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Comment avoir la tessiture d’une voix  ténor ?

De Philippe, publié le 16/06/2017 Blog > Musique > Chant > Travailler sa Voix pour Devenir Ténor

« Une belle voix de ténor, c’est comme le son d’une trompette étouffée par de la soie. »

Alec Guinness

Apprendre à chanter est un bon début : maintenant, il faut pouvoir mettre la main sur sa physiologie vocalique !

Sur un clavier de piano, plus une note est sur la gauche, plus elle est grave ; à l’inverse, plus elle sera à droite, et plus elle sera aiguë.

Les voix humaines peuvent reproduire des notes de musique : c’est le principe même de l’art de la chanson.

Haendel, Mozart, Gounod, Wagner, Donizetti, Purcell : autant de grands compositeurs qui mettent à contribution chez les choristes l’art du chant.

Mais avoir une belle voix pour interpréter un opéra comique n’est pas donné à tout le monde.

Si chaque individu peut aussi bien chanter un do qu’un ré ou un mi qu’un fa, sans oublier le sol, le la et le si, il ne pourra en revanche pas reproduire toutes les octaves qui existent sur de nombreux instruments de musique, tant leur ampleur est large.

C’est pour cette raison que les voix sont classées par registre ou tessiture, en fonction du caractère plus ou moins aigu ou grave des octaves embrassées par l’organe.

En la matière, le mot ténor concerne les mâles. Il s’agit de la voix d’homme la plus aiguë de la musique vocale classique – sauf pour le baroque qui visite le répertoire des anciens castrats.

Tenor est un type de voix classique de chant masculin dont la gamme vocale se situe entre les types de voix du contre-tenseur et du baryton. La gamme vocale du ténor est l’une des plus élevés des types de voix masculins.

Parmi les voix de femmes, on parlerait volontiers de la soprano ou mezzo-soprano comme étant le pendant féminin du ténor chez les hommes.

Intensité, hauteur, rythmique et timbre sont les quatre saisons (ah ! Vivaldi !) de toute voix.

Regardons plus précisément ce qu’est un ténor, comment savoir si on l’est et les meilleures façons d’exercer une telle voix pour progresser sans la mettre en péril.

Nous tâcherons de rester le plus académique et réaliste possible, car il ne s’agit pas ici de changer de voix juste pour le plaisir, mais seulement pour l’honneur de la musique !

Albane-aurore

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Qu’est-ce qu’un chanteur ténor ?

D’un point de vue strictement sonore, le ténor (on a par le passé pu parler de « haute-contre » ou « taille ») se situe entre le basse et l’alto, mais marque le haut de la pyramide masculine « normale ».

En effet, le ténor reste majoritairement une voix de poitrine, notamment grâce à la musique romantique et aux opéras du XIXe siècle, alors que les contreténors (plus aigus) appartiennent au champ de la voix de tête.

Dans le chant lyrique, la plupart des mélodies d’homme reposent sur lui, comme chez Giuseppe Verdi (Rigoletto en est un modèle par excellence).

En profitant de dons naturels, l’orientation technique vers une voix de ténor – s’il n’y a pas de contre-indication – peut se faire au moment de l’adolescence et de la jeunesse, à condition d’avoir l’oreille musicale.

Dans la catégorie de type vocal de ténor, se trouvent sept sous-catégories généralement reconnues: leggero tenor, ténor lyrique, spore ténor, tenor dramatique, holdentenor, Mozart tenor et tenor buffo ou spieltenor. Il existe un chevauchement considérable entre les différentes catégories de rôle et de type vocal. Certains ténoristes ont commencé avec des voix lyriques mais ont transformé avec le temps en spinto ou même des ténors dramatiques.

De fait, il est plus facile de glisser de l’aigu vers le grave, de la tête vers la poitrine. On peut alors parler de véritable « mutation » ou « mue ».

Qui chante rauque dans un chœur doit faire en sorte que sa cage thoracique puisse émettre une phonation d'une meilleure justesse pour articuler la glotte. Voix de fausset ? | Si vous avez du mal à chanter juste ou avec aisance ces notes, n’allez pas plus loin : vous êtes plus probablement baryton basse, mais pas ténor ou contre-ténor

Le préalable à toute technique vocale de ce genre est bien sûr… de chanter parfaitement juste. Sinon, passez votre chemin et revenez plus tard, après quelques leçons de remise à niveau !

Le ténor se caractérise avant tout par une profonde détente, un appui dynamique du souffle et une respiration ventrale.

Ce sont ces trois pistes que votre voix devra creuser pour parvenir à vos fins. Avec ça, vous allez pouvoir débloquer dans le fond du voile du palais un genre de « sifflet » et découvrir de nouvelles sensations.

Aussi incongru que cela puisse paraître, recourir à un orthophoniste sera dans certains cas très opportun – même si un bon professeur particulier de chant est ce qu’il y a de mieux pour trouver sa voix en fonction de ses aspirations et de ses possibilités.

Bien entendu, la connaissance du solfège pour bien déchiffrer les partitions est incontournable.

De même, être pianiste, guitariste ou jouer d’un instrument (comme le saxophone, la contrebasse, le clavecin, la clarinette, le violoncelle ou le hautbois) est un plus pour savoir se mettre au diapason et se prémunir contre toute éventuelle fausse note.

Les ténors célèbres de l’histoire de la musique

L’apogée des ténors dans l’histoire du chant, acmé toujours en cours, a commencé dans la première moitié du XIXe siècle.

Le plus grand nom à retenir est sans doute celui du ténor parisien Gilbert-Louis Duprez qui a contribué à faire du ténor une voix de poitrine (le « contre-ut de poitrine »).

Il s’est notamment illustré dans Le Barbier de Séville à Paris, mais aussi avec Otello et Guillaume Tell en Italie.

Il annonce en cela le belcanto des Rossini et Bellini, mais ces éléments révolutionnaires sont également repris, en partie inconsciemment, par un vériste tel que Puccini.

La modulation des nodules est à la base de l'opéra français, mais aussi des Noces de Figaro, du Trouvère et de La Flûte enchantée – c'est beaucoup plus mélodique et wagnérien que la musique française à la Pagny. Le tenor Javier Camarena | Un récital ou un oratorio est un moment de plaisir où l’on entend l’agilité des chanteurs | source : Ksarmiento, commons.wikimedia.org

Ces quelques éléments historiques nous permettent d’emblée de bien comprendre comment se travaille une voix de ténor, chose que nous développerons plus longuement infra.

Plus récemment, certains ténors ont dominé l’univers des mélomanes, comme Luciano Pavarotti, qui a l’avantage d’être à la fois lyrique et lyrique léger.

Roberto Alagna semble être aujourd’hui son « fils musical », jouant sur le même tableau : grands rôles dans Rigoletto ou Der Freischütz, mais aussi capacité à réinterpréter avec brio des chants populaires et traditionnels.

Plácido Domingo est une autre pointure, de tessiture plus grave, tout à fait dans son élément pour endosser le rôle titre de don José (Carmen de Georges Bizet), de Calaf (Turandot de Giacomo Puccini) ou de Manrico (Il Trovatore).

Il ne sera pas évident d’imiter tout ce beau monde, ou encore Nathalie Dessay pour Mesdames !

Les différentes catégories de ténors

Si le ténor est déjà, en soi, une tessiture à part entière parmi d’autres (baryton, basse…), c’est en réalité une grande famille, admettant plusieurs déclinaisons.

Dans une chorale, la résonance et la diction de toute voyelle et des consonnes en chantant est l'essentiel de la polyphonie. Opéra national de Paris ou cabaret ? | Le chef d’orchestre à son pupitre veille sur la rythmique des motets | source : visualhunt.com

Par  convention, les musicologues distinguent communément cinq grands groupes de ténors, du plus aigu au plus grave :

  • le tenore di grazia, assez rare, avec un ambitus do2-ré4 (voire fa4, à titre exceptionnel, comme dans le solo « Credeasi misera » de Bellini dans ses Puritains) ;
  • le ténor lyrique léger, avec une plus grande épaisseur ;
  • le ténor lyrique, proche du précédent mais avec plus de largeur (de do2 à dodièse4) – ces deux dernières catégories sont les plus polyvalentes et propices au succès dans les grands opéras du XIXe siècle ;
  • le lirico spinto, qui va vers le sombre, avec une tessiture plus courte ;
  • le ténor héroïque (ou dramatique), de tessiture do2-do4 voire si1-ladièse3 pour les meilleurs, très puissant et pouvant dépasser les 120 dB.

Si l’affiliation à chacun de ces courants dépend en grande partie de la nature et peut varier avec l’âge (une voix va volontiers vers le grave en vieillissant), des exercices répétés et des efforts continus peuvent aussi avoir leur influence.

Plus précisément, vous aurez remarqué que la simple puissance de la voix, en grande partie innée, vous dirigera vers telle ou telle sous-famille.

Des exercices musicaux pour travailler une voix de ténor

Le ténor partage avec n’importe quelle cantatrice des techniques vocales fondamentales. Dans ce domaine, il faut pouvoir compter sur un coach vocal digne de ce nom.

Sans un excellent professeur de chant, le vibrato serait vite démoralisant. Prendre des cours semble vocalement nécessaire avant de se projeter dans la virtuosité des sonorités.

Le coaching vocal, très physique, est là pour affiner jusqu’à la technique de chant la plus noble.

La première chose à travailler est l’attitude du corps : il ne faut pas laisser retomber son sternum au cours de vocalises, par exemple.

Un tel défaut peut être récupéré (après échauffement vocal) par le diaphragme et des exercices de respiration.

De même, le ténor doit lutter contre sa tendance naturelle à faire monter son larynx et à respirer avec le haut du poumon.

Pour une vraie voix de poitrine, il faut en effet mettre en avant une respiration abdominale. Bien respirer avec son thorax est d’ailleurs l’objet principal de plus d’un stage de chant.

Un joli timbre de voix, pour se déployer chez un soliste, a surtout besoin… de sérénité (nous y incluons la lutte contre le trac, la facilité à parler en public, la confiance en soi et le goût de l’improvisation).

Un bon cours de chant ne doit donc pas s’intéresser exclusivement aux cordes vocales : il doit se forcer à lutter contre l’extinction de voix par une relaxation harmonique.

La particularité du ténor, c’est la travail spécifique des aigus. Peu à peu, ceux-ci se dévoileront au fil du temps et de quelques exercices, et le virtuose de prendre conscience en parallèle de toute sa tessiture.

L’important est de ne pas brûler les étapes : pas (ou peu !) d’aigus tant que les médiums ne sont pas correctement maîtrisés. Une note posée en voix de tête doit ensuite l’être en voix de poitrine. La patience et la persévérance feront le reste !

Des exercices quotidiens sont requis pour ne pas stagner mais, au contraire, progresser physiologiquement, sous la direction d’un maître.

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