Le magazine qui aime les profs, les élèves, les cours particuliers et le partage de connaissances

Passer un examen pour attester de ses capacités en langue anglaise

Par Philippe le 24/11/2016 Blog > Langues > Anglais > Les Concours qui Valident un Niveau d’Anglais
Table des matières

Vous parlez très bien anglais, vraiment ? Mais comment pourriez-vous le prouver !

Au cours d’un entretien, on peut imaginer glisser sur une conversation 100% anglophone. Oui, mais, encore faut-il décrocher un rendez-vous !

Sur un CV ou dans un dossier de candidature composé de diverses pièces justificatives, il n’y a qu’un moyen de montrer que l’on a un excellent niveau en langue étrangère : attester de la réussite à un examen universellement reconnu.

C’est un petit bout de papier qui équivaut à un véritable sésame ouvrant sur des postes à responsabilité !

Le système éducatif français, cible de nombreuses critiques quant à l’enseignement des langues vivantes, est actuellement en train d’être réformé de fond en comble. Un effort tout particulier a été consenti en direction de l’apprentissage de la langue de Shakespeare, et ce dès les petites classes et l’école primaire.

Toute leçon d'un bon professeur doit pousser l'élève à devenir autonome et capable d'être bilingue. Pays anglophone | Pour étudier ou pour le travail, l’anglais professionnel est une nécessité | source : unsplash.com

Face au défi économique de la mondialisation, l’américain ou l’anglais des affaires a émergé comme nouvelle langue internationale par excellence. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, les faits sont là – et ils sont têtus ! Inutile donc de songer à exercer certaines fonctions sans une maîtrise de l’anglais qui sorte un peu du lot !

Aussi, pour venir certifier d’une bonne compréhension écrite et orale ainsi que d’une excellente qualité d’expression, des espèces de concours (ne s’adressant pas forcément exclusivement à un public français) ont vu le jour.

Attardons-nous un peu plus longtemps sur les trois principales certifications linguistiques répondant à ces critères et particulièrement appréciées par les sociétés françaises aussi bien que par les firmes internationales.

Le TOEFL

Commençons par celui qui est peut-être le plus connu des jeunes Français, notamment dans le monde des études supérieures : le Test of English as a Foreign Language (test d’anglais langue étrangère).

Payant (une centaine d’euros), et rendant compte d’un score précis (il n’y a pas d’admission ou d’échec à proprement parler), il est proposé depuis 1964 par le groupe privé ETS (Educational Testing Service) de l’université Princeton aux États-Unis d’Amérique.

Nous sommes très loin d’un genre d’enregistrement automatique, du type qui paye est récompensé. Non : le niveau est élevé, et les bons scores toujours rigoureux et sans appel.

Étant mondial, cet examen peut être passé de trois façons différentes : papier (PBT), informatique (CBT) ou Internet (iBT).

Les tests prennent la forme d’un QCM avec quatre parties différentes évaluant tous les secteurs linguistiques :

  • la compréhension écrite (et, par là même, lexicale) de plus d’une heure ;
  • la compréhension audio d’une heure à une heure et demie ;
  • l’expression orale de 20 minutes (grâce à un microphone et à l’enregistrement des réponses du candidat) ;
  • et l’expression écrite également de 20 minutes.

L’expression orale peut éventuellement faire l’objet de concours à part : le TAST, et le TOEFL Speaking Academic Test.

Les notes sont exprimées sur 677 points pour la version papier, 300 pour l’ordinateur, et 120 pour l’Internet.

Un voyage à l'étranger pour immersion ou des cours particuliers sont parfaits pour mieux s'exprimer et se perfectionner. Compétences linguistiques | Le vocabulaire et la grammaire sont essentiels | source : visualhunt.com

Bien sûr, le certificat n’est valable que deux années, car on perd rapidement de l’aisance dans une langue que l’on ne pratiquerait plus. Mais ce serait aussi un bon moyen pour ETS de fidéliser ses clients ?

Le TOEFL répond à la plupart des attentes des universités et des grandes écoles, qui ne sont que rarement confrontées à une « erreur de casting ». Les capacités anglophones des stagiaires ou étudiants sont sauf accident fidèles aux résultats attestés par le TOEFL.

Cependant, il est parfois critiqué par ceux qui se demandent si les questionnaires à choix multiples conviennent véritablement à tous les types de personnalités.

Son caractère onéreux est lui aussi souvent incriminé, de même que sa façon de désavantager les natifs sur les questions grammaticales.

Enfin, l’aisance orale ne peut être que très imparfaitement jugée, moyens techniques obligent.

Remarquons, pour terminer, l’apparition d’un nouveau venu : la version « Junior » du concours, à l’attention des enfants de 11 ans et plus, scolarisés en collège ou en lycée. C’est une aide objective et neutre pour évaluer le niveau de nos élèves et, en faisant d’une pierre deux coups, pour jauger l’efficacité de notre système d’enseignement des langues.

Le TOEIC

Le Test of English for International Communication (TOEIC) est lui aussi une création de la plate-forme ETS. Mais nous quittons l’univers estudiantin pour nous plonger dans celui de l’entreprise !

Le TOEIC est de fondation plus récente : 1979. Il répond directement aux besoins de la mondialisation, puisque c’est le ministère japonais de l’Industrie et du Commerce extérieur qui s’en est montré le premier demandeur.

Plus de 14000 entreprises prennent pour argent comptant les conclusions individualisées du TOEIC, dans plus de 150 États à travers le globe. Autant dire que c’est une sacrée référence, qui ouvre bien des portes !

À la base, cet examen ne s’intéressait qu’à la lecture et à l’écoute, c’est-à-dire à un strict volet de compréhension, d’où le sous-titre : « Listening and Reading ».

Globalement, il ne diffère pas beaucoup du TOEFL quant à la manière de procéder : les QCM sont mis à l’honneur.

  • La compréhension orale (photographies, questions-réponses, dialogues et monologues) dure trois quarts d’heure pour 100 questions.
  • La compréhension écrite (phrases à trou, textes à trous, textes complets) évalue sur le même nombre de questions les candidats en une heure quinze.

Les résultats sont exprimés sur 990 points, et sont accompagnés d’une couleur en fonction du seuil atteint par le candidat.

Les meilleurs ont le droit à la couleur or (860-990), tandis que les moins heureux se contenteront d’orange (10-215). Entre ces deux extrêmes, nous trouvons le bleu (730-855), le vert (470-725) et le brun (220-465).

Enseigner grâce à une embauche à l'étranger est parfait pour avancer dans son niveau de langue. Bath | Un campus d’Angleterre fascinant : l’idéal pour parler anglais | source : pixabay.com

Afin de compléter ces éléments d’exclusive compréhension, a été créé le TOEIC Speaking & Writing, avec une expression orale de 20 minutes et une rédaction d’une heure. Chacune de ces deux parties est notée sur 200 points.

Enfin, pour couronner le tout, ETS a lancé en 2001 sont TOEIC Bridge, afin d’évaluer les compétences des non-anglophones débutants ou intermédiaires dans la langue de Shakespeare. Beaucoup moins réputé, il concerne surtout les élèves du secondaire, ou bien les professionnels qui commencent à peine à apprendre l’anglais.

Il existe différents outils pour se préparer au mieux au TOEIC, aussi bien en ligne qu’en librairie. La collection des ouvrages TOEIC Official Learning and Preparation Course, directement éditée par ETS, est en la matière un excellent moyen d’entrer dans l’esprit des épreuves.

Le GMAT

Nous changeons de perspectives en quittant ETS. Si le TOEFL s’adressait au monde de l’enseignement supérieur et le TOEIC à celui de la communication commerciale internationale, le GMAT (Graduate Management Admission Test) entend évaluer les compétences anglophones liées à la gestion et au management.

Ce certificat est un prérequis pour tout professionnel qui voudrait encore continuer en parallèle des études ouvertes sur l’international, comme la maîtrise en administration des affaires (MBA), ou bien pour les étudiants qui voudraient entrer dans une business school.

Le GMAT, créé en 1953, est une émanation du Graduate Management Admission Council (GMAC) basé dans l’État de Virginie, en Amérique du Nord.

Côté chiffres, il est disponible dans 96 pays et employé par 3000 écoles de commerce ou de gestion. Chaque année, ce sont plus de 200000 candidatures (une seule personne ne peut le passer plus de 5 fois par an) dans le monde entier.

Pour pouvoir s’y inscrire, il faut avoir au moins 13 ans, et pouvoir débourser une certaine somme (250 $ environ). Mais aussi savoir se débrouiller avec un ordinateur, puisque le test se déroule sur informatique !

Voici nos conseils : lisez les réponses possibles avant l’intitulé de la question ; puis, après avoir minutieusement examiné la question, n’hésitez pas à procéder dans un premier temps par élimination pour écarter les réponses manifestement erronées.

Le tout dure 4 heures, mais surveillez votre montre pour bien gérer votre temps.

Les résultats évaluent plusieurs compétences :

  • l’AWA (Analytical Writing Assessment) en une demi-heure : de 0 à 6 points ;
  • l’IR (Integrated reasoning), 12 questions en 30 minutes : de 0 à 8 ;
  • le quantitatif, 37 questions en une heure et quart : de 0 à 60 ;
  • le verbal, 41 questions en 75 minutes : de 0 à 60.

Le résultat total est ensuite exprimé sur une échelle allant de 200 à 800.

Attention, le rapport de l’examen reprend les résultats obtenus lors des précédents GMAT passés sur les cinq dernières années !

Il sera donc possible d’y lire votre progression ou votre régression. C’est une donnée intéressante propre au GMAT. Sachez qu’un score supérieur à 650 est impératif pour intégrer les MBA les plus cotés, du genre Harvard ou INSEAD.

Réviser tous les jours est élémentaire et indispensable, comme l'e-learning, pour atteindre de bons niveaux d'anglais. Rédiger | La grammaire anglaise, avec ses verbes irréguliers et un vocabulaire anglais complexe, est moins facile qu’on le dit | source : stocksnap.io

*

Dans un contexte où la concurrence est rude, il est impératif de pouvoir attester d’un excellent niveau d’anglais grâce à des tests fiables, qui fassent foi.

Ensuite, en fonction de ses aspirations, chacun doit passer l’English test approprié à sa situation.

Nous avons évoqué les trois gammes principales : le TOEFL pour l’enseignement, le TOEIC pour les affaires, le GMAT pour le management international. Nous aurions aussi pu évoquer l’IELTS du British Council.

Toutes les compétences lexicales ne sont pas évaluées dans ces examens à visée pratique et professionnelle.

Les capacités strictement littéraires, comme le style d’écriture ou la version, sont par exemple laissées sur la touche. Mais ce ne doit pas être une raison pour nous désintéresser de la culture anglo-saxonne, des belles-lettres anglaises et de la civilisation britannique !

Nos précédents lecteurs ont apprécié cet article

Cet article vous a-t-il apporté les informations que vous cherchiez ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (moyenne de 5,00 sur 5 pour 2 votes)
Loading...
Philippe
Amateur de matières littéraires et de langues, autodidacte touche-à-tout, transmettre des savoirs par les mots à l'heure du numérique me tient à cœur.

Commentez cet article

avatar
wpDiscuz