figure de pôle principal, en particulier avec l’INALCO (Institut National desLangues et Civilisations Orientales), suivi de « pôles secondaires » comme Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille ou encore Strasbourg.

À noter : pour être reconnu au Japon, il est préférable que le diplôme français en japonais soit accompagné d’un certificat d’aptitudes en langue japonaise, le JLPT, délivré par le Ministère japonais de la Culture.

Cependant, selon les statistiques de la Fondation du Japon, le nombre d’apprenants du japonais en France s’élève à environ 15 000, plaçant ainsi la l’hexagone au 3éme rang parmi les pays du G8 après les États-Unis et le Canada, et au premier rang parmi les pays européens, selon le Ministère de l’Éducation Nationale !

Au niveau international, on compte 85 écoles japonaises dans le monde en 2006. En Italie, il existe même une école européenne du manga ! La première académie d’art dédiée aux techniques japonaises.

Le japonais : une langue utilisée dans le commerce ?

Peut-on devenir prof particulier de japonais ? Le Japon est considéré comme une plaque tournante du commerce asiatique. Il est alors intéressant d’apprendre la langue japonaise si on veut se lancer dans le commerce international.

Le Japon, île de 375 000 mètres carrés, détient une place stratégique dans le commerce international.

En effet, le pays nippon possède un vaste domaine maritime : un avantage environnemental crucial pour les échanges commerciaux.

Le commerce extérieur est alors un élément fondamental de l’influence commerciale du Japon dans le monde et surtout en Asie. Selon le Moniteur du Commerce International, 57% des importations japonaises et 48% de ses exportations sont signées avec l’Asie. La Chine est son premier partenaire commercial, dû à sa proximité géographique.

La 3e puissance mondiale domine de nombreux secteurs qui soulignent son rayonnement commercial :

  • l’automobile,
  • la robotique,
  • les biotechnologies,
  • les énergies renouvelables.

En 2014, le Japon est le 4ème importateur et exportateur mondial de marchandises et le commerce représente environ 36% du PIB japonais. Le pays est alors une plaque tournante du commerce asiatique.

Le pays nippon a aussi créé des liens privilégiés avec des pays occidentaux : le Japon est le premier créancier et le premier investisseur mondial.

Le pays possède aussi la Bourse de Tokyo qui correspond la deuxième place boursière du monde.

Il est alors très intéressant d’apprendre la langue japonaise puisque le pays peut être une mine d’or pour trouver du travail dans le commerce.

Si vous souhaitez entreprendre des études commerciales, l’apprentissage du japonais est souhaitable pour les employeurs. En effet, ce ne peut-être qu’un plus de posséder un diplôme attestant votre niveau en japonais. Pour cela, il existe un examen de linguistique, équivalent au TOEIC anglais, 
avec quatre niveaux : la référence la plus largement reconnue en matière de maîtrise du japonais par des non-natifs est le test d’aptitude en japonais (JLPT), créé en 1984.

Un plus que les recruteurs apprécient.

Le rayonnement de la langue japonaise dans le monde à travers les mangas.

Puis-je choisir le japonais en LV2 ? Les mangas permettent d’exporter la langue et la culture nippone à travers le monde.

Qui n’a jamais lu ou vu un manga ? Depuis leurs premières apparitions en Europe en 1970, ils n’ont cessé de fasciner petits et grands.

Voici quelques chiffres :

  • la vente des mangas a augmenté de plus de 150% entre 2000 et 2005,
  • les mangas représentent 40% des ventes de bandes dessinées en France,
  • en 2008, 15 millions de mangas ont été vendus pour un chiffre d’affaire de près de 95 millions d’euros.

Inventé par le caricaturiste Katsushika Hokusai, le terme manga signifie littéralement « image dérisoire ».

Au Japon, le terme manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large, alors qu’en Occident il a une signification et une connotation incontestablement nippones. Au moins autant que la calligraphie japonaise !

Ces hebdomadaires, très appréciés, ne sont pas chers par rapport à leur pagination (en moyenne ils sont à 230 yens, soit un peu moins de 2 euros).

Au Japon, le manga fait partie intégrante de la vie quotidienne des Nippons (40% des livres achetés). Dès leur plus jeune âge, l’histoire ou la religion sont enseignées dans les écoles primaires grâce aux mangas. Dans la rue on trouve des distributeurs de mangas, les affiches publicitaires sont omniprésentes, des séries sont diffusées à la télévision… Une vraie culture manga existe au Japon.

Il fait alors partie de la vie des Japonais, mais compose aussi un formidable moyen d’exporter la langue japonaise à l’étranger.

Passerelle vers la culture japonaise, le manga compte des adeptes sur l’ensemble de la planète. Il permet d’accroître l’intérêt envers la culture nippone. Il demeure l’un des produits d’exportation les plus rentables du point de vue économique et social.

Par exemple, l’Amérique du Nord est l’un des pays qui achètent le plus de mangas avec une valeur estimée début 2011, à 300 millions de dollars. D’autres marchés conséquents existent aussi dans de nombreux pays d’Europe et d’Asie. La série Pokemon, lancée en 1996, représente sans doute l’une des exportations de mangas les plus rentables, avec des recettes supérieures à 150 milliards de dollars.

Début 2006, la France dispose, avec plus de 13 millions d’exemplaires annuels, du second marché de mangas au monde après le Japon et devant les États-Unis. Ils représentent 26 % du chiffre d’affaires de la bande dessinée et constituent la plus forte progression derrière la fiction jeunesse, se plaçant en deuxième position des secteurs de l’édition les plus dynamiques.

Le plus important est le Shonen Jump tiré à plus de 5 millions d’exemplaires.

Voici le top 5 des meilleures ventes de mangas :

  1. Dragon Ball: 17 000 000 exemplaires
  2. One Piece: 2 000 000 exemplaires
  3. Gunnm: 1 300 000 exemplaires
  4. Akira: 1 100 000 exemplaires
  5. Kenshin: 1 500 000 exemplaires

Autant d’oeuvres qui ont participé au rayonnement de la langue japonaise à travers la culture !

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