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Réforme orthographique, circonflexe : reprenons tout depuis le début

De Simon, publié le 08/02/2016 Blog > Soutien scolaire > Français > Comment Mieux Comprendre la Réforme de l’Orthographe ?

« Réforme orthographique », « réforme de l’orthographe » ou « accent circonflexe » sont les expressions les plus utilisées par les Français ces derniers jours. Et notamment sur les réseaux sociaux.

A l’origine de tout cela, un prétendu bouleversement soudain de la langue française qui a semé un vent de panique chez nos concitoyens.

Mais entre désinformation et emballement, de nombreuses bêtises ont été dites !

Replongeons donc à l’origine de cette réforme de l’orthographe qui remonte à une décision prise par Michel Rocard en 1989 et analysons ses différents points ensemble…

Permet-elle d’apprendre à mieux écrire ?

Réforme orthographie, circonflexe : et les réseaux sociaux se sont emballés…

Jeudi 4 février fut l’un de ces jours comme il y en a tant sur les réseaux sociaux. Vous savez, une de ces journées ou internet s’empare d’une rumeur ou d’une bribe d’information, pour la tourner et surtout, la détourner.

Du coup, lorsque TF1 et LCI publient mercredi 3 février « Réforme de l’orthographe : 10 mots qui vont changer à la rentrée », par Ludivine Le Henaff, puis que le site de BFM TV s’en mêle… Internet se déchaîne. Les réseaux sociaux s’emballent immédiatement sur cette réforme orthographique et la France entière prend peur de voir ses accents circonflexes disparaître du jour au lendemain.

C’est ainsi que jeudi 4 février fut un véritable modèle du genre en matière de désinformation. Twitter, Facebook, Instagram font alors place à un phénomène très étrange, mais pourtant symptomatique de notre époque : un mélange de panique, de colère, d’emballement et de course au bon mot. Sans oublier le hashtag #Jesuiscirconflexe !

Les réactions des réseaux sociaux face à la réforme orthographique. Twitter s’embale face à la réforme orthographique

Mélangez le tout et vous obtenez une véritable indigestion de tweets et autres posts erronés sur la véritable nature de cette réforme de l’orthographe.

La chasse aux sorcières : qui sont les responsables ?

Najat Valllaud-Belkacem et le gouvernement de François Hollande sont immédiatement insultés et accusés de vouloir dénaturer la langue française. Les « memes », ces images humoristiques agrémentées de commentaires, fleurissent de compte en compte. Par exemple, vous avez certainement lu depuis jeudi 4 février :

« Je vais me faire un petit jeûne / Je vais me faire un petit jeune »
= L’importance de l’accent circonflexe.

Vous en avez certainement aperçu d’autres durant toute la journée, parfois même une dizaine de fois en quelques temps.

Pourtant, si l’on prend l’exemple du « jeûne » cité ci-dessus, nous avons un exemple parfait de désinformation, que nous vous expliquerons plus bas en étudiant cette fameuse réforme orthographique.

Beaucoup ont également parlé de nivellement par le bas de la langue française, arguant que tout ceci n’était qu’une conséquence des difficultés de la « génération textos » (le niveau d’orthographe en baisse ces dernières années) et de ses erreurs fréquentes en français.

Qu’en est-il vraiment de cette réforme orthographique ? Revenons aux origines

La France numérique et attachée à sa précieuse langue française s’est donc insurgée toute une journée durant. Faisant malheureusement preuve d’un certain manque de curiosité quant à la réelle teneur de cette réforme de l’orthographe.

Mais qu’en est-il alors ? Qui se trouve à l’origine de ces changements orthographiques ? Pourquoi décide-t-on de faire évoluer la langue de Molière ? Revenons aux origines de cette « polémique »…

Les réformes orthographiques du passé. Les origines de la réforme orthographique.

Comme certains d’entre vous l’ont peut-être lu ou entendu, c’est le Premier Ministre Michel Rocard (à Matignon de 1988 à 1991) qui, en 1989, met en place un Conseil Supérieur de la langue française, regroupant notamment des membres de l’Académie française. Son ambition : réformer la langue, la faire évoluer.

Plus d’un an plus tard, en décembre 1990, un rapport complet est remis et lu au Premier Ministre par Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l’Académie française et président du groupe de travail. Le moins que l’on puisse dire donc, c’est que la réforme ne date pas d’aujourd’hui. Nul besoin ainsi de blâmer la fameuse « génération textos » ou le gouvernement actuel.

Silence radio de 1990 à 2008

Le rapport établi alors par tous ces grands connaisseurs de la langue fait état de plusieurs corrections à apporter à la langue et surtout, à employer « facultativement ». Ces modifications portent sur :

  • l’accent circonflexe,
  • le trait d’union,
  • l’accent grave,
  • l’accent aigu,
  • les mots composés au pluriel,
  • le participe passé des verbes pronominaux,
    ainsi que certaines anomalies.

Mais entre 1990 et 2008, soit près de 18 ans, le riche dossier établi par la « Conseil supérieur de la langue française » reste dans les limbes…

Le rôle du Conseil supérieur de la langue française dans la réforme orthographique. Henriette Walter, auteure d’une vingtaine d’ouvrages est membre du Conseil supérieur de la langue française

2008 fut donc l’année de la résurrection pour la réforme de l’orthographe initiée par Michel Rocard et une partie de l’Académie Française. L’Education Nationale décide en effet de publier un bulletin officiel rappelant alors aux professeurs que « l’orthographe révisée est la référence ».

A partir de là et de cette note, professeurs et manuels scolaires décident de suivre ou non la réforme, qui, rappelons-le, n’a rien d’obligatoire. Le mot « référence » en atteste d’ailleurs.

C’est finalement en 2016 que les éditeurs de manuels scolaires décident de tous s’accorder sur ces modifications. C’est en tout cas ce qu’aurait confirmé une source du Ministère de l’Education au journal Le Monde.

Quelques réformes orthographiques à travers l’histoire

En constatant les réactions parfois disproportionnées et épidermiques de nos concitoyens en jeudi 4 février 2016, l’on est en droit de s’interroger sur la réaction des Français lors des précédentes réformes orthographiques.

Car oui, il y en a déjà eu plusieurs au cours de l’histoire.

L’une des plus significatives date de 1985 et concernait d’ailleurs le remplacement de la terminaison en « oi » sur certains verbes, par « ai », beaucoup plus conforme aux prononciations d’alors.

D’autres évolutions ont jadis été actées par l’Académie Française, notamment en 1740, en 1878 et en 1935.

Cela va-t-il forcément changer quelque chose à notre façon d’écrire ?

Cette réforme orthographique va-t-elle nous imposer une nouvelle façon d’écrire ?

Devenir bon en orthographe avec la nouvelle réforme est la véritable question.

C’est en quelque sorte la question que de nombreuses personnes se sont posées à la lecture de certains gros titres jeudi 4 février. Va-t-on devoir réapprendre tout ce que nous avions mis des années à assimiler ?

Ces interrogations, nous y avons déjà répondu plus haut. Si ces évolutions énumérées par l’Académie française sont « la référence » désormais, et ceci depuis 1990 ou 2008, c’est selon, elles n’en demeurent pas moins facultatives à l’écrit. Mais qu’est-ce que cela veut bien dire au final ? Comment devra-t-on écrire les mots concernés par la réforme ?

La réponse est somme toute très simple et pleine de flexibilité : des deux façons. L’ancienne et la nouvelle !

Les changements induits par la réforme de l'orthographe. Oignon ou Ognon ?

Ainsi, un professeur, un supérieur ou toute autre personne amenée à corriger ou à critiquer votre orthographe, ne pourra sanctionner une personne utilisant l’orthographe admise avant cette réforme. Ni la nouvelle donc. Il est fort probable qu’au cours des prochaines décennies le changement soit définitivement entériné et admis, mais pour l’instant, la tolérance est de mise.

« Pas de bouleversements »

Et pour certifier cela, nous vous invitons à lire les déclarations faites à ce propos par Maurice Druon, académicien décédé en avril 2009 et président du groupe de travail, rappelons-le.

« C’est pourquoi, écartant tout projet d’une réforme bouleversante de l’orthographe qui eût altéré le visage familier du français et dérouté tous ses usagers répartis sur la planète, vous nous avez sagement invités à proposer des retouches et aménagements, correspondant à l’évolution de l’usage, et permettant un apprentissage plus aisé et plus sûr »,

Les enjeux de la réforme orthographique. Maurice Druon, ancien Membre de l’Académie Française

« Il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise. La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la graphie « oi » fut remplacée par la graphie « ai » conforme à la prononciation d’usage dans les mots « j’avais », « j’aimais », « français ». Chateaubriand approuva cet ajustement, tout en continuant d’écrire comme il en avait l’habitude. »

« Il a été entendu que les modifications seraient mesurées, qu’elles n’entraîneraient pas de bouleversements, et qu’on s’en assurerait par des moyens informatiques. On a pu ainsi constater que les mots affectés par les modifications, dans une page de roman, fût-elle de Proust, se comptaient sur les doigts d’une seule main. »

Quelles sont les modifications suggérées par la réforme orthographique ?

Il est désormais temps de s’attaquer au cœur du problème et de passer à la partie pratique.

les modifications suggérées par la réforme orthographique. Quid des nouveautés de la réforme de l’orthographe ?

Découvrons ensemble les règles exactes énoncées par la réforme de l’orthographe de 1990, en donnant notamment quelques exemples de mots directement impactés.

Le trait d’union : porte-monnaie ou portemonnaie ?

La réforme orthographique de 1990 s’est donc penchée sur la question des traits d’union présents dans la langue française. Souvent sujets à des mésententes il faut bien l’avouer.

Le but des changements proposés et acceptés par l’Académie française ici est donc de simplifier la règle afin de réduire les fautes au maximum (voir notre articles sur : les fautes les plus répandues en français). En lisant le rapport remis par Maurice Druon au Premier Ministre Michel Rocard, la nouvelle orthographe autorise l’élimination du trait d’union. C’est ce qu’on appelle « la soudure ». Ces mots sont désormais considérés comme des mots simples.

Vous avez ainsi certainement entendu parler du mot « porte-monnaie » pour illustrer la réforme. Par conséquent, il s’écrit désormais sans trait d’union : portemonnaie.

De même, lorsque le mot composé contient un élément savant, tel « narco » ou « neuro » par exemple, le mot se soude (Ex : narcotrafiquant, neurochirurgien). Les autres soudures concernent ces types de mots :

  • Des mots « ancrés dans l’usage », du type « croquemitaine » ou « piquenique »,
  • Des mots formés à partir d’éléments prépositifs, du type « contre », « auto », « micro »… On obtiendra alors « autoentrepreneur », « microéconomie »…
  • Des mots formés à partir de préfixes latins comme « extra », « intra », « ultra », « infra » ou « supra ».
  • Des mots composés d’origine étrangère : « cowboy », « pinup », « weekend »… Il est en effet prévu dans la réforme d’appliquer la règle française à ces mots.

Le rapport stipule néanmoins : « On conservera toutefois le trait d’union quand la soudure risquerait de susciter des prononciations défectueuses, et généralement quand la dernière lettre du premier composant et la première lettre du second sont des voyelles qui pourraient former diphtongue. Exemple : extra-utérin »

Les mots-composés au pluriel : pèses-personnes ou pèse-personnes ?

La règle énoncée ci-dessus a donc une conséquence directe sur les hésitations que nous pouvons (pouvions) tous avoir sur les pluriels des mots composés.

Sur quel mot placer le pluriel alors ?

Avec la nouvelle règle, lorsque la soudure se fait, la question ne se pose plus !

Mais pour ce qui est des mots composés gardant leur trait d’union, qu’il s’agisse de verbe + nom ou de préposition + nom, c’est bel et bien le nom qui se verra impacté par le pluriel : « des pèse-personnes » ou encore « des après-midis » sont corrects.

L’accent circonflexe : jeune ou jeûne ? Apparaître ou apparaitre ?

Dans le cadre de cette relance de la réforme sur l’orthographe, l’accent circonflexe est celui qui a cristallisé les plus grosses craintes et les colères les plus vives. Il est donc plus qu’utile de rectifier la vraie teneur de la réforme sur ce point précis.

L’accent circonflexe va-t-il disparaître de la langue française : non. Les mots impactés devront-ils dorénavant s’écrire sans le circonflexe : à vous de choisir.

La règle est en fait assez simple. Lorsque la disparition de l’accent ne provoque pas un changement de sens du mot, il est admis de l’enlever. Prenons donc l’exemple du mot « disparaître », qui pourra donc s’écrire « disparaitre » désormais. Idem avec « apparaitre », « naitre », et d’autres qui vous viendront certainement en tête.

En revanche, et c’est là que certaines réactions sur internet étaient beaucoup trop hâtives et surtout fausses, « jeûne », « sûr », « mûr » ou encore « dû » ne peuvent être changés. Leur sens en serait transformé. De même, certaines terminaisons du passé-simple (« nous suivîmes », « vous aimâtes »…), du subjonctif imparfait (« qu’il voulût ») ou du plus que parfait (« il eût voulu ») ne peuvent être modifiées non plus.

Enfin, pour être tout à fait complet sur le sujet, il s’avère que la disparition de l’accent circonflexe ne peut se faire que sur les voyelles i et u. A, e et o ne sont donc pas concernés comme le stipule le rapport.

Le participe passé des verbes pronominaux : elle s’est laissée faire ou elle s’est laissé faire ?

Cette partie de la réforme orthographique a fait bien moins de bruit et de polémique que celle expliquée ci-dessus. Elle en fait pourtant totalement partie et vient surtout réglementer un point de grammaire fortement chahuté par de nombreuses personnes.

Le participe passé des verbes pronominaux se voit ainsi déclaré invariable dès lors qu’il est suivi d’un infinitif. Si vous souhaitez ne plus faire d’erreurs, nous vous conseillons donc de prêter attention à cette modification des plus simples, mais très importante, qui ne concerne en fait que le verbe « faire ». « Elle s’est laissée faire / mourir / aller / séduire /attendrir » ne pourra donc plus s’écrire comme ça. Le verbe pronominal suivi de l’infinitif étant invariable, cela donne : « Elle s’est laissé faire ».

« Il est apparu aux experts que ces emplois ne peuvent être disjoints des emplois non pronominaux, et qu’une intervention sur tous les participes impliquerait des modifications trop importantes et nuisibles à la langue. Il n’est donc fait qu’une rectification : on généralisera l’invariabilité du participe passé de « laisser » dans le cas où il est suivi d’un infinitif »

Les accents « grave » et « aigu » : événement ou évènement ? Assener ou asséner ?

Avant-dernier point sur lequel il est important de se mettre à jour : l’accent grave et l’accent aigu.

Et oui, eux aussi sont directement impactés par la réforme de l’orthographe !

En quoi ?

Cette modification précise souhaite ni plus ni moins qu’ajouter les deux accents aux mots où ils sont clairement prononcés, mais sur lesquels l’Académie française n’avait jamais statué.

La priorité est donc donnée à la prononciation, qui doit se refléter dans l’orthographe du mot désormais.
« Assener », devra désormais s’écrire « asséner ». Idem avec « réfréner ».

Par ailleurs, d’autres mots doivent aussi adopter l’accent grave, puisqu’il est prononcé : « évènement » ou « allègrement » par exemple.
Maurice Druon disait à ce propos : « Les règles auxquelles répond l’usage des accents grave et aigu sur la lettre e seront appliquées plus systématiquement. Cela conduira à munir d’un accent des mots où il avait été omis ».

Les anomalies

Comme souvent, lorsque des règles grammaticales sont dictées, il existe des anomalies.

Malheureusement, pour ces dernières, point de logique. La solution alors pour chacun est de les apprendre par cœur.

Mais après tout, nous y sommes habitués depuis nos premières leçons scolaires. La langue française en est criblée.

Mais en quoi peuvent bien consister ces fameuses anomalies ?

Il s’agit tout simplement de gommer « certaines graphies qui heurtent à la fois l’étymologie et le sentiment de la langue de chacun, et chargent inutilement l’orthographe de bizarreries », comme l’explique Maurice Druon. Si bien que certains mots doivent s’écrire dorénavant :

  • « charriot » avec deux « r »,
  • « cuisseau » avec la terminaison « eau »,
  • « quincailler » plutôt que « quincaillier »,
  • « persifflage » avec deux « f »,
  • « greloter » avec un « t »,
  • « corole » avec un « r »,
  • « douçatre » et non « douceatre »
  •  ou encore « combattif » avec deux « t ».

Une réforme de l’orthographe qui ne vise pas à bouleverser la langue française

Voici donc, dans les grandes lignes, ce que prévoit la réforme orthographique initiée de 1989 à 1990 par ce groupe de travail constitué de linguistes et de membres de l’Académie française. Ce qu’il faut retenir évidemment, c’est qu’elle ne vise pas à simplifier la langue française ou à la niveler vers le bas, mais bel et bien à gommer les anomalies.

Par ailleurs, l’autre point important soulevé par les responsables de la réforme reste le caractère facultatif de ces changements. Voici donc les évolutions à connaître pour être bon en orthographe !

Pour finir, une nouvelle fois, nous donnons la parole à Maurice Druon :

« Telles sont nos conclusions. Ella ne visent pas à un bouleversement de la langue, ce qui serait fâcheux et tout à fait contre-productif ; mais elles en éliminent les principales difficultés qui sont sans justification, et normalisent la plupart des anomalies. Que d’autres difficultés subsistent, cela n’est pas douteux. Mais une langue simple ou simplifiée à l’extrême est une langue pauvre. La nôtre, Dieu merci, est riche, et constamment enrichie ; et sa richesse se reflète dans son orthographe. »

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Bérengère
Invité
Bérengère

Bonsoir Corolle devient corole alors, toujours avec un r mais avec un seul l dorénavant ?

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