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Les cours particuliers dans le monde

De Simon, publié le 22/02/2016 Blog > Cours particuliers > Prendre des Cours Particuliers > Panorama Mondial des Cours Particuliers

Les cours particuliers ne datent pas d’hier et sont répandus partout dans le monde. Aujourd’hui, ils sont en pleine expansion dans les pays où le système d’enseignement ne semble pas suffire pour décrocher les meilleurs diplômes.

La France est le pays européen n°1 en matière de cours particuliers. Ensuite, viennent les pays du sud et de l’est de l’Europe. Dans les pays nordiques et en Allemagne, les cours particuliers sont plutôt rares. Dans les pays asiatiques ou africains, comme l’Egypte ou le Zimbabwe, les cours individuels sont monnaie courante, ce qui crée davantage une éducation à 2 vitesses.

La compétition entre les élèves est présente pour entrer dans les universités cotées et intégrer des classes préparatoires. De plus, avec un taux de chômage variable entre les pays, les parents sont anxieux pour l’avenir de leurs enfants.

Pour pallier cette angoisse grandissante, les cours particuliers apparaissent comme une solution efficace.

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La France, championne d’Europe des cours particuliers

Bien qu’on estime à 80% les cours non déclarés, le chiffre d’affaires annuel du soutien scolaire dépasse les 2,5 milliards d’euros. On parle d’un volume croissant de 40 millions d’heures de cours à l’année. Ces cours sont assurés par des étudiants et des professeurs. Pour la plupart, c’est un moyen d’arrondir leurs fins de mois et non un métier à plein temps.

Les cours particuliers sont très répandus et en pleine croissance en France Le soutien scolaire à la francaise

Parlons avec des chiffres. En France, une famille française va financer en moyenne 40 heures de cours particuliers par an et par enfant, avec un budget de 1 500 € (avant déduction fiscale). Le tarif d’un cours particulier varie entre 20 et 60 euros, selon le secteur géographique et la matière, avec pour moyenne 35 euros de l’heure.

Le gouvernement propose des mesures incitatives avec des avantages fiscaux accordés depuis 2005, sous forme de crédit d’impôt de 50% pour des services à domicile. D’un point de vue administratif, il est possible de payer par CESU (chèque emploi service universel), pour simplifier les démarches.

Pourquoi un tel engouement ?

Les cours particuliers deviennent un accompagnement complémentaire à l’enseignement dispensé par l’Education Nationale. Les matières les plus sollicitées sont les mathématiques, la physique, le français et les langues vivantes.

Selon de multiples raisons, comme le faible niveau des parents dans la matière, le manque de temps ou la volonté d’éviter le conflit avec un adolescent récalcitrant pour se mettre au travail, le cours particulier peut se substituer à l’aide parentale.

Ils peuvent aider pour la préparation du bac, d’un concours ou l’intégration d’une classe prépa. La course à l’excellence est de mise notamment dès l’entrée en 6ème avec le choix de l’allemand en LV1, réputé comme plus élitiste ou l’intégration dans la filière scientifique, convoitée pour ses débouchés en médecine ou dans les écoles d’ingénieurs.

Les organismes de cours particuliers sont nombreux et les offres assez variées.

La forme la plus courante reste le cours au domicile de l’enfant ou de celui du professeur. Ils peuvent être complétés par des stages de pré-rentrée en petit groupe ou des séjours linguistiques, pour l’apprentissage des langues vivantes.

Le recours marginal aux cours particuliers dans les pays d’Europe du nord

En Allemagne, Norvège, Suède, Finlande, aux Pays-Bas ou au Danemark, le regard sur l’enseignement scolaire est davantage orienté vers la confiance. Les parents n’ont pas la vision d’un système éducatif défaillant et carencé. Même en Grande-Bretagne, les cours particuliers ne connaissent pas le même essor qu’en France.

En Europe du Nord, les filières d’enseignement sont plus professionnalisantes. Elèves anglais

En France, le diplôme reste une quête sacro-sainte, presque un graal. Même si les gens ne sont pas forcément plus performants dans le monde du travail, il reste la clef pour intégrer une entreprise ou pour enrichir un CV. A l’étranger, la vision du diplôme est tout autre. Elle peut même apparaître comme secondaire.

Les filières d’enseignement sont plus professionnalisantes. Aujourd’hui, à moins de choisir la filière professionnelle en France, dans laquelle on oriente les élèves ayant les moins bons résultats au collège, on ne peut pas intégrer un emploi, entrer sur le marché et avoir acquis les compétences pour occuper un poste.

Les autres pays proposent plus de voies professionnelles, dès l’équivalent de notre seconde, qui sont loin d’être des voies de garage et qui permettent une immersion plus tôt dans le monde du travail ainsi qu’une meilleure préparation.

En France, on peut décrocher son baccalauréat, être majeur et arriver au terme de ses études, sans avoir aucun projet professionnel. Les pays de l’Europe du Nord savent mieux valoriser la formation continue, avec la possibilité de bénéficier d’une réorientation professionnelle ou d’une réelle évolution de carrière.

Connaissez-vous l’histoire des cours particuliers ?

La prise de cours individuels : une normalité en Asie

En Asie, la course à la performance et à l’excellence est culturelle. D’ailleurs, le niveau des élèves asiatiques fait partie des plus élevés dans le monde. L’éducation n’est pas considérée, à la différence de la France, comme un moyen de s’épanouir et d’engranger des savoirs, mais bien comme un vecteur d’ascension sociale. L’enseignement est presque perçu comme une religion, à laquelle les parents vouent un culte sans limites et les enfants doivent se plier coûte que coûte.

Les cours particuliers vont de pair avec la course à la performance et à l’excellence. Une forte pression sur les élèves

En Corée du Sud, le marché des cours particuliers surpasse de loin celui de la France, avec 13 milliards d’euros par an. Chaque jeudi de la 2ème semaine de novembre, le pays suspend son souffle et s’arrête pour laisser les enfants passer leurs examens d’entrée aux grandes écoles.

De gros moyens sont mis en place : police pour la circulation, horaires de train et de métro modifiés, même l’aéroport est fermé une partie de la journée !
La pression est énorme : les élèves enchaînent entre le bachotage et la multiplication des cours individuels, dans les ha-gwuan, qui sont des établissements de cours individuels.

Le gouvernement sud-coréen a dû intervenir en 2009 avec un couvre-feu, pour interdire les cours privés après 22 heures. L’organisation des cours particuliers est de plus en plus réglementée. Tout ça pour mettre en place les cours particuliers de demain !

Au Japon, en Chine, en Malaisie ou à Taïwan, les attentes des parents sont identiques voire plus fortes, ce qui entrainent un stress permanent sur les jeunes, une pression des parents qui dépensent des sommes ahurissantes entre 800 et 1500 euros par mois et un taux de suicide chez les 15/25 ans, qui ne cesse de croître.

Au Japon, il n’y a pas de dimanche ni de vacances, pour les élèves. Les cours privés sont dispensés 7 jours sur 7, par les juku, qui sont les organismes de cours privés. Entre l’école et les cours, un élève japonais peut travailler entre 10 et 16 heures par jour. Néanmoins, si on ne se base que sur les cours individuels, c’est au Sri-Lanka, que les parents peuvent prendre le plus d’heures avec une moyenne de 8 heures hebdomadaires, voire même 13 heures.

Le classement des établissements scolaires asiatiques est une raison pour laquelle, dans certains lieux, quasiment tous les élèves prennent des cours particuliers. En fonction des résultats, l’accès aux établissements prestigieux n’est réservé qu’aux meilleurs élèves.

Zoom sur le soutien scolaire en Inde

Dans un pays surpeuplé comme l’Inde, il est important pour les familles que leurs enfants puissent se démarquer, en ayant de bons résultats scolaires.

Aujourd’hui, les cours particuliers sont entrés dans le système éducatif, notamment dans plusieurs Etats fédéraux de l’Inde.

Ce mode éducatif parallèle est devenu un complément récurrent à l’enseignement. Plus de 50% d’élèves prennent des cours dès la classe équivalente en France, au CE2 ou même au CP.

Le recours d’un professeur particulier dépend, bien entendu, des ressources des parents. Les cours particuliers sont réservés aux classes moyennes et aisées et non aux couches populaires.

En Inde, le soutien scolaire est réservé aux classes moyennes et aux élites. Une sélection sociale des cours particuliers en Inde

Quel est le profil d’un élève qui prend des cours particuliers en Inde ? Il peut être issu d’une école publique en Inde, dont les frais de scolarité coûtent très peu chers. Toutefois, la majorité des enfants sont scolarisés dans des écoles privées non subventionnées onéreuses. Le but n’est pas le même : les élèves des écoles publiques prennent davantage des cours pour le passage des examens, tandis que ceux du privé souhaitent avoir de meilleures notes.

Les élèves en Inde, prennent des cours en moyenne dans 3 matières, voire même pour toutes. Les cours commencent dès le début de l’année. Si en France, on parle de cours du soir, en Inde, plus de la moitié des enfants bénéficient de leurs cours le matin, avant d’aller à l’école.
Les élèves prennent des cours dans des organismes de coaching ou des écoles de tutorat privé.

Plus curieux, les cours individuels peuvent faire l’objet de corruption, ce qui crée une économie parallèle. Vu qu’ils ne donnent sciemment que la moitié de l’enseignement en cours, les parents n’hésitent pas à avoir recours directement aux enseignants de l’école où est scolarisé l’enfant, pour renforcer les enseignements.

L’Inde n’est pas le seul pays concerné par ce type de pratique peu loyale. Cette dernière est également fréquente au Cambodge.

Au final, quel que soit le pays, les cours particuliers sont une histoire d’échange !

Une vision du cours particulier à contre-courant en Australie

L’Australie se lance dans une réforme de son système éducatif avec des grands changements comme un programme plus intense pour les enfants de maternelle, avec l’initiation à une langue vivante.

Dans l’enseignement secondaire, les classes sont un peu plus chargées et il y a moins d’heures de cours hebdomadaires pour permettre au professeur une meilleure préparation.

Quant aux cours particuliers, les parents restent libres de les financer mais l’école va venir renforcer l’apprentissage individuel avec la possibilité d’avoir comme mentor, un enseignant.

Quel sera le destin des cours particuliers ?

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