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Quels sont les moyens mis en œuvre par l’Éducation Nationale pour faire face à l’échec scolaire ?

Par Romain le 25/11/2016 Blog > Cours particuliers > Soutien scolaire > L’Éducation Nationale peut-elle Proposer une Aide après la Classe ?
Table des matières

D’après différents rapports, l’Education nationale semble avoir du mal à fournir un enseignement efficace aux élèves français.

Les chiffres sont accablants pour le système éducatif français.

Cela sans compter sur différents facteurs familiaux, environnementaux ou psychologiques de l’élève.

Que peut faire le soutien scolaire pour lutter pour le décrochage à l’école ?

Comment mettre en place un dispositif de cours particuliers ou d’aide aux devoirs qui redonnera aux élèves de primaires, aux collégiens et aux lycéens le goût de l’apprentissage ?

L’Etat est-il capable de le prendre en charge ?

C’est ce que nous allons voir dans notre article.

L’échec scolaire : des chiffres alarmants

L’échec scolaire n’est pas une problématique récente. Déjà, dès 2011, différentes enquêtes tiraient la sonnette d’alarme.

Le décrochage scolaire : des chiffres qui font peur. De nombreux étudiants français sont en situation d’échec. Comment les aider à s’épanouir à l’école ?

Nous pensons à l’atlas de la Depp qui indiquait que 35% des jeunes de 15 à 24 ans n’étaient plus scolarisés. Parmi eux, 25% n’avaient pas de diplôme.

De même, en 2012, les enquêtes PISA et de l’OCDE montraient que les bons élèves sont moins nombreux en France que dans les autres pays européens.

En mathématiques, par exemple, nous comptions 12,9% d’élèves au-dessus du niveau 5 (contre 17,5% en Allemagne).

Dans ce même rapport, nous observions aussi que 26% des élèves fréquentaient des établissements où l’homogénéité des aptitudes des étudiants constituait un frein à l’apprentissage.

Malgré la volonté des gouvernements de réduire l’injustice scolaire, aujourd’hui, la France propose toujours une école et une éducation à deux vitesses.

Sont d’ailleurs pointés du doigt les établissements d’éducation prioritaire.

Au sein de ceux-ci, nous voyons plus de professeurs inexpérimentés (17% d’enseignants de collège et lycée de moins de 30 ans contre 9% ailleurs).

Alors qu’en 2007, 60% des élèves de fin de 3ème des établissements défavorisés maîtrisaient les notions indispensables à la réussite de leur parcours scolaire, ce chiffre a baissé pour atteindre 35% aujourd’hui.

De plus, à résultats équivalents, les enfants de milieux sociaux favorisés se dirigeront plus facilement vers des secondes générales et technologiques que les enfants de milieux sociaux moins favorisés (66% pour les premiers, moitié moins pour les seconds).

Tout cela se répercute sur l’obtention du bac : 90% des enfants d’enseignants et de cadres l’obtiennent contre 40% des enfants d’ouvriers non-qualifiés.

C’est une réalité dans notre pays : les enfants issus de milieux favorisés réussissent mieux et plus facilement que les autres.

D’après les différentes données statistiques, cela se jouerait dès la sortie du primaire.

En effet, à la fin du CM2, 140 000 jeunes étudiants ne maîtriseraient pas parfaitement la lecture. Ils ressentiraient donc un échec assez précoce qui grandira au fil des ans.

Parmi les explications de l’échec scolaire, nous trouvons :

  • Des causes liées à des troubles d’ordre génétique ou biologique (trouble de l’écriture, de la parole, TFC, TED, trouble de l’apprentissage etc.).
  • Des problèmes familiaux: absence des parents laissant l’enfant libre de faire ce qu’il veut sans l’obliger à faire ses devoirs.
  • Des problèmes liés à la sphère privée (décès d’un parent, divorce) ou à l’école (harcèlement, par exemple).

D’ailleurs, un tiers des élèves des établissements prioritaires ne se sentent pas en sécurité à l’intérieur de l’enceinte de l’école. Ils sont 25% en moyenne dans les autres structures éducatives.

En lisant cela, vous avez compris que l’enseignement est une problématique majeure pour notre pays.

Surtout avec le fort taux de chômage actuel. Car, dans un contexte économique difficile, les diplômes restent le meilleur moyen de trouver un travail rapidement et durablement.

Difficultés rencontrées par les enseignants de l’Éducation Nationale

En première ligne, nous trouvons évidemment les enseignants de l’Éducation Nationale qui font leur possible pour aider leurs élèves à surmonter leurs difficultés. Pourtant, eux aussi en rencontrent au quotidien dans leurs classes.

Comment aider les professeurs à faire leur travail en toute sérénité ? Certains enseignants ont beaucoup de mal à transmettre leur savoir à leurs élèves.

Avant tout, il est intéressant de noter que le système éducatif français n’est pas fait pour aider chaque élève individuellement.

Les professeurs doivent, en effet, transmettre leur savoir à une classe entière.

Pourtant, c’est oublier que les jeunes apprennent tous à un rythme différent. Ceux qui peuvent suivre, tant mieux. Les autres sont rapidement dépassés par ce que l’enseignant doit leur apprendre avant la fin de l’année. Il est d’ailleurs lui-même obligé de boucler son programme, sans rien pouvoir faire pour les étudiants qui ont décroché en milieu d’année.

A ce titre, une étude de 2011 indiquait que 22% des élèves en échec scolaire s’ennuient en classe ou ne comprennent pas ce qu’on leur demande.

Les professeurs de l’Education nationale se heurtent aussi à l’environnement familial de l’enfant.

Dans cette même étude, nous voyons qu’un élève sur cinq de CP se couche après 22h et que 42% ne prennent pas (ou rarement) un petit-déjeuner le matin.

De plus, à la sortie des cours, certains jeunes sont livrés à eux-mêmes parce que les parents rentrent tard ou se désintéressent de l’apprentissage scolaire de leurs enfants. Evidemment, il est rare, dans ce cas, que les étudiants fassent leurs devoirs ou révisent leurs leçons. Ils préféreront se rendre sur internet, regarder la télé ou jouer aux jeux vidéo.

Et cela, les enseignants s’en rendent compte le lendemain lorsque les devoirs ne sont pas faits, lorsque les élèves sont dissipés ou lorsque les notes aux contrôles baissent.

Sans oublier les classes de plus en plus bondées qui empêchent ces professionnels de donner des cours dans de bonnes conditions.

Certains témoignages de professeurs indiquent que devant les difficultés rencontrées, de nombreux pédagogues se découragent (allant même jusqu’à la dépression).

Pris dans une spirale infernale, ils ne savent vers qui se tourner.

Les collègues peuvent les étiqueter en tant que mauvais professeurs.

Le principal ou proviseur peut ne pas être d’une oreille attentive et ne se satisfaire que de ne pas recevoir de plaintes de parents.

En l’absence de médecine de travail ou de DRH dans l’Education nationale, il reste l’inspecteur. Pourtant, cela peut être (d’après les dires des professeurs), un suicide dans leur carrière.

Tout cela montre que le corps professoral ne peut faire face aux difficultés scolaires de chaque élève.

Dispositifs mis en œuvre pour aider les enfants ayant besoin d’une aide après la classe.

Pour contrer cela, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem a mis en place un plan pédagogique visant :

  • A baisser le taux de décrochages (10% maximum) ;
  • A diviser par deux le nombre d’élèves sortants de l’école sans qualification.

Ce plan se base sur 3 axes stratégiques :

  • La prévention ;
  • La lutte contre l’absentéisme ;
  • Offrir le moyen à tous jeunes de se requalifier facilement.

Le plan pédagogique mis en place par l'Etat est-il efficace ? Redonner l’envie d’apprendre et de décrocher des diplômes : voici la mission de l’Education Nationale.

La prévention sera basée, avant tout, sur la formation des enseignants et le tutorat élève-adulte.

Ainsi, à l’aide de partenaires extérieurs à l’établissement, il sera possible d’apporter aux jeunes en difficultés un accompagnement scolaire par le biais d’un conseiller pédagogique individuel. Cela peut être une aide pour réviser ou une remise à niveau.

De plus, il est à noter que l’usage du numérique sera aussi un pilier central de ce nouveau système éducatif. Cela pour permettre aux jeunes d’avoir accès à des ressources pédagogiques à tout moment.

Pour contrer l’absentéisme à l’école, un personnel d’éducation sera chargé de créer un dialogue avec la famille afin de connaitre les raisons qui poussent l’enfant à ne pas se rendre en cours de maths, de physique chimie, d’histoire géographie ou en cours de français.

Finalement, afin de lutter contre le décrochage à la fin de la terminale, les lycéens ayant raté le baccalauréat pourront se réinscrire facilement dans le même établissement et demander de garder les notes au-dessus de 10.

A cela s’ajoute un « parcours aménagé de formation initiale » pour permettre à chaque élève entre 15 et 19 ans de prendre un peu de recul vis-à-vis de leur scolarité. Ainsi, ils peuvent profiter d’activités extrascolaires et de temps de formation pour les aider à choisir leur orientation future.

Le soutien scolaire : une solution complémentaire

Les cours de soutien par le biais d’un organisme spécialisé ou les cours particuliers à domicile sont aussi le choix de nombreux parents pour aider leur enfant à redresser la barre.

Comment le soutien scolaire peut-il être un support pédagogique pertinent ? Il est toujours temps de demander de l’aide à un professeur particulier.

En effet, le soutien scolaire à domicile est en pleine explosion depuis ces dernières années.

Idéal pour aider un enfant de primaire, de collège et de lycée à remonter sa moyenne générale ou ses notes dans une matière spécifique.

Peu importe l’avancement de l’année scolaire, il est aussi facile pour les parents et les enfants de s’y intéresser dès la rentrée ou profiter des vacances scolaires pour offrir un soutien scolaire en français, des cours d’anglais ou un soutien en maths.

Des dizaines de milliers de professeurs particuliers sont répertoriés sur toute la France.

Le coaching scolaire est aussi un bon moyen de travailler sur la méthodologie liée à l’apprentissage.

Par exemple, par le biais d’un encadrement pour approfondir les connaissances de l’élève en langues vivantes, le pédagogue pourra aussi l’aider à acquérir des outils pour mémoriser des informations plus facilement.

Plusieurs choix s’offrent aux parents désireux d’apporter une aide à leurs enfants :

  • Un accompagnement gratuit dispensé par des associations employant des bénévoles (les parents doivent se renseigner auprès de la mairie, de l’établissement scolaire ou de la CAF) ;
  • Des organismes privés spécialisés dans les cours particuliers à domicile ou en petit groupe ;
  • Des plateformes qui aident à trouver le professeur particulier de la matière désirée (ces derniers seront alors entrepreneur individuel) ;
  • La possibilité de trouver des cours de soutien sur internet.

Dans tous les cas, les dispositifs fiscaux mis en place par l’Etat indiquent que le phénomène du soutien scolaire est loin d’être terminée.

En offrant aux familles une réduction d’impôts ou un crédit d’impôts de 50% sur les dépenses engagées, cela les incite à apporter l’aide nécessaire à leur enfant (en plus d’endiguer le travail au noir) sans craindre de se ruiner.

 

Vous avez compris en lisant ce texte que l’État fait son possible pour permettre à tous les élèves de réussir leur scolarité.

Pourtant, malgré toutes les bonnes attentions des différents ministres de l’Éducation Nationale, il apparaît que les résultats ne sont pas réellement au rendez-vous.

Et si c’était donc aux familles de trouver de leurs côtés des solutions à l’échec scolaire de leur fils ou de leur fille ?

Dans ce cas, se tourner vers le soutien scolaire semble une bonne solution.

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Romain
Tombé dans l'écriture depuis tout petit, je suis aussi rédacteur web de métier. Mes passions : les jeux vidéo, le cinéma et les livres. Curieux de tout, j'ai une soif insatiable de nouvelles connaissances.

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