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Les dix plats français les plus authentiques

De Philippe, publié le 16/02/2017 Blog > Art et Loisirs > Cuisine > Le TOP 10 des Recettes de Cuisine françaises

Mijotés par notre chère mère-grand, ils ont bercé notre plus tendre enfance…

Assez semblables à la fameuse madeleine de Proust, ces spécialités goûtées dès le plus jeune âge ont gardé pour nous une saveur d’inimitable, que nous ne retrouverons que difficilement dans la vie adulte.

Tout droit hérités des repas dominicaux les plus traditionnels, ces recettes les plus universellement partagées de la cuisine française auront égayé plus d’une réunion de famille.

Bien sûr, même si nous nous sommes fondés sur différents sondages du net, notre top 10 reste arbitraire.

Il y manquera forcément des milliers de variantes, et certaines régions se considéreront peut-être comme sous-représentées. Les goûts et les couleurs (ou saveurs ?), comme on dit… !

L’art culinaire français étant extraordinairement riche, le plus difficile aura été d’arrêter un choix définitif sur dix spécialités seulement. Un dilemme cornélien !

Si votre plat préféré vient à manquer dans notre catalogue, n’hésitez pas à le partager avec les lecteurs de Superprof en laissant un commentaire !

Le gratin dauphinois

C’est un classique des menus familiaux, mais pas très ancien, puisque la pomme de terre a été importée en Europe depuis les Amériques et qu’elle n’est consommée en France que depuis la fin du XVIIIe siècle.

La provenance de cette agréable combinaison de lait et de patates (et un peu d’ail, comme on est dans le Midi) ne fait aucun secret. Son nom l’annonce d’emblée : il s’agit du Dauphiné.

D’une famille à l’autre, on remplace parfois le lait par de la crème liquide, ou bien de la crème fraîche, sans parler des différents mélanges possibles ! Les plus originaux vont jusqu’à ajouter du laurier et du bouillon.

Sachez que certaines personnes disent encore « pommes de terre à la dauphinoise ». On en mange jusqu’en Amérique du Nord !

Sans surprise, l’apparition de ce mets correspond à la banalisation de la pomme de terre en France : 1788, un certain 12 juillet, où le duc de Clermont-Tonnerre offrit une appréciable collation aux officiers municipaux de la ville de Gap. Il y avait juste les ortolans en plus… On était nourri à belle enseigne !

Le tout n’est pas aussi facile à réaliser qu’on pourrait le croire. Il faut savoir judicieusement doser les ingrédients entre eux et, surtout, choisir le type de pomme de terre qui va bien.

Certains préféreront les Monalisas ; d’autres les Charlottes. L’important est de les prendre bien jaunes et peu fermes, pour les couper en rondelles sans jamais les laver ensuite. Le fin mot de l’histoire, c’est bien évidemment le four.

Pour aller plus loin, et évoquer des plats de résistance (toutes proportions gardées) comparables, nous pourrions étudier la question du hachis Parmentier et de ses différentes déclinaisons (hachis gascon avec du confit de canard émietté, ou bien manceau avec des rillettes de porc), sans oublier la tartiflette en Savoie.

Découvrez également la grande histoire de la cuisine française

Le pot au feu

Plat incontournable du terroir français : le pot au feu !

C’est un plat ancien, qui compose à lui tout seul tout un repas – quand ce n’est pas plusieurs ! Au Moyen Âge, c’était l’éternelle marmite qui restait sur le feu en hiver et dans laquelle on ajoutait chaque jour de nouveaux ingrédients.

Sa base est des plus simples, mais il admet une multitude de variations selon l’époque ou les moyens financiers.

Il s’agit toujours de viande de bœuf mijotée à feu extrêmement doux, avec en accompagnement des légumes et des aromates, le tout produisant un bouillon gras et savoureux. Ce dernier est servi à part, en entrée, ce qui rend le pot au feu clairement distinct de la potée.

Lait, cuir, corne, chair : la vache, normande ou charolaise, est un animal extraordinaire. Les bovins | Une incroyable source de richesse pour l’homme | source : unsplash.com

Traditionnellement, pour la viande, sont privilégiés des morceaux peu nobles, plutôt durs à mastiquer et nécessitant donc une cuisson des plus longues.

Ce sont principalement la joue de bœuf, le jarret, le gîte, le paleron, la macreuse et le jumeau.

Pour donner davantage de saveur à l’ensemble, au bouillon notamment, il est courant d’ajouter dans la cocotte des os à moelle (cette dernière pouvant être dégustée sur un toast) ou de la queue de bœuf (où il n’y a pas grand-chose à manger !).

Le choix des légumes dépendra de tout un chacun, mais les plus usités sont le poireau, la carotte, le navet et la pomme de terre. Certains y ajoutent du céleri-rave ou de l’oignon.

De même, l’assaisonnement reste assez libre, bien que le sel et le poivre semblent indispensables. Ils pourront être complétés par des épices telles que le clou de girofle, le bouquet garni et le laurier. Sans oublier la moutarde que les convives peuvent mettre sur le bord de leur assiette !

Le coq au vin

« Tuons le coq, tuons le coq ! Il ne dira plus : coco-di, coco-da, il ne dira plus : coco-di, coco-da… »

Un  refrain souvent chanté en maternelle, ouvrant la voie à un plat qui associe viande de basse-cour et boisson bien française : le vin !

Ici, l’antique litron quitte sa bouteille pour adoucir la chair d’un coq ou d’un coquelet, et l’étron se mue en gastronome.

Cette recette vient de l’Est : Bourgogne (avec la variante du coq au vin jaune en Franche-Comté), Champagne, Alsace et Auvergne.

La légende veut qu’elle eût déjà cours dans l’Antiquité, du temps où un dénommé Jules César menait à bien la conquête des Gaules.

Un Arverne quelque peu vindicatif aurait offert au général romain un magnifique coq, censé être le symbole de la fierté et de la vigueur des Gaulois. Et notre futur triomphateur d’inviter son interlocuteur à manger… le même oiseau cuit avec du vin.

L’adage « à malin, malin et demi » pourrait être révisé en « à coq, coq au vin » !

Le secret d’un coq au vin réussi, c’est de le faire cuire en morceaux et de lui associer des condiments et un accompagnement dignes de ce nom : ail en gousse, oignons de petite taille, lard ou lardons, carottes, champignons, persil, bouquet garni…

La qualité du vin (traditionnellement rouge, mais les Alsaciens privilégieront leur riesling) est primordiale pour donner du goût, sans oublier qu’un verre de liqueur de marc donne de l’onctuosité à l’ensemble.

La quiche lorraine

Nous restons dans l’est de la France, mais nous quittons l’univers de la viande à proprement parler !

C’est un plat relativement facile à préparer, cuit au four.

Pâte feuilletée ou brisée, crème fraîche, œuf, lardons, et le tour sera joué !

Jadis, la quiche était très fine : ce n’est que depuis le XIXe siècle qu’on la connaît avec une épaisseur plus qu’honorable.

Le steak tartare

C’est un mets où la qualité de la viande est plus que nécessaire, pour ne pas passer un mauvais quart d’heure ou risquer une intoxication alimentaire à cause d’un défaut de fraîcheur.

Le tartare viendrait, comme son nom l’indique, des Tatars (actuelle Ukraine), avant de connaître une diffusion à l’échelle européenne, et d’être approprié par les Français en particulier.

La viande, surtout lorsqu'il n'y a aucune cuisson, n'admet pas la médiocrité ou la mauvaise qualité. Un tartare | Une entrée ou plat principal très difficile à préparer | source : visualhunt.com

S’il est courant de trouver du tartare de bœuf sur la carte de nos restaurants, traditionnellement, c’est de la viande de cheval qui est utilisée.

Cette dernière, en plus de présenter un goût plus marquée, a l’avantage d’être très saine, moins sujette aux parasites et maladies.

D’un cuisinier l’autre, la façon de servir ce steak varie : en petits cubes, haché gros ou menu…

Là où de grandes différences se rencontrent, c’est dans la sauce et l’accompagnement, pour que l’aspect rafraîchissant du plat se double d’un côté substantiel.

Le tartare diffère de la viande crue brute dans la mesure où son trop-plein de sang a (normalement) été évacué.

Le cassoulet

C’est une spécialité qui fait débat quant à sa paternité… Mais la cité de Castelnaudary semble tirer son épingle du jeu, grâce à un témoignage datant de la guerre de Cent Ans !

Il mêle des haricots secs (généralement tarbais) à de la couenne, de la saucisse de Toulouse ou encore du confit de canard.

Sans oublier diverses plantes aromatiques !

C’est un plat familial des plus énergétiques, à accompagner d’un puissant vin rouge, pour se réchauffer l’hiver avant de faire une bonne sieste…

Il en existe une variante mobilisant des fèves : le févoulet.

Le bœuf bourguignon

Comme la daube (dont la seule différence est que l’on fait mariner la viande dans l’alcool avant même la cuisson, et que l’on y ajoute volontiers des pieds de cochon), c’est une recette éminemment noble.

La Bourgogne peut s’enorgueillir de cette énième spécialité, qui met en valeur un bon charolais, mais permet aussi d’écouler une vieille vache ou un taureau…

Il faut évidemment choisir un excellent vin de Bourgogne, et ne pas oublier champignons, lard et oignon.

Il n’y a pas d’accompagnement inamovible. Vous avez donc le choix entre pâtes, pommes de terre et divers légumes !

La bouillabaisse

Là, nous piquons plein sud : prenons une bouffée d’air méditerranéen !

Rougets, maquereaux, sardines, anchois, dorades et autres sont abondamment consommés en France. Poissons et fruits de mer | Bordée par un océan et trois mers, l’Hexagone sait tirer profit des richesses sous-marines | source : stocksnap.io

C’est l’un des étendards de la gastronomie provençale, où les produits de la mer sont généreusement mis en avant.

La bouillabaisse est une sorte de soupe de poisson dégustée avec des croûtons aillés ou bien tapissés de rouille, sans omettre quelques poissons servis entiers et des patates pour allonger la valeur énergétique du tout.

On privilégie, pour le côté soupe, les poissons de roche non nobles, que l’on ne consomme généralement pas de manière indépendante.

Ce plat est donc tout droit sorti de la cuisine populaire ! Il était concocté dans les familles de pêcheurs, qui ne gardaient pour elles, grosso-modo, que les poissons invendables.

Aujourd’hui, tous les touristes se l’arrachent !

Les moules marinières

Retraversons l’Hexagone, en sens inverse, pour nous arrêter dans le Nord, au sujet d’un plat typique partagé avec un certain nombre de Belges.

Les moules-frites abondent dans les restos littoraux et réjouissent souvent les enfants. Mais qui se rappelle que la sauce marinière viendrait à la base des Charentes ?

On ne peut plus simple, mais vraiment délicieuse, elle se compose de persil haché, de vin blanc, d’échalote, de poivre ainsi que de gras (soit de l’huile d’olive, soit du beurre, selon la région où l’on habite).

Et rien de mieux que des pommes frites pour accompagner des moules d’exception !

Les escargots à la bourguignonne

Encore la Bourgogne ! Pourtant, je vous assure, l’auteur de cet article n’est pas bourguignon…

Au beurre pour les Bourguignons ou à la tomate pour les Catalans, ce mollusque longtemps boudé a désormais sa place sur les meilleures tables. Escargots | Là où la sauce et le savoir-faire du chef font toute la différence ! | source : visualhunt.com

Ici, nous évoquons une spécialité typiquement française, caricaturale presque, à l’instar des célèbres cuisses de grenouille. Une recette qui a notamment le vent en poupe pour la Noël.

L’utilisation de l’espèce d’escargot helix pomatia est une nécessité absolue.

L’animal est servi dans sa coquille, mais, après avoir jeûné dans de la farine, il est préparé au four avec du beurre aillé et du persil, ce qui contribue à relever merveilleusement le goût plutôt fade de l’invertébré.

Traditionnellement, il faut retirer l’escargot bouilli de sa coquille, puis l’y remettre après y avoir placé l’assaisonnement décrit !

Découvrez enfin le rayonnement de la cuisine française à travers le monde…

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