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Les raisons pour lesquelles l’arabe serait le plus beau langage de la planète

De Samuel, publié le 16/02/2017 Blog > Langues > Arabe > Pourquoi l’Arabe est-elle la Plus Belle Langue Du Monde ?

« Comment l’Homme peut-il résister à la beauté de cette langue, à sa logique et à son éblouissement unique ? Même les voisins des Arabes, eux-mêmes, dans les pays qu’ils ont conquis, sont tombés sous le charme de cette langue. », Sigrid Hunke (1913-1999) .

La beauté est une chose toute relative et subjective : le beau pour quelqu’un peut devenir l’affreux pour un(e) autre, et inversement.

La langue arabe, langue du Coran et de l’islam, ne déroge pas à la règle.

Tandis que certains sont allergiques aux phonèmes et aux graphèmes de l’idiome arabe qu’ils trouvent agressifs, d’autres au contraire, sont littéralement subjugués et fascinés par langue et culture arabes.

L’armature consonantique et fortement gutturale de la langue arabe attire, tant elle peut représenter un challenge d’expression orale, le défi d’un apprentissage complexe pour le néophyte possédant une autre langue maternelle.

En outre, la civilisation Arabe et sa langue sont porteurs de symboles et véhiculent un exotisme qui rappelle singulièrement les saveurs et les couleurs d’Orient, que seul apprendre l’arabe autorise une compréhension globale.

Comme pour la langue chinoise ou japonaise, les Arabes ont une architecture grammaticale et lexicale si vaste que même les plus érudits, universitaires et savants religieux, ne peuvent prétendre connaître tous les mots de vocabulaire arabe.

Car l’arabe classique est une langue aux racines sémitiques très anciennes, un arabe littéraire (par opposition au dialecte, l’arabe dialectal) vieux d’au moins 1500 ans : la première trace d’écriture arabe connue remonte en effet à l’an 512 de l’ère chrétienne, quand l’inscription de Zabad fut découverte en Syrie.

La civilisation arabo-musulmane a aussi longuement et durablement imprégné l’Europe, l’Afrique et l’Asie – et l’Amérique dans une moindre mesure – en traversant les siècles, par la richesse de ses arts et de ses sciences, de ses connaissances.

Apprendre à parler arabe serait donc – outre la vertu d’accroître sa formation linguistique – parler la plus belle, sinon l’une des plus belles des langues étrangères.

Dans cet article, Superprof vous dit pourquoi.

L’arabe est une langue poétique

Avant l’islam, les Arabes étaient déjà de grands amateurs de poésie.

Les philologues et les grammairiens des langues sémitiques (araméen, arabe, hébreu) ont mis en lumière une production littéraire époustouflante de la civilisation islamique.

La poésie arabe des Berbères peuplant les pays du Maghreb, l’Égypte et la péninsule arabique avaient développé une culture de la littérature orale très poussée. On appelle « Moallakât » les textes poétiques les plus anciens.

La nature, source d'inspiration de nombreux auteurs arabo-musulmans. Depuis le 6ème siècle, les arabophones usent de la poésie arabe pour valoriser leur culture. Vu leurs paysages, on les comprend !

Tous les ans, des foires étaient organisées où les poètes récitaient leurs poèmes et les meilleurs étaient affichés à la Kaaba, la maison sainte de La Mecque. Les poésies élues les meilleures devenaient donc des œuvres sacrées, objets de culte religieux.

Apprendre la langue arabe avec son professeur particulier, c’est découvrir les genres poétiques arabes et les courants de littérature arabe (en arabe, littérature se dit « adab »), du Moyen-Âge à la période contemporaine.

Comme pour les artistes occidentaux, l’écriture est un outil pour exprimer des sentiments, transmettre son besoin de créer, de valoriser sa culture, sa religion, sa philosophie et vivre son amour pour les mots.

Il est impossible de faire une recension complète de tous les genres et les poètes Arabes ayant écrit depuis le Moyen-Âge.

Notons quatre courants principaux de poésie arabe, où style descriptif et lyrique s’entremêlent régulièrement :

  • El-fakhr, louange de sa tribu et de soi-même,
  • El-medih, louange des autres,
  • El-Hidja, la satire,
  • En-naçib, le genre érotique.

La poésie arabe permet de jongler avec les mots du vocabulaire arabe.

L’amour, la sexualité, la nature, la médecine, le sacré, la famille, l’amitié, la nostalgie, la mort, mythologie, guerres et civilisations, etc., sont autant de sujets traités par de nombreux auteurs Arabes, et qui permettent d’apprendre langue et culture arabe.

L’arabe est une langue littéraire à découvrir

Qui ne connaît pas aujourd’hui Avicenne (980-1037) et Averroès (1126-1198) ?

Les héritages laissés par les savants de la péninsule arabique jusqu'au Maghreb sont inouïes. Médecine, agriculture, philosophie, droit…Les connaissances dont l’Europe a hérité des élites du Monde Arabe sont incommensurables. Ibn Hazm était l’un d’entre-eux.

C’est entre les 8ème et 13ème siècles que se développent la philosophie arabe et les genres littéraires.

Roman chevaleresque, protection du faible, respect de la parole donnée, mépris pour la félonie, exaltation du sacré et dévouement religieux constituent les thèmes majeurs de la littérature féodale arabe.

A la littérature populaire, s’oppose « l’adab », un courant prosaïque ni religieux, ni philosophique qui englobe les fables, les proverbes, les encyclopédies, les épîtres, les ouvrages généalogiques, historiques et géographiques et la maqâma.

A l’époque, les savants de l’élite intellectuelle aiment se regrouper pour se livrer à des joutes oratoires, user de rhétorique et montrer leur érudition.

Ce furent aussi les siècles où les auteurs publièrent de nombreux ouvrages sur les mathématiques, la physique, la médecine, l’histoire, la géographie, la philosophie, l’architecture arabe, des connaissances d’une civilisation très avancée, dont allaient plus tard s’inspirer les intellectuels européens.

L’écriture de la langue arabe est artistique

L’idiome du Monde Arabo-musulman est parfois considéré comme le plus beau de toutes les langues écrites.

En effet, sa calligraphie est vue comme un art à part entière au même titre que le dessin ou la peinture, et serait le plus élevé des arts arabes.

A Jérusalem, on pourra tenter de reproduire les ornements calligraphiques de la mosquée... Que l’on soit croyant ou non, il faut quand-même reconnaître les talents artistiques de la religion musulmane…

Apprendre l’écriture arabe pour un locuteur non arabophone est un exercice artistique. On dessine des caractères, des lettres avec des formes très arrondies, des boucles, des traits nécessitant une attention toute particulière pour bien les reproduire.

Mais la calligraphie se compare plus de l’enluminure que de l’écriture : elle s’est développée par le passée pour orner les documents religieux.

Pour écrire la langue du Coran d’une belle manière en calculant l’emplacement et la taille des caractères arabes et en ajoutant des ornements lettres et aux mots arabes – la définition même de la calligraphie -, il faudra certainement prendre des cours de langue.

Des doutes subsistent sur la beauté de l’écriture arabe ?

Chercher des images de calligraphie arabe dans Google permet d’emblée de s’apercevoir que certaines écritures relèvent de l’art graphique.

L’on trouve des motifs figuratifs, des animaux dessinés avec des lettres arabes ou bien des ornements de multiples couleurs.

Reproduire ces créations nécessiterait un talent de graphiste ou de dessinateur !

Avec des ambitions plus modestes, l’apprenant pourra d’abord apprendre l’alphabet arabe et commencer à écrire en arabe.

L’écriture de cet idiome s’opère de droite à gauche depuis toujours. En cours d’initiation, l’on commencera par répéter les lettres de l’alphabet arabe pour les mémoriser.

L’alphabet arabe comporte vingt-sept lettres dont la hamza. A priori, il n’y en a pas tant à réviser, mais ce n’est pas tout.

Les choses se corsent pour chaque lettre car chacune d’entre-elle a une forme en arabesque spécifique à la place qu’elle occupe dans le mot.

Il y a donc quatre façons différentes d’écrire chaque caractère :

  • Une forme isolée qui ne change jamais,
  • Une forme initiale, la prremière syllabe du mot,
  • Une forme médiane au milieu du mot,
  • Une forme finale pour ponctuer le mot.

En tout, l’élève aura donc 112 caractères de lettres arabes à mémoriser ! Mais en s’entraînant, l’on assimile assez vite les signes, ce n’est pas sorcier !

Lorsque je prenais des cours d’arabe à l’université, je me souviens que cette partie de l’apprentissage de l’arabe est perturbant car l’on connaît à peine les lettres, dans une direction inhabituelle d’écriture et l’on ne sait pas encore calculer l’angle et la taille des signes reproduits.

Or en quelques heures de cours, je parvenais à lire la presse – donc à reconnaître chaque forme de lettre selon leur position dans le mot – et à écrire des phrases simples en liant les lettres entres elles !

L’arabe est une langue d’une grande richesse linguistique

L’idiome arabe comporte une infinité de circonlocutions pour exprimer la même idée et une quantité incroyable de mots de vocabulaire.

Trouver les adjectifs avec les bases verbales dans la langue d'Ismaël est rapide. Dans l’arabe égyptien, « kataba » est l’infinitif du mot « écrire ». Kitab signifie « livre » et katib, « écrivain ». Facile la grammaire arabe, n’est-ce pas ?

Apprendre à parler arabe revient ainsi à étudier les richesses de l’histoire de la civilisation islamique.

Les peuples du Monde Arabe ont loisir à afficher avec fierté qu’ils disposent d’un vocabulaire arabe de 60 000 mots. Ce serait le double, rien que ça, des mots employés en langue française dans le vocabulaire courant.

Selon Ernest Renan (1823-1892), écrivain, philologue, philosophe et historien Français, il existerait :

  • 80 mots arabes pour désigner le miel,
  • 200 pour dire le serpent,
  • 500 pour le lion,
  • 1000 pour le chameau et l’épée,
  • 4400 pour évoquer le malheur.

Imaginez la taille d’un dictionnaire arabe !

A cela, s’ajoute le fait que les noms et les adjectifs sont quasiment toujours issus de la racine des verbes :

  • Prendre par exemple la racine sémitique d-r-s (دَرَسَ), « dirasa », qui signifie « étudier »,
  • Par dérivation, l’on obtient l’adjectif « madrasa » (مَدْرَسة), qui signifie « école »,
  • Le mot français « écoles » s’écrira « madrasat » (مدرسات).

Il y aurait en langue arabe 6000 racines de verbes composées de trois consonnes. Pour former les mots, il faut ensuite compléter les racines par des lettres dites serviles, soit en doublant les radicales.

Ainsi, une même racine donne des verbes, des substantifs, des adjectifs, des adverbes, et des mots dérivés de toute sorte.

Et comment conjuguer les verbes alors ?

En arabe, l’on compte dix-sept conjugaisons, dont treize pour les verbes réguliers.

D’accord, la langue arabe est la plus belle du monde. Mais concrètement, où et comment apprendre l’arabe réellement ?

En allant de suite à l’Institut de Monde Arabe, à l’INALCO ou vers la plateforme Superprof.fr pour trouver un professeur particulier !

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