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5 génies de l’art et de l’Italie

De Philippe, publié le 07/10/2016 Blog > Langues > Italien > 5 Artistes Italiens qui ont Marqué l’Histoire de l’Art

L’histoire et la culture italienne vous font rêver ? Rien que de plus normal !

Depuis l’Antiquité et l’Empire romain, jusqu’au Risorgimento qui a fait de la péninsule italienne une patrie unifiée, ces nombreux siècles ont vu se succéder différents génies des beaux-arts.

Retenons un chef-d’œuvre poétique, puis quatre artistes peintres pour présenter les noms les plus marquants de l’histoire de l’art du peuple italien. Sans oublier des absents tous aussi géniaux les uns que les autres, à l’instar d’un Piero della Francesca, d’un Giorgio Vasari ou d’un Lippi… C’est tout un panel de signatures magnifiques que l’on peut par exemple croiser au musée du Louvre.

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Dante (1265-1321)

Vers la fin du Moyen Âge, ce poète de renom a eu une profonde influence sur la future unité italienne, partie de Turin. Son écriture a permis au toscan (ou florentin) de connaître un nouvel essor, de se fixer, pour devenir au XIXe siècle la langue officielle du gouvernement italien. Bien avant cette reconnaissance nationale, la lingua italiana fut utilisée jusqu’en Sicile par les notables ! C’était le langage culturel par excellence.

Dante Alighieri est né à Florence en juin 1265 et s’est éteint en 1321 à Ravenne (aujourd’hui en Émilie-Romagne), où l’on peut voir sa monumentale sépulture. Il est l’une des « trois couronnes » littéraires de la Toscane et de la culture italienne.

Le ministère de la Culture a salué l'œuvre linguistique de cette figure culturelle. Dante | Approfondir la langue italienne demande d’étudier ce monument de la civilisation | source : commons.wikimedia.org (Wolfgang Sauber)

S’éloignant du latin, comme le feraient Pétrarque et Boccace, la Divina Commedia est écrite en vers. Outre la qualité du texte, on ne peut qu’être admiratif de la vaste érudition de l’auteur, qui puise aux sources antiques tout en nous renseignant sur les événements complexes de son époque : luttes entre le pontife romain et l’empereur, entre les guelfes (pour lesquels il prendre résolument parti) et les gibelins.

Héritier vivant du roman courtois si cher au Moyen Âge, Dante (qui a failli écrire en langue d’oc) trouve une héroïne hors pair dans la personne de Béatrice. La littérature italienne contemporaine n’existerait probablement pas sans cette gloire littéraire du Moyen Âge.

Il n’est donc pas surprenant que Matteo Renzi, actuel président du Conseil des ministres, y ait fait plusieurs fois allusion lors de ses discours et allocutions : Dante reste omniprésent dans les cours d’histoire et d’italien, du collège jusqu’au campus universitaire… Les noms de rues ne l’ont pas oublié non plus…

Dante Alighieri fait-il partie de nos 15 personnalités italiennes historiques ?

Léonard de Vinci (1456-1519)

Cet esprit splendide nous impressionne encore, et c’est justice. La richesse de son œuvre tient à son côté éclectique. Né le 15 avril 1456 en Toscane, il s’éteint en 1519 à Amboise, alors qu’il avait été amené en France trois ans plus tôt, à l’occasion des guerres d’Italie, par François Ier.

C’est un extraordinaire architecte de la Renaissance : le double escalier à vis du château de Chambord serait de son fait. En ajoutant à cela des prospectives scientifiques particulièrement visionnaires et des ouvrages remarquables, vous aurez devant vous un homme qui a contribué à ce que l’Italie compte parmi les nations les plus florissantes.

Avec le peintre italien Fra Angelico, Florence éclipse Sienne et Pise. F. Angelico | L’Église reste le principal mécène de la fin du Moyen Âge | source : visualhunt.com

Sa peinture est sur toile ou directement sur mur (La Cène). Elle se caractérise par un réalisme parfois très prenant, comme dans son  portrait de Mona Lisa. Dans ce dernier cas, le simple ombrage des contours de la bouche donne un effet d’incertitude très réussi quant à la signification du sourire du modèle… Originalité qui fera florès dans l’art moderne.

Leonardo da Vinci s’éloigne de la méthode classique de la fresque pour lui préférer la technique de la tempera, où le jaune d’œuf permet de fixer les pigments des couleurs. Sur les façades, son support favori est le gesso.

Michel-Ange (1475-1564)

Après l’essor de la philosophie néoplatonicienne florentine et d’un véritable renouveau dans les arts, Michelangelo est le parangon de la Renaissance italienne à son apogée, son talent de sculpteur étant peut-être inégalé.

De son vrai patronyme Ludovico Buonarroti Simoni, ce géant de la culture italianisante est né le 6 mars 1475 sur le territoire de la République florentine. Il s’éteint à l’âge de 88 ans dans les États pontificaux, à Rome même, alors que nous sommes en 1564, soit juste après le concile de Trente.

Fidèle à la tradition italique, il est lui aussi un « touche-à-tout ». Il peint sur n’importe quel support. Son ouvrage de la chapelle Sixtine, sur la colline du Vatican, couronne son parcours artistique. Ses sculptures ne sont pas moins fameuses : en témoigne sa Pietà de 1499, toujours visible dans la basilique San-Pietro.

La Ville éternelle n’a pas été avare en commandes : les papes Jules II, Clément VII et Paul III comptent parmi ses principaux mécènes, de même que Lorenzo dei Medici, d’une famille vouée à jouer un grand rôle dans l’histoire de l’Italie.

Ses ouvrages se singularisent par une nudité des corps très réaliste – certaines de ses œuvres d’art mondialement connues seront d’ailleurs retouchées par Daniele da Volterra. Les mouvements et les corps représentés sont presque hypnotiques, les toiles colorées, nuancées et fascinantes.

Tiziano (v. 1488-1576)

Il est parfois éclipsé par les autres artistes italiens renommés que nous avons choisis de présenter. Pourtant, sa production est considérable, qualitativement aussi bien que quantitativement.

Ludovico Dolce, commentateur et historiographe de la peinture italienne, disait de son compatriote qu’il « alliait la grandeur et le côté terrible de Michel-Ange à la grâce et l’élégance de Raphaël et aux couleurs propres à la nature ».

Né aux alentours de 1490 près de l’aristocratique Venise, soit à la fin du Quattrocento, il disparaît le 27 août 1576 dans la capitale de la Sérénissime République, laquelle serait un enjeu majeur des guerres entre Napoléon III et l’Autriche si essentielles pour l’unité italienne.

L'Académie a dû suivre les injonctions futuristes à la mode. Mussolini | Les guerres mondiales ont éprouvé la patrie italienne, fruit de toute une civilisation | source : visualhunt.com

Le peintre vénitien doit beaucoup à Giorgione, avec lequel il commence par avoir une collaboration. Il se spécialise dans les fresques. Le Corrège n’est pas absent de son inspiration, surtout en ce qui concerne la volupté de la chair et les arrière-plans en demi-teinte.

Notre étoile de la Lagune emploie le procédé du colorito, où le tableau prend progressivement corps, couche par couche. On part généralement du fond, foncé, vers le plus important, aux coloris plus clairs et lumineux.

Cette liberté artistique est une constante de l’humanisme de la Renaissance, où l’on multiplie les sujets nouveaux et parfois plus osés (Vénus au miroir et celle dite d’Urbin, de 1538, laquelle aurait directement inspiré l’Olympia de Manet, trois siècles plus tard). On privilégie la diversité. Cette donnée sera reprise par les arts plastiques et l’art contemporain en général.

Il revisite volontiers les thèmes antiques, par exemple empruntés aux mythes romains. Les commandes religieuses, bien sûr, ne sont pas rares. Il se sera également essayé à un style de conception maniéré, très important dans l’histoire des beaux-arts.

Ce magicien vénitien du pinceau marque la distanciation d’une époque avec toutes les conventions picturales et morales de jadis : on entre dans la modernité, des arts comme des mœurs.

Le Caravage (1571-1610)

Terminant et accomplissant la Renaissance, il connaît ses succès cent ans après Michel-Ange.

Né le 29 septembre 1571 à Milan, il meurt le 18 juillet 1610 en Toscane, alors qu’il se rendait vers Rome.

Avec Michelangelo Merisi, le réalisme de la Renaissance tourne au naturalisme, lequel s’avère extrêmement puissant et vigoureux. C’est la fondation d’un chiaroscuro qui penche au ténébrisme, déjà illustré par le Tintoret.

Roberto Longhi, historien expert de l’art italien, situe cet artiste dans la lignée de différents peintres de Lombardie, spécialistes des contrastes. Cette opposition saisissante entre obscurité et luminosité devient un composant essentiel de l’esthétique baroque, véritable produit de la Contre-Réforme catholique et tridentine.

Le Caravage évolue dans un entourage spirituel marqué par des exceptions spirituelles telles que saint Charles Borromée et saint Philippe Néri, fondateur des Oratoriens. Ceux-ci viennent à la suite d’une longue kyrielle d’âmes saintes, parmi lesquels Francesco d’Assise.

Ayant des difficultés avec la justice, il est contraint d’arpenter toute la péninsule italienne, passant par Naples et la Sicile, ce qui ne fait qu’enrichir ses horizons et ses connaissances. Son influence sur le cours de l’histoire des arts en Italie est telle que l’on a pu parler de « caravagisme ».

L’expression désigne en effet une école de peinture faisant parler d’elle tout au long de la première moitié du XVIIe siècle, un moment clef de l’histoire de la peinture.

Ambrogiotto met l'accent sur la perspective avec point de fuite. Giotto | À la fin du Moyen Âge, il avait été un précurseur de la Renaissance | source : commons.wikimedia.org (Frieda)

Il est indéniable que les plus grands peintre italiens sont liés à une Renaissance longue de plusieurs siècles, une période glorieuse et aux facettes multiples.

Si ces grands noms ont marqué à la fois l’histoire de la botte italienne et celle des arts, comment ne pas continuer notre liste ? Il y aurait bien d’autres peintres célèbres à nommer, mais également des compositeurs de musique classique, baroque ou d’opéra (Clementi, Giuseppe Verdi, Puccini…) et des réalisateurs phares du cinéma italien (Visconti et alii) ou d’autres arts visuels. Et il nous faudrait encore parler de la chanson italienne !

La civilisation italienne, d’hier et d’aujourd’hui, est si pleine de trésors qu’il faudrait une bibliothèque entière pour en parler comme il se doit !

Pour compléter votre connaissance de la culture transalpine, découvrez ces 5 films italiens !

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