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Devenez incollable sur la complexe linguistique du pays du Milieu !

De Laura, publié le 19/04/2017 Blog > Langues > Chinois > Tout Savoir sur la Langue Chinoise

1,3 milliard d’habitants, soit 1/6 de la population mondiale. 8 agglomérations de plus de 10 millions d’habitants et une trentaine de villes d’au moins deux millions. 10 millions de kilomètres carrés…

La Chine est le troisième pays le plus grand au monde !

Devenue 1ère puissance économique mondiale, la Chine est également l’un des 5 membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Premier exportateur mondial, le pays possède la plus grande armée de la planète et le 2ème plus grand budget militaire.

Des chiffres qui font tourner la tête et qui attirent de plus en plus d’étudiants et de businessmen, évidemment !

Vous allez découvrir dans cet article tout ce que vous devez savoir pour apprendre le chinois, et pourquoi pas partir vous installer, en Chine…!

Quelles langues parlent les Chinois ?

Où trouver des cours de chinois à Paris ? Le mandarin est la première langue parlée en Chine.

De nos jours, de plus en plus de jeunes souhaitent rajouter dans leur CV : « apte à parler, écrire chinois ».

Mais il faut aussi être conscient qu’il existe 81 langues parlées en Chine !

  • Alors que faut-il choisir ?
  • Le mandarin ?
  • Le cantonais ?
  • Le Wu ?

Chez Superprof, nous allons vous aiguiller.

Nous l’avons dit ci-dessus, 81 langues sont parlées en Chine. Parmi celles-ci, 49 portent le nom de la nationalité qui l’utilise :

  • La langue “han” est utilisée par les “han”,
  • Le “zhuang” par les “zhuang”
  • Le  “buyei”, le “dai”…

Sur les 32 langues qui restent, l’appellation est totalement différente de la nationalité de leurs locuteurs.

Par exemple : les 90 000 Tibétains qui ont pour langue maternelle… Le “gyarong” et non le “tibétain” !

Pour faire simple : au sud de la Chine, on trouvera des langues minoritaires et dialectes. Au nord de la Chine : les dialectes ont plus de similitudes entre eux.

Maintenant, que vous avez compris, la répartition des langues, concentrons-nous sur 3 d’entre elles…

Le mandarin

C’est la langue la plus parlée en Chine !

Le chinois mandarin ou 普通話/普通话 pǔtōnghuà (« langue commune »), compte plus de 955 millions de locuteurs.

Langue officielle de la République populaire de Chine depuis 1956, le mandarin est la langue chinoise la plus enseignée lorsque l’on veut apprendre le chinois.

Si vous voulez vous rendre en Chine, vous allez devoir apprendre le mandarin puisque toute la Chine parle le mandarin standard !

Bon à savoir : cette langue est aussi parlé à Taïwan, et à Singapour.

Le cantonais

Le cantonais est parlé par plus de 71 millions de locuteurs. Cette langue chinoise est parlée à Hong Kong, Macao ou encore dans les Provinces en Asie du Sud-Est.

Il est souvent décrié, car jugé trop simplifié par rapport au mandarin. Pour certains Chinois, le cantonais est donc une langue pauvre, dénuée de beauté.

Malgré cela, aujourd’hui, le cantonais est perçu comme la seconde langue vivante de Chine, de part le nombre de locuteurs.

Mais attention, selon le Courrier international, « le mandarin est menacé par la progression du cantonais.« 

Le Wu

Parlé à Shanghai, dans le Jiangsu et le Zhejiang, le Wu comprend près de 77 millions de locuteurs.

Ici aussi les choses se compliquent. Pour certains Chinois, le cantonais n’étant pas la seconde langue du pays, c’est donc le Wu qui remporte ce titre !

Pourquoi cela ? Car il est resté constitué de nombreux dialectes individuels, et est considéré, comme le mandarin, comme une langue noble.

Bon à savoir pour les francophones : le mot « wu » est bien connu des amateurs de Scrabble qui en font leur mot privilégié pour utiliser la lettre « W », réputée pour être une des plus difficiles à placer !

La grande histoire des langues chinoises

Combien coûte un cours de chinois ? Grâce à de nombreuses diasporas mais aussi à la volonté du gouvernement, le mandarin s’est exporté dans le monde entier.

Le chinois appartient à la famille des langues sino-tibétaine. Cette catégorie regroupe les langues sinitiques (10 langues et 1.35 milliard de locuteurs) et les langues tibéto-birmanes (330 langues pour 70 millions de locuteurs).

Tout comme l’écriture sumérienne et égyptienne, l’écriture chinoise est l’une des plus anciennes. Ce chinois dit « ancien » porte même un nom : le “chinois archaïque”.

La majorité des caractères d’écriture qui composent cette langue sont des phonogrammes, autrement dit, tout comme les hiéroglyphes égyptiens, ils se lisent comme des rébus.

  1. Le centre-nord et l’ouest qui regroupent les “parlers du nord”, qui sont proches du mandarin,
  2. Le sud-est, qui agglomère différentes langues et dialectes généralement différents, tant en structure qu’en vocabulaire, comme le cantonais (yue), min (fujian, Taïwan), wu (Shanghai).

Le mandarin

Le mandarin connait ses heures de gloire en 1956 dans la grande histoire des langues chinoises, en devenant la langue standardisée de la Chine.

À cette date, une réforme modifie 2300 idéogrammes complexes, afin de les rendre plus accessibles à l’apprentissage de l’écriture, pour les Chinois comme pour les étrangers.

Cette langue trouve son origine, dans les différents dialectes les plus parlés dans les provinces du Nord du pays, avec pour principale “inspiration” celle de  Pékin, la capitale.

Symbolisant le développement économique de la Chine, cette langue devenue indispensable pour mettre en place un business, et représente la première langue parlée dans le monde.

Le cantonais

Le mot “cantonais” provient du mot Canton, le mot occidental pour nommer Guangzhou, la capitale de Guangdong, considérée comme la “maison mère” de la langue cantonaise.

Perçu par ses détracteurs comme une version incorrecte du mandarin, le cantonais est poussé dans ses retranchements pour imposer le chinois mandarin de manière plus significative.

La diaspora cantonaise a permis d’étendre le cantonais à d’autres pays :  

  • La Malaisie (750,000),
  • Le Vietnam (500.000),
  • Et l’Amérique du Nord, où il y a aujourd’hui plus de 180.000 locuteurs de cantonais uniquement dans la ville de San Francisco.

Le français a emprunté au cantonais quelques mots : wok, dimsum, mah-jong, longane.

Quelle langue chinoise faut-il privilégier dans son apprentissage ?

L’apprentissage du chinois mandarin semble aujourd’hui la clé qui ouvre toutes les portes du secteur économique.

Le chinois est la première langue parlée au monde avec 20 % de la population mondiale, ce qui constitue des milliers et des milliers d’offres d’emploi.

2ème économie mondiale, la Chine est désormais la seconde destination commerciale de l’Europe, juste après les États-Unis, avec un marché évalué à plus de 160 milliards d’euros.

Plus besoin donc de se poser la question : quelle langue chinoise privilégier lors de son apprentissage ?

Des chiffres qui font tourner la tête et qui donnent envie aux étudiants d’apprendre le chinois.

Aujourd’hui, on estime à plus de 30 millions de personnes les étudiants qui apprennent le mandarin.

Il est intéressant de savoir parler, lire et écrire le chinois mandarin, car ces compétences sont recherchées par les employeurs internationaux.

A côté du mandarin, il y a aussi le cantonais. Cette langue, parlée à Hong-Kong et dans le Sud Est de l’Asie, est très recherchée chez les jeunes occidentaux. En effet, les échanges avec Hong-Kong se multiplient, et les futurs employés occidentaux sont recherchés.

L’influence du chinois dans le monde asiatique

La langue chinoise est-elle difficile ? 60% du vocabulaire japonais moderne est d’origine chinoise.

Nombreux sont les pays d’Asie qui ont été influencés par la Chine.

De près ou de loin.

Le Japon

Le Japon est le pays où l’influence de la langue chinoise est la plus visible.

En effet, 60% du vocabulaire japonais moderne est d’origine chinoise.

La présence de l’armée chinoise au sein du Pays du Soleil Levant a favorisé l’influence linguistique. Dans la langue japonaise, on y retrouve des caractères créés par les chinois. Appelés Kanji, ces caractères chinois en version japonaise sont associés à deux systèmes d’écriture syllabiques qu’on nomme le hiragana et le katakana.

Mais cette influence chinoise est aujourd’hui décriée par les Japonais qui pensent que le gouvernement chinois souhaite assouvir le pays du Soleil Levant.

La Corée

Perçu comme un modèle de civilisation par les Coréens, l’empire chinois a pu assurer son rayonnement culturel en Corée dès le 5ème siècle avant Jésus Christ.

Puissant culturellement, l’Empire du Milieu a influencé les différents peuples coréens établis dans le Nord-Ouest du pays sur différents domaines :

  • L’agriculture : avec l’intégration des différentes avancées “technologiques” de l’époque pour la culture du riz et de l’orge notamment,
  • Et l’organisation judiciaire : avec l’ébauche d’un premier code civil et l’adoption du modèle administratif.

Tout comme dans la langue japonaise, les caractères chinois se sont imposés dans la langue coréenne.

C’est dans le vocabulaire que l’influence chinoise étonne car les estimations de l’utilisation de termes “sino-coréens” sont de l’ordre de 60 % à 70 %.

Le Vietnam

Lorsque l’on parle des relations entre le Vietnam et la Chine, il faut être prudent. Il est effectivement assez difficile de trouver des informations fiables et authentiques à ce sujet…

En termes linguistiques, on sait néanmoins que le chinois et le vietnamien font partie de deux familles de langue différentes.

Mais leur point commun essentiel est la phonétique !

En effet, bien que l’on puisse créer des parallèles grammaticaux entre le vietnamien et le mandarin sur certains points, c’est bel et bien avec le cantonais que la langue vietnamienne possède une proximité phonétique.

Plus proche du chinois ancien, l’influence cantonaise sur le vietnamien correspond à l’histoire commune des deux pays marqués par plusieurs siècles de domination chinoise dans une partie du territoire vietnamien.

Singapour

Parmi tous les groupes ethniques qui composent ce pays, la population chinoise est la plus représentée.

Pour se comprendre entre groupes ethniques, ils utilisent une des 4 langues officielles du pays. Le chinois mandarin est quant à elle la langue véhiculaire pour tous les sinophones.

Bien qu’à l’heure actuelle la tendance des foyers, notamment chinois, est d’employer l’anglais à la maison ; on peut affirmer que le chinois mandarin fait entièrement partie de la politique multilinguiste de la cité État de Singapour.

Focus sur le chinois mandarin

Comment enseigner le chinois ? Le mandarin est parlé par 955 millions de personnes.

Le mandarin est parlé par 955 millions de personnes. Il est donc intéressant d’en savoir plus sur cette langue chinoise.

Quelles sont les bases du mandarin ? 

Le mandarin est un langage tonal, ce qui signifie que les différents tons peuvent changer la signification d’un mot, même si la prononciation et l’orthographe sont identiques.

Il existe 4 tons en mandarin :

  • Le premier ton est un ton haut et plat,
  • Le deuxième ton est un ton qui augmente,
  • Le troisième ton est un ton qui plonge,
  • Le quatrième ton est un ton qui descend.

Petites règles de grammaire :

  • Le déterminant précède toujours le déterminé, que ce soit dans la construction d’une phrase (adverbe devant le verbe), un groupe subordonné, ou la formation d’un nom composé de plusieurs sinogrammes,
  • La négation est exprimée par un élément grammatical placé devant le verbe. Le caractère 不 est utilisé au présent ou au futur devant tous les verbes, sauf « avoir »  (有 yǒu), devant lequel on place le caractère 没 méi.
  • Lorsqu’il s’agit d’une action déconseillée ou d’une interdiction, la négation est exprimée par le caractère 别 bié ou biè devant le verbe.

Évidemment, pour apprendre à parler le mandarin, il faut savoir aussi compter !

  • Un : écrit (一) ou , prononcé ‘ » « [yi] »,
  • Deux : écrit (二) ou èr, prononcé « [ar] »,
  • Trois : écrit (三) ou sān, prononcé « [sahn] »,
  • Quatre : écrit (四) ou , prononcé « [seu] »,
  • Cinq : écrit (五) ou , prononcé « [wou] ».

Enfin, vous le savez, les Chinois comme les Japonais portent un culte à la politesse et aux règles de bien séance.

Si vous voulez vous mêler aux Chinois, il faudra apprendre à dire :

  • Bonjour = nǐhǎo, prononcé « [ni hao] »,
  • Quel est votre nom ? = nín guì xìng, prononcé « [nin gouay shing] »,
  • Oui = shì, prononcé « [shu] »,
  • Non = bú shì, prononcé « [bou chi] »,
  • Merci = xiè xiè, prononcé « [chi chi] ».

Si vous savez les bases du mandarin, vous pourrez alors progresser rapidement et pourquoi pas, vous installer en Chine.

Qu’est-ce que le Pinyin ?

Comme vous le savez certainement, ce n’est que très récemment que la Chine s’est tournée vers le monde (nous entendons les pays hors Asie évidemment). Et cela s’est notamment traduit par une véritable révolution linguistique qui se nomme « pinyin », cette transcription de la langue chinoise à l’alphabet romain.

Inventée par Zhou Yougouang, il aura fallu attendre 1979 pour que l’Organisation Internationale de Normalisation de la République Populaire de Chine considère officiellement cette langue comme une « romanisation du mandarin » !

Un grand pas en avant vers les pays occidentaux et leur alphabet romain donc, mais aussi vers l’alphabétisation de la population chinoise (qui est aujourd’hui de 95% d’après l’UNICEF).

Les Chinois peuvent donc bénéficier désormais de 25 des 26 lettres de l’alphabet romain (exit le V qui ne sert Vraiment à rien).

Vous découvrirez par ailleurs que le pinyin est composé de 5 tons et que de nombreuses lettres se prononcent comme dans la langue de Molière : les consonnes, le A et quasiment le O.

Les tons en chinois

Vous l’aurez peut-être appris durant vos études et vos cours de langues étrangères : le français, contrairement à d’autres langages, n’a rien de « tonal ». Malgré la beauté de notre langue, d’aucuns diront qu’elle est assez monotone à l’oreille !

L’anglais et l’espagnol, par exemple, imposent des accents toniques sur certaines syllabes de leurs mots. Une difficulté pour les Français, mais qui, il faut bien l’avouer, rend la langue un peu plus complexe et chantante. Un sacré défi linguistique en somme !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le chinois mandarin, et ses multiples tons, présente lui aussi un challenge de haut niveau en termes de langue tonale…

Les tons chinois se comptent en effet au nombre de 5 :

  1. Le premier ton est un accent plat et représente une absence d’intonation.
  2. Le deuxième ton est « aigu » et représente une intonation ascendante.
  3. Le troisième ton est souvent le plus déstabilisant, comme une sorte de vague : mi-bas, descendant, puis ascendant.
  4. Le quatrième ton est descendant : il part d’en haut et descend.
  5. Le cinquième ton est nul. On l’appelle aussi « ton neutre ».
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