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Enseigner l’anglais : une vocation

Par Philippe le 07/11/2016 Blog > Langues > Anglais > Pourquoi Devenir Prof d’Anglais ?
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En fin de crise économique, il n’est pas toujours facile de faire un choix d’orientation définitif…

Différentes voies peuvent être explorées, mais laquelle choisir ?

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : il faut se prononcer !

Avez-vous déjà pensé à enseigner la langue de Shakespeare, que la société globalisée impose de maîtriser un tant soit peu ?

Que vous soyez collégien, lycéen ou déjà étudiant, voire jeune pro, cette question mérite d’être posée.

C’est une perspective qui n’est pas sans avantages, cette langue étrangère étant vouée à jouir d’une aura toujours plus grande.

Pour l’heure, explorons ensemble les Raisons les plus Excellentes de se Faire Professeur d’Anglais !

Un recrutement ouvert

L’anglais est le deuxième idiome le plus parlé dans le monde.

C’est la langue maternelle de 425 millions d’anglophones, auxquels il convient d’ajouter 400 millions de personnes qui en font une « seconde langue » à côté d’un dialecte ancestral, tandis que 350 millions d’êtres humains la connaissent à titre de langue étrangère. C’est indispensable dans de nombreux emplois et pour réussir ses études !

Bien étudier, c'est mettre toutes les chances de son côté pour être un futur professeur stagiaire. Master MEEF | Gare à ne pas manquer l’inscription au concours ! | source : pixabay.com

Les besoins sont donc immenses, d’où de belles opportunités pour se lancer dans la carrière professorale afférente.

D’autant plus que cette dernière cache une grande diversité…

L’école primaire

On incrimine souvent la façon dont sont apprises les langues étrangères en France, selon une méthode héritée du XIXe siècle qui serait axée sur la grammaire et la compréhension écrite plutôt que sur l’oral. Pourtant, la demande professionnelle voudrait surtout une aisance et de la fluidité dans le langage parlé !

Aussi, les réformes successives de l’enseignement public se sont efforcées d’introduire les langues dès le plus jeune âge (parfois l’école maternelle), où le cerveau infantile retient mieux le vocabulaire… et les sons.

Quand on connaît les particularités de la prononciation (« ça se lit caoutchouc et ça se prononce marshmallow ») et des accents anglais, ce n’est pas plus mal !

Par exemple, le British Council propose des formations pour l’enseignement de l’anglais dans le cycle primaire (enfants de 7 à 11 ans). Les intervenants qualifiés peuvent intervenir dans des établissements scolaires, des structures privées ou des associations, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Mais il faut savoir que les professeurs des écoles (ex-instits) passent désormais une épreuve d’anglais lors de leur concours (CRPE), ce qui leur permet d’enseigner directement à leurs élèves les rudiments de la langue shakespearienne. Plus le temps passera, et plus les vocations de professeur d’anglais naîtront dans les petites classes.

L’enseignement secondaire

Les collégiens découvrent très vite s’ils ont du goût et des facilités pour le langage de nos voisins d’outre-Manche. En profitant d’un forum des métiers ou d’un enseignant apprécié, certains songeront déjà à se lancer dans l’enseignement de l’anglais un jour ou l’autre.

C’est l’horizon qui concerne le plus grand nombre de profs d’anglais. Le premier sésame en est le CAPES (accessible au niveau bac+5, après la maîtrise), qui offrait en 2016 1225 postes au concours externe. Les débouchés sont bien réels, bien que ces chiffres varient chaque année en fonction des besoins du ministère de l’EN.

Pour les plus studieux, l’agrégation doit venir couronner cette première certification, sachant qu’il est possible de postuler avec une licence d’anglais en poche auprès de son académie, pour assurer des remplacements. De même que l’on peut prétendre à être enseignant vacataire d’une structure scolaire privée, qu’elle soit sous contrat ou hors contrat.

Toutefois, l’enseignement public demeure le plus avantageux : pension de retraite calculée sur les 75% de la rémunération des 6 derniers mois d’activité, sécurité de l’emploi, salaire légèrement supérieur. Ce sont des données à prendre en compte avant de se lancer dans une direction précise.

La formation pour le CAPES donne une aptitude didactique pour enseigner. Rémunération à l’ancienneté | Devenir professeur d’anglais implique souvent de devenir fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale | source : stocksnap.io

Dans les faits, les professeurs d’anglais du collège et du lycée enseignent le plus souvent leur matière en guise de « LV1 » (première langue vivante), suivie par les enfants dès la sixième. Ils passent la plus grande partie de leur temps devant un effectif de classe complet, mais il y aussi des heures en demi-groupes, très pratiques pour pouvoir faire parler chaque adolescent.

Les études supérieures

Avant d’enseigner la linguistique anglaise post-bac, il faut avoir fait ses preuves. Les places sont moins nombreuses, et par conséquent beaucoup plus recherchées.

Les professeurs d’anglais des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont normalement des lauréats de l’agrégation, tant le niveau de préparation exigé pour les concours des écoles de commerce, d’ingénieux ou d’État est élevé.

À l’Université, le corps professoral coopte les nouveaux maîtres de conférences, chercheurs et vacataires.

Le cadre de travail est très différent, avec moins d’heures de présence en amphithéâtre, mais des cours magistraux très poussés, pointus, exigeant une grande érudition. Dans les universités publiques, la thèse de doctorat est de mise, de même que – ne serait-ce que de façon informelle – l’agrégation.

Les autres établissements d’enseignement supérieur peuvent recruter des enseignants à temps partiel ou plein, se fondant sur les qualifications et l’expérience des candidats – ce qui peut être un moyen d’enseigner l’anglais quelques heures par semaine tout en ayant une autre profession en parallèle !

Plus qu’un métier : une passion

Il est évident que l’on n’exerce pas une activité seulement pour avoir de l’argent ou une « bonne place ». Non, se spécialiser dans une discipline telle que l’anglais, ça demande autre chose.

La question du partage

Nous sommes tous impressionnés par nos grands-parents, qui ont eu une vie si riche et qui aiment tellement nous la partager… Quelquefois un peu trop du côté des grand-mères, où ça se répète…

C’est normal : quand on aime, on ne compte pas ; quand on aime, on a envie de faire aimer. « Aimer pour mieux connaître, et connaître pour mieux aimer » : cet adage s’applique à merveille aux trésors de l’esprit. Le savoir serait vain s’il n’était amassé que pour lui-même et l’ego de l’érudit. L’idéal, c’est de le partager, et c’est justement la mission de tout enseignant !

Si faire apprendre des choses fait partie de votre caractère, si cela vous permet de vous épanouir et de vous sentir bien, alors vous serez servi. Et c’est là que le travail devient un plaisir. Un plaisir d’autant plus grand qu’il suscite rapidement du concret : quelle joie à la vue des progrès effectués par les apprenants !

La connaissance de la civilisation britannique et de sa littérature est une chance supplémentaire. Future collègue ? | Professeur dans l’enseignement catholique, je travaille en moyenne 41h par semaine | source : visualhunt.com

Ce désir de partager ses connaissances linguistiques peut prospérer en dehors du système éducatif français classique. Des associations proposent d’enseigner l’anglais à des détenus, à des chômeurs, etc.

Il existe en outre une réelle demande de cours particuliers, quel que soit le niveau de l’élève – il s’agit parfois d’adultes ! 1 collégien sur 5 et 1 lycéen sur 3 sont concernés, avec un tarif horaire moyen proche de 21,50€ (Superprof, 2016).

La pédagogie en langue étrangère

« My tailor is rich »… C’est ainsi que s’ouvrait L’Anglais sans peine (méthode Assimil) dans son édition de 1929. Le refrain est connu et a fait son chemin, mais les modes d’apprentissage ont progressé depuis !

La filière supérieure, à l’Université comme dans les ESPE (ex-IUFM), est désormais le théâtre d’innovations pédagogiques et de procédés épistémologiques adaptés à notre époque. On redouble d’exigence pour que les Français parlent enfin un peu mieux l’anglais, pas comme dans les Monty Python quoi…

Si vous aimez l’English et que vous songez à devenir enseignant, ne reculez surtout pas devant la peur de n’être point assez « pédagogue ». Car vous ne serez pas démuni : on vous donnera de bons outils, pendant votre cursus universitaire, mais aussi après. Les manuels scolaires sont très bien faits, avec des CD d’écoute, parfois des séquences filmées, des cahiers de devoirs, etc.

Une dynamique au cœur de la société

Il y a des professions (très honorables par ailleurs) où l’on reste tout seul dans son bureau, derrière un écran d’ordinateur. Parfois sans avoir besoin de téléphoner et d’entretenir des contacts sociaux réguliers…

Rien de tel dans le monde de l’instruction : un enseignant fait pivoter sa vie professionnelle autour de sa présence en classe. Ce face-à-face avec les jeunes doit être aimé par l’adulte, qui passera près de 40 années de son existence ainsi.

Les motivations altruistes sont au cœur du choix d’une carrière enseignante. Les misanthropes ne tiendraient pas longtemps.

Un prof d’anglais a tôt fait de se sentir utile, et c’est mérité. Il peut se dire qu’il réalise à son humble échelle un labeur quotidien qui profite à l’ensemble de la société. Il participe à l’insertion professionnelle future de ses élèves, l’anglais étant essentiel pour intégrer le monde du travail, ainsi qu’à la démultiplication des échanges internationaux et à la mobilité des compétences françaises. Ce n’est pas rien !

Il n'y a pas que les métiers de l'enseignements qui nécessitent d'être bilingue. Orientation | Maîtriser l’anglais, c’est incontournable après le bac | source : unsplash.com

*

Aujourd’hui, parmi les différentes disciplines pouvant être enseignées, l’anglais est l’une des plus porteuses. Et pour cause : c’est la langue internationale par excellence du XXIe siècle !

Les possibilités sont donc nombreuses et, si elles dominent largement dans l’enseignement secondaire, l’anglais reste bel et bien présent dans le primaire et le supérieur. Sans oublier les universités du temps libre, du troisième âge… ou les cours en groupe ou à domicile !

Pour les plus passionnés, certains établissements dispensent en anglais des cours d’histoire-géographie ou de maths. Quand on aime la langue, c’est un régal, et ce que l’on soit sur l’estrade ou derrière sa petite table d’écolier !

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Philippe
Amateur de matières littéraires et de langues, autodidacte touche-à-tout, transmettre des savoirs par les mots à l'heure du numérique me tient à cœur.

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