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La genèse et les origines du Surf moderne

De Simon, publié le 21/03/2016 Blog > Sport > Surf > Le Surf : une Histoire de Glisse à Découvrir

Connaissez-vous un sport qui soit à la fois ludique et cool ?

Le surf réussit à combiner de nombreux aspects comme une véritable culture, un lifestyle identifiable, un sport et un hobby qui séduit aussi bien les jeunes et les moins jeunes depuis des décennies.

Si vous vous demandez encore pourquoi prendre des cours de surf…..Voici un petit zoom sur l’histoire de ce sport qui en cesse d’intriguer, d’intéresser, de séduire toutes les générations.

Aux origines du surf

C’est du côté de l’océan Pacifique, aux îles Sandwich que le fameux commandant et navigateur James Cook, un marin britannique extraordinaire, vit pour la première fois un surfeur.

Alors qu’il fut tué par des indigènes, ce fut son successeur James King qui relata dans son journal de bord la pratique du surf tel qu’il put l’observer.

Cela se passait à Kealakekua Bay, sur la grande île d’Hawaï.

Toutefois l’histoire du surf ne saurait commencer ici.

En effet, on estime que c’est au 15e siècle que le surf devient une pratique courante chez les Hawaïens : elle permettait aux chefs de tribu de défier la nature et plus particulièrement la mer en servant uniquement de longues planches en bois.

En réalisant ces défis, ils prouvaient aux populations leur puissance et leur supériorité.

Une pratique qui fut, au départ, interdite lors des colonisations américaines qui voyait cela comme une dépravation puisque les Hawaïens pratiquant le surf entièrement nu.

Au même moment, à plusieurs centaines de kilomètres de là, les Polynésiens se mesuraient lors de duels avec leur planche de surf en bois, c’est ainsi que chacun voyait son rang au sein de la communauté.

La pratique initiale du surf

A l’origine, le surf était pratiqué sur le ventre mais c’est à Hawaï que le surf debout fut très probablement perfectionné voire même créé à Hawaï.

Au départ, seuls les rois des tribus hawaïennes pouvaient surfer sur certaines plages réservées tandis que le reste de la population devait se contenter de plages moins intéressantes.

Les rois de chaque tribu pouvaient surfer sur des planches de plus de 7 mètres.

Mais l’arrivée de Cook et de James King modifia à jamais le visage du surf : le déferlement des Blancs changea la donna et le sus et coutumes liés au surf se transformèrent, jusqu’à faire oublier le surf pendant 150 ans.

Le surf et le 20e siècle

En 1907, l’écrivain américain Jack London publia des articles à propos de ce sport qui demeurait encore inconnu du grand public. Sa popularité en tant qu’auteur le mena jusqu’en Californie où il fit une démonstration sur les vagues de la Californie du Sud.
Il rencontra alors George Freeth et créèrent ensemble le 1er club de surf à Waïkiki Beach qui s’appelait le « Outrigger Canoe Club ».

Ils développèrent un esprit de compétition plutôt amicale en créant un club de locaux appelé le Hui Nalu.

Mais en 1912, le surf connut un regain grâce à un homme : M. Duke Kahanamoku.

Ce champion olympique de natation fit des démonstrations en Californie ainsi qu’en Australie et le surf connut une nouvelle vague d’intérêt.

Il devint l’ambassadeur du surf dans le monde entier.

Dans les années 20, le surf se développa régulièrement, propulsé par la photographie du surf qui était alors popularisée par Tom Blake et John H. « Doc » Ball.

L’été, le soleil, les vacances. Les Beach Boys. Le sifflement de l’adolescence. Les filles. La drague. Le surf, idéal d’un cool adressé surtout aux non-surfeur. THE DRUMS – Let’s Go Surfing (2011)

Entre les deux guerres et jusqu’au début des années 50, ce sont Rabbit Kekai, John Kelly et Woodbridge Parker Brown surnommé « Woody » qui initièrent un nouveau regain du surf : en effet, les matériaux qu’ils utilisaient pour l’élaboration des planches étaient plus légers, plus fins, plus maniables.

Des années 50…

C’est dans les années 50 que de nouveaux visages emblématiques du surf propulsent cette pratique au rang de sport et de passion pour tous : Fred van Dyke, Peter Cole ou encore Buffalo Keaulana sont les figures de proue d’un surf « mainstream ».

A partir de maintenant, de nombreux artistes, des musiciens, des écrivains s’initient au surf non seulement pour ses bienfaits physiques mais pour adopter une culture différente, pour affirmer un style de vie.

Les années 60 et 70, immortalisée par le célèbre groupe des Beach Boys finit d’asseoir le surf comme sport national au même titre que le football américain ou le base-ball aux Etats-Unis ou le football en France, notamment au Pays basque où les cours de surf fleurissent sur toutes les plages.

Trouvez les meilleures plages pour surfer. Le groupe The Beach Boys sur leur 1er album « Surfin safari ».

Un léger essoufflement s’installe mais le regain revient vite au galop avec l’apparition (ou devrait-on dire le retour) des planches longboards, de l’émergence des planches évolutives et de surfeurs médiatisés comme Kelly Slater.

Au début des années 90, le film « Point Break » avec Patrick Swayze et Keanu Reeves offre un nouvel éclairage sur le monde du surf et une nouvelle génération.

… à nos jours

Aujourd’hui, le surf s’est largement démocratisé, c’est un sport à part entière connu et pratiqué par des millions d’aficionados.

Toutefois – et c’est là que réside la force du surf – l’esprit original du surf ne s’est jamais éteint, l’esprit pionnier de cette pratique : chaque surfeur cherche toujours à rester le plus proche possible de la nature et à communier avec elle.

Adoptez le style et le mode de vie des surfeurs pour être toujours cool ! Johnny Utah (Keanu Reeves) et Bodhi (Patrick Swayze) dans le film « Point Break » – 1991

Surfer, au 21e siècle, est toujours un état d’esprit et c’est pourquoi les surfeurs forment souvent de véritables communautés à travers la planète.

Considéré au départ comme une pratique de haut range, voire élitiste, le surf est devenu ce sport accessible à tous, qui a su évoluer avec son temps tout en gardant des racines profondes.

Pour un cours de surf comptez de 30 à 45€ de l’heure.

Zoom sur le 1er réseau social des surfeurs : SurfME

Depuis les années 90, il est question d’un véritable booming du surf. Cette discipline compte plus de 25 millions de surfeurs dans le monde dont 350 000 en France. Le nombre de pratiquants ne cesse d’augmenter et glisser sur la vague est devenu une véritable passion pour toutes générations confondues.

La « surfmania » continu de surfer sur cette vague. Rassembler et fédérer les surfeurs est donc devenu une évidence.

Avec la plateforme SurfME, les surfeurs sont désormais en mesure de pouvoir centraliser les informations liées au surf sur une plateforme “live”, de visionner au quotidien photos et vidéos des grandes nations du surf, de suivre les surfeurs et les spots de la planète entière.

Le blog de surf entièrement dédié à sa communauté, a donc de belles perspectives devant lui.

Les types de planches

Pour tout connaître du surf et de son univers, voici un récapitulatif des types de planches sur le marché :

  • La shortboard : c’est le type de planche le plus répandu.
    Elle est étroite et assez courte (entre 1.50 et 2.10 m au maximum et entre 44 et 49 cm de large).
    Convient surtout aux surfeurs qui ont déjà un peu d’expérience et de technique.
    idéal pour faire des figures comme le take off ou encore le bottom turn.
  • L’ « evolutive board » ou planche hybride : c’est une planche qui a une longueur entre 1.90 et 2.20 m et une largeur comprise entre 49 et 52 cm.
    Une planche assez large donc, épaisse qui tolère malgré tout différentes manœuvres.
    Un excellent compromis quand on est un surfeur moyen ou débutant.
  • Une planche « fish » : elle ressemble à une planche évolutive mais est plus large et plus courte, entre 1.70 et 1.90 m de long et 52 cm voire davantage en largeur.
    une planche qui a du volume, un « outline » (ligne extérieure du surf à l’avant) assez rond.
    parfait pour les amateurs de petites vagues.
  • Une planche « mini-Malibu » : une planche longue entre 2.20 et 2.60 m et large de 52 à 56 cm.
    une planche stable qui convient aux débutants et aux surfeurs moyens pour des vagues intermédiaires, ni trop fortes, ni trop faibles.
    C’est la planche pour commencer à surfer.

Choisissez votre type de planche et partez à l'assaut des vagues ! La planche Longboard dans les années 50.

  • La planche « longboard » au moins 2.75 m de long et jusqu’à 56 cm de large.
    une planche épaisse qui permet néanmoins une glisse en douceur en adoptant le style des années 60.
    Ne pas conseiller aux débutants car c’est une planche difficile à manier et assez lourde qui plus est.
  • Une planche « Gun » : c’est une planche spécifique pour les grosses vagues et sa longueur s’étale entre 2.10 et 3 m.
    Plutôt conseillée aux spécialistes.

A l’origine, les planches de surf étaient conçues en bois ou écorce d’arbre et pouvaient peser jusqu’à 50 kg !

Depuis les années 30, 40 et 50, le surf s’est démocratisé et la pratique est devenue populaire et plus accessible.

La conception des planches a été entièrement revue et depuis n’a de cesse d’évoluer : les ailerons sont installés sur les planches pour une meilleure glisse, de nouveaux matériaux apparaissent et rendent les planches plus légères et plus maniables.

Un peu de vocabulaire de surfeur

Pour comprendre l’histoire du surf, il faut s’immerger dans sa culture, da son univers et pour cela, vous devez assimiler un minimum de vocabulaire.

Alors, prêt, voici quelques termes usuels qui vous aideront à sauver la face quand vous déambulerez avec votre planche sous le bras :

  • Outline : la ligne extérieure de votre planche de surf, sa forme quand on la regarde de dessus.
    C’est la carte d’identité de la planche.
    A noter que plus la planche aura l’air longue et effilée, plus elle sera parfaite pour des vagues creuses.
  • Longueur : la longueur de la planche se calcule en suivant la latte d’une extrémité à une autre et non posant la planche à la verticale et en prenant ses mesures.
    S’exprime en centimètres ou en pieds-pouces.
  • Largeur : se mesure en pieds généralement.
    une planche large flotte mieux car elle capte mieux l’énergie des vagues mais offre moins de contrôle.
  • Le « wide point » : aussi appelé le maître-bau, c’est la largeur maximale d’une planche.
    le wide point se place sous la planche au milieu pour faire des virages courts ou alors au-dessus de la planche pour allonger les courbes.

Les différentes techniques pour surfer comme un pro. Suivez le mouvement des vagues !

  • Le « tail » vient compléter l’outline de votre planche : sa forme doit être en accord avec le mouvement de votre planche.
    existe différentes variantes de tail comme le tail « square » ou « squash » qui est assez large et est souvent préconisé pour des manœuvres serrées.
    A l’opposé, le « baby squash » est un tail très réduit, parfait pour les petites vagues.
    Plus les vagues sont importantes, plus elles sont creuses et donc plus il faut réduire le tail de la planche.
  • Le bottom est le dessous de la planche.
  • Le « rocker » est la courbe longitudinale de la planche.
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