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Apprendre la langue russe dans la ville rose

De Philippe, publié le 17/05/2017 Blog > Langues > Russe > Où Trouver des Cours de Russe à Toulouse ?

De loin, on se fait volontiers de la Russie une image glaciale : de vastes étendues steppiques recouvertes d’un épais manteau de neige la plus grande partie de l’année…

Pourtant, si l’hiver est effectivement des plus rudes (sauf dans les contrées méridionales de la mer Noire), l’été continental est ensoleillé et étouffant, avec un soleil de plomb.

Une petite parenté estivale donc avec « Toulouse la romaine », selon le surnom donné par le poète Victor Hugo à la capitale du Haut-Languedoc !

Sans conteste, le russe est l’une des langues vivantes les plus importantes de la planète.

Langue maternelle par excellence au sein de la Fédération de Russie, plus grand pays du monde, ce dialecte slave – permettez-moi l’expression – est également la langue officielle d’une infinité d’autres États d’Europe de l’Est et d’Asie centrale.

C’est aussi un phare culturel de premier plan, fort d’une littérature pleine de talents : Pouchkine, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, Tchekhov et  Soljenitsyne sont autant de noms qui ont traversé les frontières et connu un immense succès en France.

L’importance géopolitique et le riche passé de la langue russe expliquent qu’elle soit tant étudiée dans l’Hexagone, y compris à Toulouse, comme nous allons le voir !

L’Éducation nationale toulousaine et le russe

Il y a quelques années, Lyudmyla Afanas Yeva a soutenu dans le Midi une longue thèse sur L’enseignement du russe en France dans le système éducatif public, à la suite de l’« année croisée de la Russie en France » décrétée en 2010.

Le professeur Michel Billières, de l’université Toulouse II-Le Mirail, siégeait au jury lors de la soutenance fin 2012.

Quelles sont les principales conclusions de cet état des lieux ?

En 1991, le russe était la cinquième langue étrangère la plus étudiée en France, position restée stable d’après les statistiques de 2009.

Quelles formations russes sont disponibles à toulouse ? Etudiez la langue russe à Toulouse !

La donne a cependant changé dès 2011, le russe passant à la septième position, derrière le chinois (mandarin) et le portugais.

Dans l’enseignement secondaire, le russe était enseigné dans 261 établissements français en 2012, contre 308 en 2006.

Cette baisse importante n’empêche pas les cours de russe d’être bel et bien présents dans le second degré pour ce qui est de l’académie de Toulouse :

  • le collège des Chalets à Toulouse, pour la LV2 ;
  • le lycée Saint-Sernin, en plein centre-ville, pour la LV1 et la LV3 ;
  • le lycée privé sous contrat Sainte-Marie-des-Champs au 169, avenue Jean-Rieux, pour la LV3.

Il n’y a pas de russisants dans les écoles primais de Haute-Garonne, où on ne peut qu’apprendre l’anglais (les trois quarts des élèves), l’espagnol, l’allemand et l’italien (très rare).

De même, ce n’est pas la peine de chercher dans le 31 une section internationale pour le russe, même au lycée Victor-Hugo de Colomiers !

 

 

On aura remarqué que le russe langue étrangère n’est pas très prisé à Toulouse, ce qui explique l’absence de portail dédié à cet idiome slave sur le site Internet du rectorat.

En fait, l’académie a en 20 années (depuis la désagrégation de l’URSS) perdu 53% de ses effectifs russophones : c’est le septième rectorat le plus touché de ce côté-là !

Il y a une dizaine d’années, les russophiles ont pu apprécier le dispositif public Centra permettant aux ados d’apprendre le russe en e-learning avec un « professeur virtuel ».

Cette passerelle s’adresse aux inscrits d’autres établissements, pour élargir le socle des commençants :

  • le lycée Berthelot à Toulouse ;
  • le collège André-Malraux à Ramonville-Saint-Agne ;
  • le collège Jean-Paul-Laurens à Ayguevives ;
  • le lycée du Castella à Pamiers (sous-préfecture de l’Ariège).

On ne peut que déplorer que l’expérience n’ait guère été concluante, même si les supports créés ne l’auront pas été pour rien !

La communauté russe toulousaine est très réduite, mais elle dispose d’une paroisse de l’Église « orthodoxe » russe  avenue de Grande-Bretagne, sur la rive gauche de la Garonne, près de la Patte-d’Oie.

Les russophones toulousains à l’Université

Toulouse, avec ses 470 000 habitants intra-muros, accueille près de 100 000 étudiants.

Elle se classe au troisième rang des meilleures villes étudiantes françaises.

Outre le fait de combler les lacunes de la scolarité obligatoire pour l’enseignement du russe, la fac a l’énorme avantage d’être ouverte à tout le monde, sans distinction d’âge ou d’occupation.

Bacheliers et retraités y côtoient de jeunes actifs, mais aussi des auditeurs libres de passage, plus ou moins assidus et sérieux, assistant par curiosité aux cours en amphi qui les intéressent.

La grande université littéraire de Toulouse se situe dans un quartier périphérique : le Mirail, desservi par la ligne A du métro. Son nom est « Jean-Jaurès ».

L’UFR des langues étrangères y est immense, ce qui explique qu’il accueille une « section de slavistique » spécialisée dans le polonais… et le russe.

La littérature russe est d'une transcription difficile : une immersion totale est nécessaire pour la réviser. Stage linguistique | Pas de meilleure formation continue qu’un voyage en Russie !

Hormis une activité culturelle intense (films en VO, actualités de tout ce qu’il peut y avoir d’intéressant à la télévision, festivals locaux, etc.), plusieurs diplômes de langue russe peuvent être préparés.

Il y a d’abord la filière traditionnelle LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères) dès le bac+1, comprenant une licence, puis un master spécialité « Études slaves ».

Une licence LEA (langues étrangères appliquées) propose parallèlement de choisir le russe au côté de l’anglais, en s’adaptant à deux groupes de niveau (débutants d’une part ; aisance de niveau B1 minimum d’autre part).

Deux masters viennent consacrer ce parcours : « Affaires économiques internationales » et « Commerce international », avec stage à l’étranger – un bon deal pour faire un séjour linguistique en Russie.

Un DU (diplôme universitaire) d’études pratiques de langue russe vient couronner le tout, pour le niveau A aussi bien que B.

Le russe est également disponible dans (presque) n’importe quelle faculté à titre d’option. Il vaut alors 3 ECTS pour 25h de cours pour un semestre, et chacun peut choisir son niveau : B2 par exemple.

Moins conventionnel, l’institut catholique de Toulouse, place du Parlement, donne des cours du soir de russe pour les débutants (un peu plus de 500€ l’année, pour 60h).

Les cours particuliers de russe au pays de la brique

Il est difficile d’apprendre dès son plus jeune âge le russe à Toulouse, à cause d’une offre peu généreuse, et se libérer pour parler une nouvelle langue à la fac n’est pas donné à tout le monde…

Que l’on soit étudiant, parent au foyer ou professionnel surbooké, la solution la plus souple reste celle du préceptorat.

Les cours à domicile vous permettent de vous arranger librement pour choisir le jour et l’heure de vos apprentissages, tandis que vous avancez au rythme que vous voulez, selon les exercices que vous êtes prêts à assimiler.

De plus, une relation pédagogique entre un professeur de russe qualifié et un élève seul permet une interaction accrue, ce qui dope les compétences linguistiques à l’oral, mais aussi à l’écrit.

Le sur-mesure permet d’augmenter la cadence des progrès, un bon pédagogue devant savoir cerner les techniques cognitives qui fonctionnent le mieux avec telle ou telle personne.

Un programme de formation vous permettra de communiquer en anglais pour langue internationale, mais aussi d'apprendre le chinois académique ou d'apprendre le japonais via des cours privés ou une formation linguistique grâce à laquelle s'initier avant d'apprendre le russe en ligne à l'aide d'un cursus ukrainien. Monts Oural | Enseigner étant une vocation, il faut trouver son inspiration… dans la beauté des paysages orientaux, par exemple ? | source : unsplash.com

Les campus toulousains attirant des étudiants russophones (de même que certaines entreprises), les profs particuliers de russe ne sont pas rares à Toulouse.

Ajoutez au vivier les expatriés russes pour cause de mariage mixte, et vous aurez du choix pour trouver en direct un enseignant qui saura s’adapter à vos besoins, entre 15 et 30€ de l’heure.

Pour les plus modernes, des cours peuvent être donnés (régulièrement ou ponctuellement, selon vos envies) via Skype !

Interprétariat, traduction, vocabulaire de la vie courante ou encore coaching linguistique : nul doute que vous trouverez chaussure à votre pied, d’autant plus qu’en naviguant sur Superprof vous pourrez découvrir le pedigree de chaque précepteur et connaître l’avis de leurs élèves !

Autres méthodes pour devenir bilingue russe-français à Toulouse

La spécificité de la ville rose, c’est que son campus du Mirail dispose d’un service d’enseignement à distance (le SED) indépendant permettant de suivre par correspondance toutes les filières universitaires de russe mentionnées supra – à l’exception du master LEA.

Après acquittement des frais d’inscription, les cours vous sont envoyés directement à domicile. La plupart sont parallèlement accessibles en ligne depuis une plate-forme dédiée.

Ceux qui le désirent peuvent renvoyer des devoirs pour bénéficier de corrections judicieuses, tandis qu’avec le « contrôle terminal » l’étudiant n’aura qu’à se rendre aux examens clôturant chaque semestre (et, le cas échéant, aux rattrapages) pour valider son diplôme !

Maintenant que la grammaire et la prononciation du russe vous sont faciles, que diriez-vous d'une immersion, ou bien d'apprendre le français, d'apprendre l'espagnol, d'apprendre l'italien, d'apprendre à parler porutgais, ou encore l'anglais des affaires ? Le Pont-Neuf | Les touristes russes aiment à se promener entre le centre-ville et le quartier Saint-Cyprien | source : visualhunt.com

Pour une maîtrise de la langue des Russes grâce à des leçons physiques, il y a trois grandes entités à Toulouse :

  • l’association Toulouse-CEI (rue Pargaminières, en plein cœur de ville), donnant des cours du soir de niveau débutant à avancé, mais aussi des cours de conversation (6 niveaux en tout), dont l’originalité est d’animer des « cafés linguistiques » une fois par semaine ;
  • l’association russo-française RF (on y trouve aussi du FLE), dotée d’une école de langue russe extrascolaire pour les jeunes de 3 à 14 ans, et dispensant des cours individuels aussi bien qu’en groupe pour les apprenants de tous âges et de tous niveaux, sans parler de tous les événements culturels organisés ou relayés ;
  • Toulingua, école linguistique polyglotte mettant en exergue formation professionnelle, stages divers, ateliers ludiques, cours sur mesure, avec une forte prédominance de l’oralité.

Nous pourrions encore mentionner Capitole Formation, basé au 66, boulevard de Strasbourg, proposant une pédagogie adaptée à chaque individu, passant par l’envoi d’un devis.

Somme toute, les possibilités de progresser en russe et de maîtriser cette langue sont nombreuses à l’ombre du Capitole !  À vous de jouer !

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